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mardi 14 avril 2009

Ca s'en va...



... et ça revient

mardi 28 octobre 2008

Audiomelview de Vaquette, Konstroy 26 octobre 2008

Une audiomelview, c'est quoi encore cette connerie ? Et bien c'est un nouveau concept à moi. C'est un peu comme une interview de fanzine, mais à la radio.
Je m'essplique.

Cela se passe en deux étapes ; j'envoie les questions à la victime par mail, et cette dernière enregistre les réponses. Il ne reste plus qu'à se pointer à la radio, lire les questions en direct, et balancer les réponses. Inconvénients : on perd en réactivité, en dynamisme. Avantages : pas besoin de la présence physique de l'interviewé, rapidité à mettre en place.

La première victime consentante du truc n'est autre que le Sieur Tristan-Edern Vaquette; vicompte de Gribeauval et prince du bon goût, autrement appelé l'IndispensablE. Je lui ai envoyé les question le jeudi après-midi, il m'a mis à disposition ses réponses le dimanche matin, jour de l'émission... pour certains qui ont déjà tenté de l'interviewer, ils sauront que cela s'apparente à un véritable record. Qu'il en soit ici mille fois remercié !!

Ci-dessous, l'audiomelview, avec son explication, ses bafouillements, ses "heuuu" et se "hum" (j'ai un peu oublié les fondamentaux du passage en radio).


jeudi 11 septembre 2008

[cinémaaa] Navet à la crème

Inju

Barbet Schroeder a voulu créer un nouveau Keyser Söze, "Shundei Oe".
Le scénario est nullisme et les dialogues sont à chier.
Certains parlent de "réussite magnifique". Je vous avoue que moi j'hésite.


Braquage à l'anglaise

Dès les premières images du film tu sais que tu vas passer un bon moment. La gueule de Jason Statham suffit à nous replonger illico dans les bandes Guy Ritchie... et c'est parti pour 1h40 en compagnie d'une bande de bras cassés qui tiennent enfin le gros coup de leur vie, d'un leader black vereux, de lords anglais pervers, de flics ripoux, et d'un pornographe corrupteur. Le scénar pourtant basé sur des faits réels  est assez improbable, mais putain que ça fait du bien!

lundi 1 septembre 2008

Gorki libéré..

Dans un billet précédent je transmettais un communiqué dénonçant l'emprisonnement de Gorki Aguila, des punkers de Porna Para Ricardo. Ci dessous vous trouverez un article du Monde relatant sa libération, suivi d'une interview qu'il a donné au magazine "Reforma" et traduite dans Courier International.

A l'issue de son procès à La Havane, le punk cubain Gorki Aguila réaffirme sa "haine contre cette dictature"



Le musicien cubain Gorki Aguila, leader du groupe de rock punk Porno Para Ricardo, a été relâché par un tribunal de La Havane, vendredi 29 août, après quatre jours de détention. La cour lui a imposé une amende de 600 pesos (20 euros).

Lire la suite

[cinémaaa] The dark knight (le dernier batman quoi...)


Réflexion numéro 1 : Je croyais que Mickael Caine était mort, et je trouvais que son remplaçant l'imitait pas trop mal.

Réflexion numéro 2 : L'Ipod prochaine génération  va déchirer. Si tu  laisse dans la loge du concierge, quand tu t'appelles tu fais sauter les plombs de l'immeuble. C'est pas très très utile, mais on peut faire des blagues super rigolotes.

Réflexion numéro 3 : Les traducteurs ils sont moyen cool. Lors du face à face final entre Batman (justicier masqué) et Harvey Dent (justicier pas masqué), alors que la tension est à son comble, la gravité du moment est presque palpable.. Batman dit à Harvey : "La ville a besoin de toi. Tu es le meilleur d'entre nous". Eclat de rire.


vendredi 29 août 2008

[communiqué] Liberté immédiate pour Gorki Águila, membre fondateur et vocaliste du groupe punk cubain Porno para Ricardo, arrêté (une fois de plus) à son domicile.

Au matin du lundi 25 août Gorki Águila, membre fondateur et vocaliste du groupe punk cubain Porno para Ricardo, a été arrêté (une fois de plus) à son domicile.

Les hostilités de la part de l’État cubain contre Gorki et les autres membres de Porno para Ricardo ont été une constante depuis les premiers moments de la vie publique de ce collectif. Déjà depuis le mois d’avril de cette année, nous avons fait un appel a la “Solidarité urgente avec les jeunes contestataires et le mouvement anarko-punk à Cuba”, en centrant notre attention sur le harcèlement permanent de la part des autorités cubaines castristes contre le groupe Porno para Ricardo et, en particulier, contre Gorki Águila. Nous réclamions aussi, des “hommes et femmes du monde aimant la liberté, la plus vive solidarité avec la scène contestataire et contre-culturelle cubaine”, et nous nous solidarisions avec la campagne des animateurs du projet Cuba underground en défense de l’intégrité physique des intégrants de Porno para Ricardo, ainsi que de leurs familles, amis et camarades”.

