Extrait d'un article de l'Expansion (un journal d'ultra-gauche bien connu), qui fait le point sur la valeur dans la "Tupperware economy" (aka Capitalisme 2.0) :

"Ils s'appellent Facebook, MySpace, LinkedIn, Viadeo, OpenSocial ou encore Orkut et ils ont le vent en poupe. Les utilisateurs se précipitent en nombre vers ces sites[...]
[Facebook]a ouvert la porte à une bataille féroce entre les grands acteurs du web d'aujourd'hui, toujours en quête de plus de trafic sur leurs sites. Trafic qu'ils tentent de monétiser avec de la publicité.[...]

Mais qui a-t-il donc qui vaut de l'or dans ces sites dont le contenu est entièrement généré par les utilisateurs ? Nos données les plus personnelles. En effet, la première étape que l'utilisateur doit franchir pour utiliser ces sites consiste à se créer un profil, souvent très renseigné. Age, sexe, intérêts, diplômes, emploi, localisation, opinion politique, statut matrimonial et photos sont les bases de ce profil, véritable identité numérique que nous donnons à voir à tous. Et plus nous renseignons ce profil, plus nous avons de chances de susciter de l'intérêt. Il y a donc une forte incitation à donner ces informations. Cela a une valeur inestimable pour proposer de la publicité ciblée. Plus encore, le réseau social digital que nous constituons en utilisant ces sites nous transforme en propagateurs de publicité ciblée. Une marque de voitures de sport intéressée par le réseau d'un jeune cadre supérieur urbain célibataire et amateur d'automobiles a toutes les chances de trouver sur Facebook les groupes qu'elle va vouloir atteindre. Et le marketing viral, ce fameux bouche à oreille numérique, fonctionne d'autant mieux que ces groupes sont très ciblés et actifs. C'est le grand principe de la réunion Tupperware, dans lequel des mères de famille réunissent leurs amies pour leur vanter les mérites des boîtes de rangement moyennant une commission sur les ventes, réinventé et démultiplié sur l'Internet.[...]
"


La fin est magnifique.. et c'est Dominique Piotet, président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco qui le dit :
"La question de l'exploitation des données personnelles est une des plus délicates à régler sur l'internet. Il est très difficile à réguler, tant il est ouvert et international. Nos vies digitales, ainsi instrumentalisées et monnayées sont-elles préservées ? Comment éviter les abus ? Est-ce acceptable, et sommes-nous conscients des dangers qui nous menacent ? Ce que nous retirons de ces sites est-il suffisamment précieux pour que nous acceptions ce risque ?"


Putain ces gauchistes radicaux, toujours prêts à gâcher les vacances des pauvres utilisateurs de réseaux sociaux publicitaires.

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