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mardi 29 mai 2007

Amour (propre), viol, et curiosité de programmation...

"Chanson d'A" n'est pas une chanson d'amour, elle raconte l'histoire d'un viol festif.

"Chez les mecs c’que j’préfère
C’est leurs femmes et leurs soeurs
Pas trop vieilles pas trop jeunes
Juste à point comme il faut
En plein jour et sans lumière t’es en rouge
Tu me vois j’te repère t’accélères
Au coin d’une rue j’te rattrape
Tu t’debats et tu glisses
Fais attention de pas t’blesser
Ca s’rait dommage de t’abîmer
T’as mis ton beau chemisier en dentelle
Ta jupe courte et tes collants arrogants
Finalement tu t’abandonnes
Et tu comprends qu’tu n’s’ras plus nonne
Et tu te rends corps et âme
En criant en t’exaltant
Ta dernière volonté sera moi
Que tu veuilles que tu veuilles pas c’est comme ça
"


Ouais. Voilà. "Que tu veuilles que tu veuilles pas c’est comme ça". Une belle merde signée Doberman. On souhaite une bonne soirée à Cartouche et Los Très Puntos qui seront en concert avec eux, ce samedi 2 juin à Rennes.

lundi 28 mai 2007

Week-end "Les dAHUs font les Vosges" (part ouane, vendredi 20 avril 2007)

dahu - epinal - 20 avril 2007 fly dahu dans les vosgesLes vosges, comme dirait un ancien locataire de l'Elysée futur locataire de la santé, c'est loin mais c'est beau. Mais c'est loin. Six heures de routes dont deux pour faire soixante bornes ; les aventures constipato-automobiles de mon abFabia (qui fut dans une autre vie) rutilante dans les maladifs intestins de béton peri-banlieusards ne cesseront de m'étonner moi-même lorsque j'en viens à la narration d'icelles. Ya pas à dire, mais la grosse tache centrale ente Amiens et Orléans, c'est un véritable, un incommensurable, un gigantesque, un titanesque pot de merde goudronnée. Un interminable dépotoir de fumigènes à quatre roues qu'à certains moment de la journée seul un oeil avisé et suffisamment patient peut dire qu'ils avancent encore. Je le sais, j'en ai une de poubelle. Et en ce vendredi 20 avril, soit environ deux semaines avant l'investiture d'un nabot carriériste, féru de la matraque et lauréat multi-récidiviste du big brother award, dont la photo officielle allait provoquer l'hilarité générale c'est sûr avec lui qu'est-ce qu'on va se marrer... en ce vendredi 20 avril, disais-je, avant d'être interrompu par les forces de l'ordre, ma vaillante skoda, une poubelle tchèque (à ne pas confondre avec une ordure hongroise), me conduisant gaiement, sur l'autoroute du soleil, de corbeil-essonnes jusqu'à Nancy, mais faut sortir avant, à Bulgneville plus exactement, pour prendre.. la route infernale. Oh n'ayez crainte, il ne s'agit plus, cher lecteur, de vous concasser les olives avec mes tribulations oxygéno-déficientes en milieu routier, non. C'est bien pire. Il suffit de jeter un oeil à la carte pour se convaincre de l'effroi, que dis-je, de la terreur qui submerge le pauvre keupon maintenu depuis plusieurs heures dans l'impossibilité de picoler par les milices routière (et le besoin de lire correctement la carte, faut bien l'avouer aussi) lorsqu'il apprend qu'il devra affronter Vittel et Contrexeville ! Si loin de Marseille en plus ! Mais c'est avec un sang froid exemplaire que je fis fi (riri et loulou) de l'obstacle et me rendis aussi prestement que possible au fameux Rupt'Stick, sis à Rupt donc, patelin qui se prononce sans le p, donnant ainsi une autre saveur au nom du troquet, puisqu'alors on prononce rut'stick, ce qui, outre l'agreste calembour que n'eut pas renié un dAHU de passage, peut se traduire en français, pour peu que l'on accepte qu'il fut écrit dans la langue de chaque spire (et c'est pas pour vous embobiner c'est pour les besoins de la démonstration), rut'stick, donc peut se traduire en français par "baton de rut", c'est à dire, et oui mesdames et messieurs ; la bite ! Ah brawo ! J'ai donc traversé la moitié de la France en me tapant des kilomètres de queue pour voir dAHUgAROU jouer à la bite! Ah ça, on a le sens de l'humour dans les Vosges ! Vanony stylee !
Hein? Comment ça? Vous ne connaissez pas Vanony? Mhoooo !!!!
Bon allez, lecteurs privilégiés que vous êtes, afin de vous permettre d'entrer en contact (un brin frontal tout de même, attachez vos neurones) avec ce parangon d'humour vosgien, je vous lache ici-même un skouetche mémorable, qui aura par la même occasion l'heur de faire entrer dans vos tympan la douce musicalité de l'accent autochtone:




Maintenant fini de rigoler, on retourne à la bite. Au Rupt'stick je veux dire. J'y arrive peinard, avec une paire d'heure de retard sur l'horaire prévu, victime toutefois d'hypohoublonnie exponentielle qu'il convient au plus tôt de contrecarrer par un début d'abus dont consommation sur-modérée pouvait être dangeureuse pour ma santé.
Bonjour tout le monde, salut ça va? oui et toi? ban ça va! alors si ça va, ça va! Ben oui ça va, okay c'est cool. Les dAHUs sont en méga forme, les vannes pourraves succèdent aux calembours à baldeux, le meilleur des mondes s'est donné rendez-vous au Rupt'stick (vous avez vu hein, j'ai pas dit "la bite"!) ce vendredi soir (non je l'ai pas dit).
Et ça commence avec Los Space Pinguins.

fly dahu dans les vosgesLos Space Pinguins. Marrant ça, les spécialités régionales. En Bretagne c'est plutôt gueulante et déluge sonique, et dans l'Est c'est plutôt streetpunk, Oi! Les palmipèdes indigènes ne font pas exception, mais, si sur disque c'est punk oi! speed, en live ça sonne carrément garage. Enfin moi j'trouve. Maintenant, les goûts et les couleurs... n'empêche, qu'ils sont fortement sympathiques, et pour des pingouins, ils ont bien chauffé l'ambiance ! Le public, excellent, leur est totalement acquis... enfin, à moins que ce ne soit l'inverse. Car au bout de quelques minutes, c'est l'attentat saucier ; le gratteux créteux se mange un tir de ketchup capillo-destructeur transformant ses fière chevelure hérissée en plat de spaghettis bolognèse. Impassible, ce dernier continuera à mouliner comme si de rien n'était. Le pingouin n'était pas manchot. Le bassiste over dosé du veuch, quant à lui, assure le show et organise un petit fight de public (ça doit porter un nom ça, dans le hxc) sur leur morceau fétiche "God save the couenne". Rien à redire, juste une vidéo à mater.




tof lo dahudAHUgAROU. Je ne pense pas qu'il soit d'une nécessité absolue d'en faire la présentation en ce lieu. Juste rappeler qu'il s'agit du meilleur groupe de derrick'n roll toulousain de tous les temps (c'est scientifiquement prouvé). Ce soir les dAHUs entrent en scène sur l'air de l'assassin habite au 21 (c'est subliminal, c'est pour faire vendre leur album "la sacem habite au 21") (ça aussi c'est scientifiquement prouvé, ça a été testé dans les lycées et casernes et résultat ; ça marche... ou pas à l'école, ça marche... ou pas à l'armée) (heumm..), l'air qui fait "quand il fut sur son trohoone la haut la haut", et là pof, déguisés en pandore, ils investissent le bar et font un tabac. Un petit speech avec l'accent moustachu et hop, ça enquille sur "boire à la bouteille". Le concert se déroule dahuesquement bien, les bon mots vaseux fusent dans les interludes, le set est apprécié, nickel. On a même droit à un nouveau morceau "les mauvais garçons", un dropkick-like de toute beauté, avec Claire au biniou des landes. Un futur standard ça madame, comme "espagnolo facilo lololo lolo". Quelques reprises bien senties pendant lesquelles Benoît, déchaîné, aura eu la peau de la grosse caisse ; à la chaleur des missiles, le poney mort mène une existence saine. Public en délire et fin de partie, la conquête du pays vosgien a débuté sous les meilleures auspices.






Fin de partie, certes, mais pas fin de soirée. Batbat (le chanteur des Diego Pallavas, maître d'oeuvre du week-end "dahu dans les vosges"), c'est un peu comme un Guy Beart punk. Le gars, tu lui files une guitare et t'as un moniteur de colo shouté à la tourtel, de la zique jusqu'au bout de la nuit. Sauf que bon, là la tourtel, ils avaient oublié de retiré l'alcool, mais on s'en fout on dort sur place.


(a suivre...)



PS:
- les vidéos des space pinguins
- les vidéos des DAHUgAROU
- les Tofs de la soirée
- Un compte-rendu par Topine dAHU.

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