Aujourd’hui, nous réaffirmons notre inconditionnel appui à tous les jeunes antiautoritaires qui, au quotidien, souffrent l’oppression et l’exploitation de la dictature nationaliste bourgeoises qui depuis un demi-siècle gouverne de manière totalitaire à Cuba, et nous initions la campagne internationale pour la libération immédiate de Gorki Águila. Nous appelons à manifester devant les Ambassades et Consulats de Cuba exigeant sa libération et l’arrêt de l’actuelle chasse aux sorcières contre les jeunes contestataires et le mouvement anarko-punk et antiautoritaire dans l’Ile de Cuba.

Nous espérons que cet appel ait l’écho qu’il mérite au sein du mouvement punk et anarchiste international.


Pour une Cuba libre et libertaire!
Pour l’Anarchie!

Mouvement Libertaire Cubain (MLC), le 26 août 2008. Pour contact: movimientolibertariocubano@gmail.com

http://www.mlc.acultura.org.ve/

www.pornopararicardo.com

Edit du 30/08/08 - Interview donnée au journal Reforma, parue dans courrier international..

Fondé en 1998, Porno para Ricardo a été relégué à la clandestinité pour anticastrisme affiché. "Si tu partages mon secret bien caché, je te dirai que je conspire contre lui / Et nous sommes des millions à demander à Dieu qu'il arrête enfin de faire battre son cœur / Car sa vie est une douleur disséminée / Plus vite il mourra mieux ça vaudra. / Ces années de faim et d'ombre / Portent toutes ton nom, Fidel", dit l'une des chansons du groupe. Entretien.

Pourquoi avoir choisi la confrontation directe ?
Gorki Luís Aguila
La manière indirecte est une arme classique contre de nombreuses tyrannies. Les artistes ont tendance à suggérer et à métaphoriser quand ils veulent faire une œuvre contestataire. Il y en a même qui disent que c'est la seule manière pour les artistes de lutter contre un tel régime. Ce qui revient à dire que la manière directe n'a pas la poésie de l'art véritable, qu'en somme ce n'est pas de l'art, malgré les risques que l'on prend. Je peux tout à fait écrire des chansons "indirectes", plus poétiques, mais dans celles où j'exprime mon désaccord avec le régime et ses représentants, j'ai toujours préféré leur cracher la vérité au visage, ça me paraît plus amusant.

Que pensez-vous de "Che" Guevara ?
C'est un assassin.

Que représente pour vous la révolution cubaine ?
Une véritable escroquerie.

Vous admirez quelqu'un, un musicien, un écrivain, un guérillero ?
Comme musicien, j'admire beaucoup Alicia Alonso [danseuse et chorégraphe cubaine], comme écrivain, Juan Formell [bassiste du groupe Los Van Van] et comme guérillero George W. Bush.

Au Mexique, les groupes de rock, de punk ou de métal critiquent le capitalisme, certains se présentent comme des héritiers de "Che" Guevara ou de la révolution cubaine, mais vous, vous faites tout le contraire. Pourquoi ?
Le capitalisme est terriblement critiquable, tout comme le communisme et le socialisme. Ce qui est triste, c'est de confondre et de prôner comme solution de rechange le contraire de ce que l'on critique. Pour moi, défendre mes idées anticastristes ne signifie pas défendre implicitement le capitalisme. A mon avis, ces gamins qui défendent la révolution cubaine et le Che sont paumés et mal informés.

L'année prochaine, on célèbre le cinquantième anniversaire de la révolution cubaine. Quels sont les bienfaits et les méfaits que vous lui attribuez, avec le recul ?
Il faudrait que je lise plusieurs fois Granma [le quotidien officiel du régime] pour pouvoir répondre à cette question... Mais ça fait surtout une année de plus et un total de cinquante, cinquante longues années de décadence et de mensonges.

Vous considérez-vous comme les meneurs d'une contre-culture cubaine ?
Nous n'avons qu'un seul meneur dans notre culture et notre contre-culture, c'est le coma-andante ["coma ambulant", jeu de mots avec comandante, surnom donné à Fidel Castro depuis qu'il est malade]. Il serait assez immoral de priver le vieux de son autorité sur son lit de mort.
Propos recueillis par Jorge Ricardo
Reforma

samedi 23 août 2008

Les daubes du week-end : Wall-e et la Momie

Oui, oui ce billet paraît avec une petite semaine de retard, mais honnêtement, tout le monde s'en fout...

