Encore un grand nom oublié de l'histoire de punk rock hexagonal. Il fût pourtant le premier véritable bérurier, porteur d'espoir de toute une jeunesse... On retrouve ce one-man-band à la fin d'un concert à Mexico (early eighties), dans la toute première version de "salut à toi". Attention ça déchire.
Le premier qui trouve le nom du groupe gagne que dalle et toute mon estime (ou pas).
Par abFab,
dimanche 17 décembre 2006 à 23:26 ::painke
Le post précédent m'a
remémoré une petite anecdote ma foi fort
croustillante dont je ne résiste pas à l'envie de
vous narrer. C'était en juillet, et cela se passait, oh
coïncidence, à Cambrai. Je vous ai
déjà conté cette soirée oh
combien mémorable qui, sous le parrainage d'une association
de prévention de l'alcool, vit se succéder une
demi-huitaine (j'étais parti pour "demi-douzaine" mais en
fait ils étaient que quatre alors...) de groupes dont
l'abstinence alcoolique n'est pas exactement la
caractéristique prédominante.
Par abFab,
jeudi 14 décembre 2006 à 23:23 ::painke
Fontaine c'est
un patelin de la banlieue de Cambrai. Le grand ch'nord quoi, le genre
d'endroit où tu t'attends à trouver des ours
polaire au coin de la rue mais en fait non. Ils doivent pas aimer la
bière (pas comme Fabien Betiz qui en tenait une bonne
à la fin des hostilités :o)). "Sur la place de la
mairie hi heu, qu'on a changé en maternelle"... ya
effectivement plein de gosses qu'on retrouvera en partie aux concerts,
c'était assez marquant la jeunesse du public d'ailleurs. Ya
de la relève, ça fait plaiz. Je demande mon
chemin ("oh zyva, c'est où kilé le cerkon keupon
de soir-ce? - c'est juste là m'sieur") et je trouve
la salle des fêtes (c'est une belle victoire) (ah ah). J'y
trouve Nico
et Fabien Betiz, Seb VS qui se lance dans le documentaire
animalier, venu filmer les Bécasses... et les Brigitte Bop
en train (tchou tchou) de jouer à
la pétanque.
Alors là il me faut faire une digression des plus
pertinentes quant à la pratique bopesque (et scandaleuse) de
ce merveilleux sport (car c'en est un) (oui madame). La
pétanque se joue soit en
tête-à-tête (3 boules chacun), soit en
doublette (3 boules chacun), soit en triplette (2 boules chacun), soit
au bistrot (ricard pour tout le monde). Les BB joue en doublette avec 2 boules chacun
(!!!) (oui vous avez bien lu, je vous l'avais bien dit, c'est
bien scandaleux, c'est du n'importe quoi, c'est immoral, et en plus ils
font ça en public, ya peut-être des mineurs qui
les regardent -ils sont pas tous dans les terrils) (je vais me plaindre
à la ffpjp).
Une fois remis de ce choc émotionnel (en doublette avec deux
boules dans les mains, nan mais ho !) (*), je dégaine mon
engin. (**). Un apneu qui non seulement prend des photos mais aussi
filme. Bon là il fait noir, alors ça donne rien
du tout, mais déjà, dans cet embryon de cyber
pelloche que j'ai vite balancé à la corbeille on
devine qu'il ya un grand cinéaste qui sommeille en moi.
Profondément. Mais rassurez-vous, amateurs d'images qui
sautent, de plans flous, de contre-jour pupillicides, et de traveling
nauséeux, je n'attendrai pas le réveil du godard
intérieur pour vous faire part de quelques bribes de rushes
en ce lieu. Zavez qu'à aller directos à la fin de
l'article, si tout s'est bien passé doit y'avoir de la
ouidéo. Quant aux photos, car oui puisque l'appareil prend
aussi des photos, j'en ai. Je les ai cyber-fourrées dans un
lieu approprié déjà
cité dans une précédente
chronique. Ouala. Et oui, bien que Cambrai ne soit pas exactement en
position de force pour revendiquer un rattachement
provençal, les locaux de l'étape, j'ai
nommé les M26.7 sont venus jouer les arlésiennes
de mon photoblog et de mes clips vidéos. J'avions pas
calculé à quel point ça pouvait
bouffer de l'électron un appareil photo. C'est pas que je
vous fasse le coup de la panne. Mais si.
