Ayant sous la main un fort bel ouvrage intitulé "Les brigades Internationales - Images retrouvées" (de Michel Lefebvre et Rémi Skoutelsky, au Seuil), je me suis dit que j'allais bien trouver une trace de l'écrivain (pas con abFab)... effectivement il ya bien une photo d'Orwell.. enfin, disons une photo avec Orwell dessus. "Page de droite, entouré d'un cercle, sur une photo d'Agusti Centelles, l'écrivain anglais George Orwell"... il s'agit de la photo qui apparaît comme par magie (ou comme avec une balise <a href="">, c'est comme on veut) si on clique sur la tête (cerclée, donc) d'Orwell, au début de ce texte. Comme le précise Istria, "son allure un peu guindée et sa silhouette de grand échalas [...] le font apparaître comme une excentrique aux yeux de ses camarades plus francs du collier".

Dans le bouquin, on trouve le portrait d'un autre écrivain non moins célèbre, Ernest Hemingway. Pour le coup le portrait est un poil moins flatteur.

"A la fin 1936, la North American Newspaper Alliance propose à Hemingway, sympathisant de la cause républicaine, d'effectuer un reportage sur la guerre civile. Déjà réputé comme écrivain, chasseur et aficionado, c'est pour lui l'occasion d'ajouter la corde reporter de guerre à son arc. Capa le rencontre [...] Il réalise de nombreux clichés de l'écrivain, à l'occasion d'un reportage sur la bataille de Teruel : on le voit ainsi aider un soldat républicain à recharger son fusil [c'est la photo à droite, nda], ou interviewer un brigadiste. Hemingway se vantera abusivement d'avoir participé directement aux combats[...]"


Pour en revenir à Orwell
, son livre "Hommage à la Catalogne" à inspiré un de mes films préférés, "Land and freedom" de Ken Loach (j'avoue à ma grande honte mon tempérament de gonzesse, la scène finale m'a toujours fait et me fait toujours chialer), qui, s'il fût âprement discuté à sa sortie (ah la la.. le POUM, parti marxiste, aurait il pu mener de telles assemblées générales lors de la fameuse scène de la ré-appropriation des terres?) reste un chef d'oeuvre somme toute unanime (et oh combien éclairant) et c'est très bien.

Anatole Istria débute son article ainsi : "Lorsque Goerge Orwell débarque à Barcelone en décembre 1936, il croit encore y sentir la liesse révolutionnaire qui a enflammé la capitale catalane durant l'été. Depuis que le peuple en armes a jugulé le coup d'état militaire du 18 juillet, une multitude de comités ouvriers se sont substitués à l'Etat en déliquescence".
Un peuple en arme, c'est aussi le titre d'un morceau de bravoure ("1936 - Un pueblo en armas") de Sin Dios, dont on trouve le clip sur le skeud "Ingobernables". Et aussi ci-dessous si vous avez le bon plugin...



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