WALL-E

Que ce soit bien clair, Wall-e (prononcer ouali) est une daube intersidérale et l'unanimité louangeuse qu'il suscite est absolument incompréhensible.




Une fois la séance terminée, on se demande encore comment il est possible que Libé, Brazil, les Inrocks, Chroniqu'art.. soient tombés d'accord pour encenser un Disney. Bon okay, je ne suis pas adepte des dessins animés, et celui-là visiblement d'un point de vue graphique il déchire. Wall-e est tout mignon comme un chaton sur un blog de fille et sa copine ("eveuh") ressemble à un oeuf armé de lance-missile (mais sinon elle est cool).

Bon. Sans déconner. C'est long, c'est pénible, c'est prévisible (péniblement prévisible d'ailleurs) de bout en bout, et finalement complètement idiot.
En résumé, le monde (c'est à dire les gros américains, comme d'habitude) a tout pollué la planète. Mais vraiment tout. Et comme c'était plus vivable, ils sont partis dans l'espace à bord de gigantesques vaisseaux, en attendant que ça aille mieux. Pour que ça aille mieux ils ont crée Wall-E, un robot programmé pour faire des cubes avec les ordures. Sans rire. Y'a plus personne sur terre qu'un robot tout pourri (mais kro meugnon) qui fait des cubes avec les poubelles.
Dans l'Axiom (la ville de l'espace, avec les humains exilés depuis 700 ans), les américains sont toujours aussi gros mais ils ne savent même plus marcher parce qu'ils ne quittent plus leur fauteuil tout automatisé. Ne me demandez pas comment ils font pour se reproduire et faire caca, c'est un Disney, on y fait pas caca et les enfants naissent dans le potager. Quant tu les vois, tu te dis de suite que le film est financé par le ministère de la jeunesse et des sport. "Faites du sport, mangez des fruits et légumes", voilà en substance la morale du film. Et si d'autres messages se cachent derrière ces foutus pixels, il va falloir me dire lesquels. Des hommes qui abandonnent leur planète après l'avoir surpolluée, pour habiter un vaisseau spatial, bateau de croisière idyllique où ils pourront passer le reste de leur vie à rien glander tout en continuant de consommer, et se muter peu à peu en sacs de viande amorphe, auront subitement une prise de conscience collective grâce à un ramasse ordure et une plante verte. Supaire. Il n'y a pas de message, il n'y a rien. Le dessin animé ne fait que surfer sur la grande mode du moment, le fourre-tout ultime de la "pollution de la planète", sans savoir quoi en dire. A aucun moment il n'est suggéré, par exemple, d'arrêter d'acheter des merdouilles (comme des peluches Wall-e, des porte-clés Wall-e, des suppos Wall-e...).

Si vous avez manqué le début. C'est pas grave.

Bon, alors, Wall-E est un robot qui ramasse les ordures et en fait des cubes. Comme il marche à l'énergie solaire, il s'arrête jamais. Tous les matins il prend sa gamelle, il va bosser en amenant Spot, son animal de compagnie (un cafard), de temps à autre il garde un briquet, un rubis'cube, une cuillère, et le soir il rentre du boulot dans son hangar aménagé avec une télé et après avoir soigneusement rangé les objets qu'il a récolté, il regarde "hello dolly" sur son magnétoscope. Ouala. Vous l'avez deviné, Wall-E c'est Charlot avec des chenilles. Et quand débarque "Eve" (l'oeuf avec des diodes et des flingues), on aura droit à la sempiternelle séance de drague entre le monsieur maladroit (mais tout mignon) et la belle amazone.
Tout le reste du film est à l'avenant ; empilage de déjà-vu, litanie de clichés de scénario (et je ne parle pas des incohérences basiques ; une planète sans plante alors qu'il pleut et qu'il y'a du soleil, un vaisseau spatial qui tangue...). Tout dans ce film est horripilant.


LA MOMIE

On va faire vite. La première "Momie" était plutôt cool parce que c'était une parodie d'Indiana Jones. Le troisième volet se prend au sérieux et c'est nul. C'est pas drôle, c'est mal joué, le scénario est abracadabrantesque (et vas-y que je te fais sauter un temple tibétain, et que je te sauve les gentils grâce au renfort d'un troupeau de yéti, et que j'enfile les perles de genres -la vie éternelle, les gardiennes du secret, les zombies...). Un bon gros navet quoi...

mardi 19 août 2008

Les fatals flatteurs ont encores flatté !