Les
Bécasses. C'est
pas tout ça,
mais ya les Bécasses
qui commencent. C'est gentil, ça bouge pas beaucoup, c'est
pas très causant, c'est de la pop.
Chépa?
Là, avec Chépa?, on change un tantinet
de registre. J'avoue que leur punk hardcore un poil métal,
bien gueulé, bien foutu, bien bourrin mais pas monotone, m'a
carrément scotché. En regrettant toutefois que le
chanteur, un grand et gros nounours tout rébou, soit tout
mou sur scène, parce qu'avec un kangourou ce groupe serait
une tuerie. Après faut bémoler dans les
chaumières ; leur album "à l'arrache" contient,
outre des morceaux tout à fait honorablement
enragés voire un brin noirs et
désespérés, une reprise des plus
enthousiaste de "Salope
va laver ton cul", qui ne manquera pas de laisser perplexe
même les moins grognons d'entre nous. J'ignorais l'existence
de cette reprise lorsque j'étais à Fontaine, mais
a posteriori je comprends mieux la remarque
de Bastos qui parlait de "la reprise de Chepa d'un
goût
douteux". Bref...
Brigitte Bop.
C'était pas la plus grande forme pour les BB, de l'aveu
même des membres du groupes. Moi perso j'ai pas bien fait
gaffe, je cramais mes dernières ressources
électriques canardant et pellochant à tout va.
Cela dit, c'est vrai qu'on les a connu un peu plus péchus
les orléannais. Mais faut pas exagérer
c'était pas prozac show non plus ! Un concert des BB,
ça reste quand même une grosse claque. Beaucoup de
titres du prochain album (qui doit commencer à prendre forme
maintenant)... mais je dois avouer qu'un peu plus de bons vieux tubes
ne ferait pas de mal à mes oreilles. Ah oui.. à
la fin ils font "Moi
demain", mais qu'est-ce que c'est que ce yahourt?? Si un
jour Bastos, tu passes par ici, ce serait cool de me dire ce que tu
chantes sur ce foutu morceau !!
M26.7.
C'est les héros de la soirée, ils jouent
à la maison, c'est le délire. Grosse
soirée karaoké, scène envahie sur la
reprise des Béru. J'ai plus de pile. Je pleure.
Et maintenant, les ouidéos... le player est toujours le
même.. mais multiple; normalement quand vous cliquer sur le bouton en bas à gauche du player vous pouvez choisir le morceaux à
écouter. Y'en a trois, un de chaque groupes sauf M26.7 (sans
déconnnnner..).
(*) vous aurez noté que je n'ai fait absolument AUCUN jeux
de mots vulgaire, pas une seule connotation d'ordre pornographique. Si
ça c'est pas le triomphe de la volonté...
(**) ah oui mais là on cause plus de pétanque.
Borat.
