(au départ j'avais intitulé ce billet "
Comme une envie de Béziers", et puis, probablement victime d'un reflux -momentané je vous rassurre- de mauvais goût, j'ai aseptisé)(je ramollis)(en un seul mot! ya pas de corrélation.. voyous!)
Comme je vous l'avais subrepticement fit comprendre lors d'un post
précédent, l'auteur de ces lignes est en
vacances. Et comme chaque été, il quitte ses
pénates sud parisiennes et s'en va quérir repos
et sérénité dans la ville rose
(là
c'est plutôt un temps de merde, mais passons). Habituellement
la question du trajet ne se point sentir, mon affinité
naturelle pour la ligne droite ayant tendance à supplanter
toute velléité de rigolade en matière
de navigation autoroutière. Mais cette année,
non. En fait, j'avais prévu de passer par Lorient (qui comme
son nom l'indique se trouve à l'ouest), voir son concours de
coiffure à la marge simpson et son
défilé de musiciens en jupette. Probablement
qu'une boite de doliprane et quelques boules quies auraient
été nécessaires à la survie
des rares neurones qui hantent encore ma caverne inter-auriculaire
(comme le disait woody allen(*), "a gentleman is someone who knows how
to play bagpipe, but who does'nt"), en attendant une
régéneration vespérale
insufflée par le king de la Bretagne,
Edouard Nenez (qui
jouait gratos dans un troquet) ou par les décibels rageurs d'
Oi Polloï épaulés
les Ramoneurs de Menhirs
(qui jouaient aussi dans un troquet, kek part). Mais comme le flan ne
se démoulait pas sans accroc, j'ai
préféré changer
d'itinéraire. Disons que dans un autre style, le trajet
Chablis, Nuits-Saint-Georges, Tavel, valait bien qu'on lui
accordât les
kilomètres en sus (pas que de la glace) pour rejoindre
Toulouse.
Ce fut fait.
Mais là où ça commence à
avoir un rapport avec la choucroute de ce blog (parce que bon,
jusqu'à présent entre un méga festoche
folklorique évité et les
champs-élysées de bourgogne, c'est pas vraiment
dans la ligne éditoriale), c'est qu'entre Tavel et Toulouse
il ya Béziers. Or, actuellement c'est pile-poil dans la
féria. Et qui dit "féria", dit "
fuck
féria" (si, si). Comme ce serait un peu con de
passer dans le coin et de pas s'y arrêter... ben je m'y
arrête (et pourtant je suis pas la moitié d'un
con) (mais personne n'est à l'abri d'un éclair
de lucidité). Evidemment, on a beau être mardi
souer, impossible de se garer en ville, la moitié des rues
est bouclée, c'est un peu la mémerde. Et la seule
indication au sujet du lieu du concert c'est "sous le pont-canal".
Supaire. Bon, vu la gueule du patelin sur la carte, si on prend
direction Narbonne on devrait finir par trouver (et si on trouve pas,
ben au moins on se casse du bled). En passant devant un campement de
bus pourris et de punkachiens, je me dis que je dois plus
être très loin. Effectivement.
Je finis par trouver le lieu même du concert, qui est bien
sous la voûte d'un pont (comme quoi l'indication, si elle pas
très instructive est au moins exacte :o)). Double avantage :
le son est bon, malgré une sono assez sommaire. Et comme
c'est en bordure de l'Orb, le concert est à l'abri d'une
éventuelle charge policière. Cela dit,
ça fait huit ans que le "fuck féria" a lieu, si
la mairie voulait faire de la prévention anti-punk, je pense
qu'elle pourrait s'en donner les moyens sans trop de
problème.
Bon moi perso je pensais que le "fuck féria" (je n'y avais
encore jamais mis les pieds) était une sorte de
contre-festival, un évènement "engagé"
pour marquer le coup et protester contre la tenue d'une
féria. Genre je m'attendais à quelques stands
d'asso, des tracts.. Pas même. Le "fuck féria"
c'est un rassemblement estival de travellers, en marge de la
féria de Béziers, avec des concerts gratos en
soirée. Je suis arrivé à 23h,
c'était Furaya. Le premier groupe. Tain. Bon. Je voulais
voir Fiction Romance, et bien ce sera pour une autre fois. En attendant
j'ai pris quelques tofs de Furaya, la plupart sont ratées
(avec les voutes, le flash ça faisait n'importe wak). J'ai
aussi une ouidéo, je la mettrais sur
Youteub
quand je serai plus en 56k. Sinon, Furaya c'est du metal-rap de
Narbonne, bien véner, j'ai bien accroché. Enfin,
ce serait pas du luxe s'il faisaient deux morceaux avec un seul parce
qu'ils ont tendance à s'éterniser velu. Ils
jouaient devant vingt personnes, mais ça il fallait un peu
s'y attendre...
Et sinon, pour l'anecdote, quand je suis arrivé, j'ai
traversé le lieu pour me retrouver face à la
scène. Comme de toute évidence c'était
pas Fiction Romance en train de décibeller et que je ne
connaissais aucun autre groupe (enfin, c'est ce que je croyais) ,
j'avise deux gars en train d'avaler un sandwich et je leur demande
s'ils savaient qui était en train d'officier. Ils ne
savaient pas. Mais par contre, eux me connaissaient. "On s'est
rencontré à Cabrespine. T'avais pas
aimé notre groupe". Ah. Euh? "Nasty Froggys".
Oups. Et en plus dans
la
chronique j'avais sorti une connerie sur les batteurs qu'ont
pas d'humour après avoir dragué la copine de leur
batteur justement.
Le bon sens me suggéra de m'éclipser.
Le plus drôle c'est que je me souvenais absolument pas du
groupe et du pourquoi j'avais pas aimé. Illegal process,
Prohiber, ouais j'avais pas accroché non plus, mais je
savais dire pourquoi. Les Nasty Froggys j'en étais
incapable. Marrant.
Cela dit, je ne saurais pas si mon avis à leur sujet a
évolué ; j'ai attendu la fin de Furaya et j'ai
tracé.
(*) non, woody allen n'est pas une distribution linux,
couché bob !