Ce coup-ci c'est sur un forum de Libération, suite à un "Rebond" d'Alain Minc sur la crise géorgienne. Et c'est vraiment fendard !

"Alain Minc, victime des fatals flatteurs sur Libé.fr ?"

Petit florilège :
"Minc le lumineux
Il faudra bien s'interroger un jour sur l''étrange absence de reconnaissance dont souffre Alain Minc. Pourquoi les intellectuels et politiques français mettent de côté cet homme si peu conventionnel ?"

"Anne - Charlotte
Minc Sinclair
Pour les besoins de ma thèse consacrée aux novations intellectuelles d'Alain Minc, je recherche l'enregistrement vidéo du7/7 auquel il a participé le 30/3/1989. Qui peut m'aider?"

"Maria
Le grand penseur Français
Tous ses meilleurs livres ont été traduits en Slovaque et on doit les ré-éditer plusieurs fois. Mais c'est plus intéressant de lire en Français. Ancien maître du Monde je crois, bon journaliste."

"Monica de LA
Minc éruptif
Le cerveau d'Alain Minc est comme un volcan en sur-activité. Cet homme est un phénomène rare. A quand un film sur la vie d'Alain Minc?"

"Olivier
Un visionnaire
J'ai vu il y a un mois plusieurs livres d'Alain Minc dans la vitrine d'un libraire aux Iles Samoa. C'est l'écrivain Français le plus vendu ici."

"Peter
@Anne-Charlotte
L'émission 7/7 du 30/3/1989 est une émission-culte. Ma cousine Vanessa en dispose d'une copie. elle habite Versailles. Dis-moi si tu veux la rencontrer."

"Xuan Daong
Grosses ventes
Ici en Chine, je connais imprimeur qui vend tous livres de Alain Minc pas cher, gros succès, gros bénéfices. Livraison monde entier, containers bateau 20 pieds ou 40 pieds."

"norbert
Minc l'agitateur
Alain Minc est un laboratoire d'idées à lui tout seul. Aux Pays-Bas, il nous fait souvent penser à notre illustre Spinoza. On se demande parfois si ce n'est pas Spinoza qui a lu Minc."
Allez, un petit dernier pour la route.. collector !

"bernard
Le destin
Il semble qu'en France les grands intellectuels se prénomment Alain: Minc, Touraine, Duhamel, Finkielkraut."


Pour mémoire : l'aventure du groupe sardon "Les Fatals Flatteurs", c'est évidemment sur le site du Plan B :
"Régulièrement, le site du Nouvel Observateur invite des journalistes et des intellectuels à « débattre » avec des internautes au cours de « forums ». Le principe est simple : à partir d’un ordinateur, n’importe qui peut envoyer des questions à l’invité dont la date et l’heure de présence en direct sur le site sont indiquées à l’avance.
C’est terriblement ennuyeux.
Mais, depuis quelques semaines, les membres d’une brigade sardone baptisée « Les Fatals Flatteurs » ont insufflé un peu de vie dans cet hospice électronique. Leur tactique ? Poser les questions les plus bêtes et les plus serviles possible.
Le résultat est prodigieux : nul ne s’est aperçu de rien.

Est-ce que personne ne suit ces forums, ou paraît-il naturel aux invités du Nouvel Observateur de lécher leurs hôtes ?
Sans exclure ces hypothèses, Le Plan B avance une troisième explication : dans un milieu médiatico-intellectuel caractérisé par son infatuation, rares sont ceux qui résistent à la flatterie. Dites à un auteur que vous adorez ses livres, à un journaliste que ses articles vous ont ouvert les yeux, vous mènerez l’un et l’autre par le bout du nez. Faites-en des kilos, faites-en des tonnes : les ânes convaincus de leur génie n’imaginent pas qu’on puisse rire à leurs dépens.
"

jeudi 7 août 2008

Les Rives Sonores, samedi 2 août 2008 - Greedy Guts (ou pas), Sexypop, Slaene


Intro. Saturday night looze fever. Samedi souer on devait enterrer une larve célibataire en sursis qui va se transformer dans une semaine en charmant papillon avec une corde au cou. Un gersois basané parti faire fortune chez les sombreros pour le compte d'un gang de san diego (j'ai jamais bien compris s'il refourguait des machines à plier les tubes ou de la cocaïne) (mais il rigole toujours et il est jamais fatigué) et bien décidé à se faire pendre par chez nous. Le gringos devait ramener sa carcasse par le vol de 20H00, mais dans sa volonté touchante de s'intégrer aux coutumes locales, il a prolongé la sieste et à raté l'avion. Le con.
Enterrement déprogrammé, j'avais donc mon samedi de libre. Plutôt que d'aller affoler une fois de plus mon ethylotest intérieur, j'ai décidé de mettre à profit cette soirée pour augmenter mon capital culturel en assistant à l'une de ces soirées instructives qui fleurissent dans notre bon sud-ouest. Direction le forum ToLoozePunkers, ou j'apprends que dans le tarn y'a les Greedy Guts. Je suis pas fan de hardcore californien à casquette, mais ça ira pour ce soir.