Chroniqu'art
a écrit : "Meet Borat Sagdiyev, journaliste
kazakhstanais, qui vous présente son patelin où
s'ébattent des pécors
consanguins, dégénérés et
imbibés de liqueur d'urine de jument
fermentée. L'ouverture de Borat est une sorte de visite
de zoo, où le touriste ahuri découvre les
mœurs locales : lâché annuel
de Juifs, concours de prostitution, tape sur l'épaule du
violeur
officiel du village, un mix de Moyen-Age et d'obscurantisme absolu qui
serait, à écouter le film, le lot quotidien de ce
vaste pays d'Asie
centrale." C'est bien vu, c'est tout-à-fait
ça. Et d'ajouter "Sûr
qu'il se trouvera quelques abrutis pour prendre pour argent comptant
cette caricature folklorique[...]". Ouep,
présent. Borat, journaliste vedette de la
télévision kazakhe (ou kazakhstanaise, démerdez
vous), est envoyé aux states pour
étudier les moeurs locales. Le principe du film ; tu prends
un candide, Borat, donc, et tu le laches aux usa, et là
à travers son regard innocent tu dénonces grave
les travers des américains. Borat le journaliste kazakh
découvre les escalators, boit l'eau des chiottes, apporte son
caca à table, se fend la gueule au milieu d'un groupe
féministe à l'idée qu'une femme puisse
penser, jette de l'argent à des cloportes qu'il s'imagine
être des juifs transformés, piège un
député en lui offrant du gateau fait avec le lait du
sein de sa femme. Ah ah pouet pouet putain ce qu'elle morfle
l'amérique. Bah oui je sais, le film a
été récompensé au festival
grolandais, c'est d'ailleurs pour ça que j'y suis
allé en me disant "ça va être de
l'humour féroce, laisse tomber ton impression, c'est la
bande-annonce qu'est mal foutue..." Ben non. C'est naze. (oui ya trois
scènes qui atteignent l'objectif et font marrer, la bagarre
cul-nu, le rodéo texan et le co-voiturage avec les
étudiants rébous phallocrates) (putain moi je
serais les états-unis je crois que je me
relèverai pas). C'est tellement subversif envers les
stazunis que la Fox,
qui distribue le film, récolte 68 millions de
dollars au bout d'une semaine.
The
host. La par contre, la subversion est à peine
masquée, suinte de partout. Le film vient de
Corée, et bien que peu au fait des positionnements
geostratégiques locaux, j'ai comme dans l'idée
que les américains considère la Corée
du Sud comme un territoire colonisé.
Machiavélique, inconscient, inhumain, l'Empire en prend pour
son grade. Considerez que le monstre est une métaphore de
cet empire colonisateur, et la scène finale prend une saveur
toute particulière... Quant aux héros, ils sont
superbes. Une famille de bras cassés magnifiques (un
grand-père gérant d'une boutique de bouffe au
bord du fleuve, un père narcoleptique total à
l'ouest, une tante tireuse à l'arc trop lente pour
être championne, un oncle alcoolo "diplomé
chomeur" et irascible) qui vénère la petite
Hyun-seo. Qui va se faire rapter par le raptor de service. La famille
va partir à sa recherche. Franchement terrible à
tous points de vue (ça manque un poil de frisson et ya trop
de violons, mais c'est vraiment pour dire du mal), on se marre (au
premier et deuxième degré, ya des
scènes vraiment tordantes, des repliques qui fusent, un
chouette mélange tout ça), on flippe, on
cogite... bref, c'est du très bon.
Casino
Royale. James utilise un sony erickson(c), tapote sur un
sony vaio(c)(p) et porte une montre omega(tm). A part ça, le
dernier jambon est parfaitement comestible. Ici on troque le flegme
british pour une certaine idée de la classe
américaine. "Le
monde entier saura que tu es mort en me grattant les couilles".
"Si on buvait
moins d'apéro / On s'rait les rois du rock'n roll !"... Et entre deux
séances de cinoche je suis tombé
sur "Va
à lourdes", le dernier alboum des Oai
Star (avec des vrais morceaux de Massilia Sound System
dedans). C'est marrant, c'est le ragga-dub de Massilia qui percute un
peu tout les styles (de l'électro metal reggae au rock, en
passant par le punk ramonesque et le folk), alors au final c'est jamais
chiant. La greffe prend pas toujours de manière super
convaincante, mais la tchatche qui sert d'élément
de base fait passer toutes les potions de manière au moins
sympatoche. En revanche, l'objet vendu dans les bacs est un
véritable appel au téléchargement ; un
pauvre digipack, pas d'artwork, pas de livret.
Allez hop, comme le dit si bien pujadas ; "un morceau
d'actualité"....