Soyons clairs ("être une looze n'empêche pas d'être
clair", proverbe de notaire), ce n'est pas parce que j'ai réussi
à rater Orléans (ça positive ça, non? "j'ai
réussi à rater".. ça fleure bon son oxymore, mais
en même temps ya la notion de réussite, et c'était pas simple
à caser dans l'affaire) et le concert astrolabesque des Brigitte Bop
(j'aurais pu dire "le concert brigittebopesque à l'Astrolabe"
mais je trouvais la locution encore plus nulle que l'autre), que je vais pas
vous envoyer quelques vidéos inédites en travers des mirettes.
Les plus oeil-de-lynxeux d'entre vous (ah oui, la fête du néologisme perrave)
(si si ça tombe un 27 novembre) auront remarqué que j'ai mis sur
YouTeub quelques ouidéos du Mondo Bizarro. Elle était sympa cette
soirée à Rennes (petite précision, faire une soirée
"à Rennes" ne signifie pas qu'on va assister à une corrida)
( c'est important de le signaler) (nan c'est pas la fête du jeu de mot
pourri, c'est le blog du jeu de mot pourri). C'est sympa Rennes, by night, surtout
au sud, là où t'as rien à y foutre parce que le Mondo il
est au nord. Sens de l'orientation un jour, sens de l'orientation toujours.
J'ai quand même fini par rejoindre le bar. (Là j'avais prévu
de commencer la phrase suivante par "une fois le bar atteint", mais
Desproges l'a faite avant moi). Bon, là c'était un peu le rendez-vous
de la hype, avec Melvin, Cha, Known, Giole, Zerick (en grande forme), et Starsky
qui filmait tout le monde (je me demande d'ailleurs si, pendant que j'admirait
les ruelles des quartiers sud rennais, y'avait pas les Bimbo Killers en toute
première partie). J'ai débarqué (on est pas en normandie,
ça prète pas à confusion) en plein dans le set des Gilbert
et ses problèmes. Et franchement je fus bien content de les revoir.
Gilbert et ses problèmes c'est un peu les survivants de la vague
skacore (kargols, skunk...) à la française (les voodoo glow skull,
qui ont inspiré tant de groupes, continuent pépères). C'est
vraiment un style que j'affectionne tout particulièrement, et même
si les Gilbert ne sont pas les représentant les plus légers du
grand sud, leurs textes ne sont pas toujours tissés dans du fil d'une
grande finesse (bon là je pense surtout à des morceaux comme "tuez
le borgne" ou "viva la muerte"), il ya quand même
quelques petits bijoux qui sont de puissants vecteurs d'agréabilité
à mes oreilles. Comme par exemple ce "Jeu de l'oie"..
Et ensuite, vinrent sur scène, nos twist punkers favoris. Un
set brillant comme à l'accoutumée (avec toujours ce petit reproche
en coin de délaisser trop rapidement leurs meilleurs tubes au profit
de nouvelles compos que le public découvre in situ, et que donc, forcément,
il ne connaît pas). Gob s'époumone (en montrant du doigt), Charles pose,
Bastos harangue, Yann faut pas le faire chier, et Lolux peinarde (mais en cadence)
derrière ses fûts. Que du bonheur. Ce qui était des nouvelles
compos sont désormais gravées sur le sol scintillant de la grande
Autoroute du
punk. Et parmi elles, un "mayday mayday" pas vraiment
twist, mais bien puissant. Enjoy les nonoeils !
-la vidéo sur YouTeub-
Edit du 28/11/07. Afin d'illustrer ce succulent billet, ou tout au moins
la partie concernant eul skacore, je viens de rajouter à la playlist
radiokipu
trois petits morceaux (oui seulement trois, je vais pas non plus pourrir l'ecclectisme
de la programmation par une surpondération skacoreuse, quand bien même
serait elle justifiée par la judicieuse exemplification d'un compte-rendu
à l'arrière-goût nostalgique) (voyez-vous). Il ya donc du
Kargol's (
Surfin Kargolade, morceau qu'à ma connaissance
on ne trouve que sur la compil
la liberté est ailleurs), du
Skunk
(
CFP2T), et du
Voodoo Glow Skull (
Voodoo Anthem, "Ren-dez-voodoo!
who do voo doo we doo, fuck you!!"). Enjoyez les noreilles.