Direction "les rives sonores" (à saint-jean de rives)(sonores). Dois-je encore faire l'affront à mon lecteur adoré de préciser que comme d'hab j'ai raté la moitié de la soirée? En même temps c'est pas comme si c'était pas fait exprès. C'est donc pendant Slaene que j'ai débaroulé sur site. Ambiance kermesse, pas besef de monde, la plupart en train de roupiller sur l'herbe. Mais les gens sont gentils, quand le chanteur leur a demandé de se lever et de s'approcher, ils l'ont fait. A la réflexion ce doit être un poil flippant de jouer devant un public allongé. En même temps on minimise les risques de pogos macho pogo bobos, certes. Y'a du concept là ; pour les prochains concerts anarcho-punk radicaux, il faudra leur soumettre l'idée d'une pelouse (bio) devant la scène, les mecs s'allongent ou s'assoient, et comme ça, no violence on da pit. A noter. Pour en revenir à Slaene. En fait c'est pas super simple de parler de ce type de groupe. Parce que bon, ils ont l'air sympa, joyeux, carrés, ils se donnent à fond, ils y croient. Mais putain que ça dégouline de banalités, de bons sentiments, de superficialité. Slaene, c'est de la fusion datée. Ca pouvait cartonner il y'a dix ans, ça rappelle le début des lofo, toute cette époque qui tentait de mélanger métal rap funk ; ça se laisse écouter sans véritable déplaisir mais ça s'oublie aussitôt les micros coupés. La musique est carrée, on voit bien que les zicos sont balèzes et qu'il y'a du boulot derrière, c'est typiquement le groupe à tremplin, celui qui n'en veut, qui a fait la une de rocksound, et qu'on va rapidement oublier parce qu'il n'y a rien à en retenir. Ah si, ce refrain magnifique, "Soyons vigilants, soyons méfihants (la y'a une couille au niveau du nombre de syllabes, ndr), pour les respect de nos ancêtres et celui de nos enfants". Oui voilà, respect. Et ça finit en kargolade, tout le monde sur scène.



Interlude guilleret. Sur le parking municipal, la jeunesse délinquante tarnaise écoute Billy Ze Kick à fond de burne. Ca fait un choc. Surtout quand c'est enchaîné avec le neuronalement dangereux "mets de l'huile". C'est des oufs dans le coin.

Enquillent les Sexypop. Encore une fois c'est pas exactement mon style de zic, mais un groupe qui s'est tapé la route depuis angers pour jouer devant cinquante pèlerins et cinq marmots (les pauvres gosses, ils savent même pas lire que déjà ils sont sourds) éparpillés dans un champs et qui jouent à donf, sans montrer une once de grosse tête, sympa avec l'orga (je ne sais pas ce qu'ils ont fait à bouffer, mais tout le monde a remercié quinze mille fois Rockcitarn), ça mérite au moins qu'on y jette une oreille. Et c'est moins pire que je pensais. A vrai dire, si le chanteur arrêtait cette insupportable voix mélo/émo, je dirais presque que c'est écoutable. Et je serais limite hypocrite, parce que sur scène c'est vraiment pas mal ; la base on va dire que c'est de la emo-power-pop (du hc melo en plus chiant), mais les cassages de rythmes (le batteur est vraiment balu), les changement de voix (mélo/hurlé) donnent un set bien énervé et pas monotone, contrairement à ce que j'avais imaginé. Je range donc ça du côté des bonnes surprises. Bon après si on cherche à creuser, évidemment on va trouver grand chose, pas même un site web (juste la merdespace habituelle qui leur sert de vitrine officielle), et une finition très mainstream , gros son, pas un poil qui dépasse, chant anglais et pas de messages entre les morceaux. C'est bien étudié, efficace, et suffisamment lisse pour entrer sans difficulté dans les oubliettes de l'histoire une fois que le groupe aura splitté.



 Intermède fôlatre. Sur cet inénarrable parking municipal, alors que je gribouillais quelques notes que je n'arriverai pas à relire, un teufeur speedé est venu me demander si j'avais pas un stylo. Difficile de répondre non. Grand seigneur, j'entame une nouvelle page et lui demande de me la balancer son infoline. Il me dégueule une suite de nombre avec au milieu un "x" (oui, la lettre "x", comme dans les films de q). Et ce "x" le laissait perplexe. Si bien qu'il m'a demandé une demi-douzaine de fois si ça existait sur un clavier de téléphone. Je lui ai suggéré autant de fois qu'il me posait la question que c'était peut-être la touche 9, mais je suis à peu près sûr que son cerveau n'a jamais réussi à faire le rapprochement, et quand il a fini par décarrer avec son bout de papelard dans les pognes (il a peut-être senti monter en moi cette sourde hésitation ; gauche ? droite? dans quelle narine allais-je lui planter mon stylo?), l'idée de taper 9 pour un "x" avait l'air de lui sembler toujours aussi saugrenue. D'ailleurs, à la réflexion, son X c'était probablement une astérisque. Mais alors, putain qu'est que j'en avais rien à battre.
Pendant ce temps, sur scène les Greedy Guts faisaient les balances. A minuit. Supaire.

Les Greedy Guts c'est plus ce que c'était. Aaaahh... bon je sais par avance que les Greedy Guts je vais pas trouver ça terrible, mais une petite rafale de hc californien bondissant, si ça fait pas du bien, ça peut pas faire de mal.  Et voilà donc le fameux chanteur chauve tout timide aux mimiques efféminées, le bassiste trappu, et.... heing ?!? Euh.. ça fait un bail que je les ai pas vu, mais dans ma mémoire le chanteur portait une casquette et sautait partout, le bassiste s'appelait Nathalie, et l'ensemble ne faisait pas de la somno-pop à la placebo. "Bonsoir, on est pas les Greedy Guts, ils n'ont pas pu venir, on est Spank".
Ah. Okay. Déjà le mec il est moins con que De Palmas, il a bien vu le doute en nous s'immiscer. Mais bon, comme dit le poète ; "quand ça casse les couilles, ça casse les couilles". J'ai tenu deux morceaux. Je ne sais pas qui du système neuronal ou névralgique aurait lâché en premier, mais comme je ne suis pas joueur par nature, j'ai préféré garder les deux en état de fonctionner, quitte à m'enfuir pendant le troisième titre sans connaître la réponse.



Rebelle un jour rebelle toujours. Au retour j'ai refusé le racket à 1 euro 30 que la noblesse locale impose aux gueux comme octroi à l'entrée de la ville ; j'ai paumé trois quarts d'heures à traverser des patelins aux consonances grolandaises.  Ce qui au prix de l'essence à dû s'avérer une opération vachement rentable.

dimanche 3 août 2008

Back to the past (90 ans pour être exact)


Un chouette billet aujourd'hui sur Agoravox : "Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux". L'auteur revient sur le texte adopté au parlement le 8 juillet dernier qui anéanti la durée légale du temps de travail.

"Pour mieux expliquer encore, nous passerons donc de 218 jours actuellement, dans la plupart des entreprises (ou 228 jours sans RTT) à 282 jours, ce qui revient à travailler tous les samedis et les jours fériés de l’année. C’est donc non seulement une abrogation des 35 heures, mais aussi une remise en cause des repos compensateurs et du paiement des jours d’astreinte qui est mise en place."

Mais une des parties du texte qui n'est pas la moins intéressante est le passage quasi pamphlétaire contre l'abrutissement médiatique auquel nous sommes soumis et ses idées reçues indécrottables qui pourrissent la grande majorité des cervelles et contre lesquelles il est très difficile de lutter...

"La société de conseil KPMG a précisément publié en juillet une étude dressant un portrait étonnant de la France. Pays le plus compétitif d’Europe, à deux pas des Etats-Unis malgré l’euro fort, première toute catégorie au niveau européen pour l’investissement industriel, la fabrication de logiciels, les services aux entreprises, troisième à l’échelle mondiale pour la Recherche et le Développement, et deuxième mondiale pour les essais cliniques et les mises en essai de produits. On est bien loin de l’image d’Epinal que Nicolas Sarkozy martèle à longueur de journée.

Plus encore, cette étude révèle que le coût du travail par employé en France est le moins cher en Europe (51,984 $ en moyenne, 84,826 $ charges comprises). Elle bénéficie d’une main-d’oeuvre correctement formée et d’une infrastructure de transports particulièrement développée. [...]

On veut absolument, de toute force, obliger tout le monde à travailler, quitte à accepter n’importe quel poste, sous peine d’être exclu une nouvelle fois du système. On stigmatise le chômeur et, de fait, on crée des travailleurs pauvres. Un indice parmi d’autres : nous sommes le pays qui connaît un des taux les plus forts des temps partiels imposés par les entreprises, créant trois millions d’emplois précaires.
[...]
Loin des idées reçues, on travaille durement en France. Plus d’un tiers de la population travaille plus de 40 heures. Nous avons la meilleure productivité par employé des pays de l’OCDE. Nous travaillons plus que nos voisins belges, danois, finlandais, allemands, irlandais, hollandais, norvégiens, suédois, suisses et anglais ! Il n’y a guère que les Espagnols, les Grecs, les Portugais et les pays de l’Est à travailler plus que nous, mais avec une rentabilité bien inférieure à la nôtre (source OCDE). [...]"

Le point de vue de l'auteur sur l'idéologie sous-jacente de la politique sarkozienne est tout aussi judicieux.

"Pour la droite au pouvoir actuellement, tout se résume à un rapport de force. On nique les syndicats, on nique les pauvres, on nique les institutions, ces cons de juges, de militaires ou de fonctionnaires qui ne comprennent rien à l’économie moderne. La vision de Sarkozy se limite au Reaganomics des années 80. A cette époque également, la mise en place d’allègements fiscaux pour les plus riches devaient créer les conditions de la croissance et la reprise des investissements. Au contraire, on a constaté un accroissement continuel de l’écart entre les riches et les pauvres aux Etats-Unis, tout comme en Angleterre. Vingt ans plus tard, les syndicats anglais ne se sont toujours pas remis du bras de fer qu’ils ont mené contre Thatcher.[...]"

Un texte à lire en entier même si la conclusion sur les référendum d'initiative populaire semble un poil optimiste...

samedi 2 août 2008

Du Val dans le pastis


Je vais pas jouer les commentateurs sportifs dans cette affaire, il ya suffisamment de bruit autour. Et puis j'ai déjà refourgué mes deux centimes sur un fil de discu du fofo dynabite, donc on va pas s'étendre. Si vous débarquez d'une autre galaxie, vous pouvez vous rattraper grâce à la compilation de l'indispensable Rezo, et si en plus vous sentez l'âme d'un pourfendeur de l'injustice injuste et de la calomnie calomnieuse, alors cette pétition est faite pour vous.

En fait, je voulais juste signaler qu'un site (Citizen Val), encore mentionné en lien à droite et surtout à gauche, a subitement fermé ses portes. On le retrouve en archive car yahoo qui n'est l'ami de personne, n'est pas non plus l'ami de Philippe Val.

jeudi 31 juillet 2008

Sarko facho (à 29%)

Dans un article pertinent (comme d'hab quoi), Acrimed analyse le compte-rendu d'un sondage publié par Le Parisien. "Le Parisien-Aujourd’hui en France publie les résultats d’un sondage de l’institut CSA (100 % Bolloré depuis le 10 juillet 2008) sur l’opinion des « Français » au sujet de la première année du quinquennat[...]Les choix opérés dans les résultats de l’ensemble de l’enquête comme les commentaires qui les accompagnent redoublent les effets d’orientation et de cadrage des questions : pas vraiment en défaveur du président..."

Je vous laisse découvrir l'analyse d'Acrimed, c'est toujours marrant de voir comment un sondage, non seulement par ses questions, mais aussi par la présentation qui est faite des résultats, tord la réalité. On est au coeur de la maipulation médiatique.

Mais ce qui attire l'oeil, tout de même, c'est cette partie de l'article:

"la seule tranche d’âge où le bilan présidentiel est jugé majoritairement positif est celle des 75 ans et plus (58 %) ; ou bien que 29 % des sympathisants du Front National et du MNR trouvent ce bilan “ très positif ” et seulement 11 % de ceux de l’UMP."


Y'a pas à dire, Sarkozy a vraiment déplacé l'échiquier politique à l'extrême droite, laissant un boulevard à droite pour le parti "socialiste". Les Valls, Dray et Royal ont un bel avenir...

lundi 21 juillet 2008

Dis, Lux B...

... comment tu fais pour boire autant de bière et jamais tomber en avant ?
- je me penche en arrière !


Et là pour le coup, Lux B, il s'est penché un peu trop. RIP cousin.

samedi 12 juillet 2008

[Extraits] No free lunch sur le Web 2.0! Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques

Une analyse fort instructive a été publiée par nos amis de l'UCL (oh ça va) : "Cet article vise à décomposer les principaux mécanismes économiques sur lesquels s’appuie le développement des réseaux sociaux et des sites contributifs du Web 2.0. La gratuité d’usage, érigée en norme sur Internet, nous y apparaîtra comme la composante partielle d’un système de tarification plus large".

On y apprendra ce que sont les biens de consommation "non-rivale" et "non-excluable", les "marchés mutlifaces", etc.. La première partie du document sur l'analyse de l'existant est vraiment passionnante. La seconde partie sur les problèmes moraux, éthiques, de droits d'auteurs, de propriété intellectuelle et compagnie est moins intéressante, en ce qui me concerne.

Voici quelques extraits qui mettent les choses au clair concernant une certaine population particulièrement stigmatisée (à juste titre, oh combien) sur ce blog.

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lundi 7 juillet 2008

The Diarrhée of the Dead

Le dernier film de Roméro est pénible. Il n'y a pas d' autres mots. Ca glose et c'est complètement à côté de la plaque ; va falloir qu'il arrête papi, il va finir comme Costa Gavras à réclamer qu'on régule internet à la mode pékinoise.
Déjà formellement, les cannibal holocaust's like, caméra au poing, ça commence à fatiguer les rétines. D'autant que les incohérences techniques ont tendance à me taper sur le système nerveux et me faire direct sortir d'un film (si d'aventure j'y étais entré). Pour Cloverfield, le mec filmait encore pire qu'un triso pochtronné, dans [Rec] on voyait le rembobinage, et dans Diary Of The Dead on aperçoit le voyant de batterie qui clignote. Si vous avez le voyant de batterie qui clignote sur vos films de vacances, hésitez pas à m'envoyer un fax. Passons. C'est nul mais c'est pas le pire. Le pire c'est que papi Roméro est tombé sur un des vidéo-gag planétaire (genre youtube), et qu'il en a déduit, eureka, que tout le monde était devenu journaliste. Youpi ! Alors il a décidé de faire un film de zombie pour annoncer sa fulgurance. Et allez, je prends ma révélation avec une pelle, je la coule dans une bétonnières de platitudes (on est tous des voyeurs qui préféront filmer plutôt que de porter assistance, tout ce qui n'est pas filmé n'existe pas,etc...), je dilue dans deux tonnes de verbiages et j'obtiens une heure trente d'imbécillitésen voix off et dialogues indigents.
Papi nous gratifie au passage d'un superbe long plan publicitaire pour le réseau social de News Corp, "Myspace.com" (et ouais...). Véridique. C'est le seul placement de produit que j'ai remarqué. Mais bon, celui-là je pouvais pas le louper, non pas parce que je suis un fervent anti-myspace, mais parce que le plan qui montre l'ordinateur portable affichant la page Myspace dure vraiment longtemps (et inutile de préciser que sur la page myspace du réalisateur il n'y pas l'ombre d'une bannière de pub ou d'un ad google.. la société de consommation c'est dans son deuxième film qu'il la dénonce Roméro, pas dans celui-là). Et qu'en plus d'être (inter)minable, la scène est accompagné d'un discours on ne peut plus positif, puisque c'est le seul moment du film où le cameraman fait changer d'avis sa copine, qui est aussi la voix off, et donc la porteuse du message moralisateur (la voix de la raison quoi), avec cet argument imparable (de mémoire, j'ai pas le script): "Nous avons eu 72638 clics en cinq minutes !! Grâce à Myspace Internet, les gens du monde entier savent comment on arrive à survivre !" Si ça c'est pas du spot de pub efficace, coco ! Cette séquence est quasimment un clip autonome tellement elle arrive comme un cheveu sur la soupe dans le contexte. Romero le "gaucho" en train de refourguer de la publicité en loucedé pour Ruppert Murdoch, chapeau l'artiste.
Roméro est un adversaire de la "vieille" institution socio-économique (le racisme, les grandes surfaces..), il est complètement à côté de la plaque avec le net. Et comme tout ce qu'on ne comprend pas inquiète et attire ; Romero est attiré et inquiété. Alors il raconte des conneries ; au milieu de l'apocalypse un obscur apprenti-réalisteur fout une vidéo sur myspace et cinq minutes après il a des dizaines de milliers de visites. Bien sûr, c'est évident ; en pleine guerre mondiale les internautes du monde entier vont surfer sur myspace. Peinards. Les mecs ont des mort-vivants dans le jardin mais ils vont surfer sur le net pour mater les vidéos des autres à l'autre bout de la planète... voila voila voila... De toutes façons ces délires techno-enthousiastes seront totalement pris à contre-pieds vingt minutes plus tard, quand la voix off nous clichètera un truc du genre : "avec internet on est tous des journalistes, on s'inonde de vidéos, il y en trop, tous les messages sont brouillés, au final tout ça n'est que du bruit"... gnagnagna.. Evidemment si tu confonds Youtube et CBS, tu risques d'être un peu perdu au niveau information, mais était-ce nécessaire d'en faire un film?

Bref, Diary Of The Dead c'est un Cannibal Holocaust qui dénonce vidéo gag. Pénible, je vous disais...

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