On n'a pas tous les jours dix ans. Arf. Bon. Je m'étais promis de ne pas commencer ce compte-rendu avec cette phrase toute nulle; je tiens jamais mes promesses. Je suis une looze. Un born to looze punker. Poue-pouet. Déjà, à la base, j'avais décidé de ne descendre que pour le week-end. Me fallait juste un billet d'avion aller simple comme bonjour. Ou au revoir, en cette période cela dépend beaucoup de la validité de tes papiers. Chez Air-France sa mère une aller simple c'est 330 euros, soit deux fois plus cher qu'un aller-retour. Si, si, vous pouvez vérifier, chez air-france quand tu divises le nombre de trajets par deux, tu multiplie le prix par quatre. Je ne sais pas si le mec d'Air-France chargé d'établir les tarifs va remporter la médaille de la connerie tant la concurrence est rude, mais pour la médaille Fields, c'est mal barré. Et sur zizijet, c'est un peu moins du vol (dans les deux sens du terme). Autant se taper le trajet en caisse, n'est-il pas? Bon pour un week-end c'est un peu naze je vous l'accorde. Alors autant se prendre une semaine de vacance, descendre hors wikande, et faire le plein à Cahors. ; on y trouve des pompes de facture avenante (et salée aussi) (mais c'est pour la bonne cause). Comme dans le cul de l'abFabia y'a plus de place que dans la soute d'un airbus (je précise à l'attention des conos graveleux que l'abFabia est la voiture officielle du boblog et de la CCMPP) je prends le matos de retransmission, dès fois qu'à l'Autan y'ait de l'internet qui s'enfile. Ce qui s'avérera aussi encombrant qu'inutile, mais quand on va à toulouse, on fait pas les choses à poitiers (cot-cot) (oui, en l'honneur des dAHUs, les "pouet-pouet" seront remplacés par des "cot-cot").
Après 680 bornes d'A20 (voir figure 1) entrecoupées de nationale 20 (voir figure 2), j'arrive en sud-ouestie.


Figure 1


Figure 2


Je ne vous raconterai pas ce que j'ai fait (ce que l'on m'a forcé à faire) le vendredi soir ; ceux qui savent (sont des bâtards) ont un dossier ça comme sur ma gueule. Enfin bref, heureusement qu'à huit heure du mat' les perdreaux sont rentrés au nid ; j'ai pu rejoindre mes pénates sans passer par la case zavezbu/souflezladedans. Cela dit, le samedi j'étais frais comme un gardon moisi et j'ai arrivu pas super en avance à l'Autan. De toutes façons y'avait pas le woufi ni la place de foutre des micro (ou alors dans mon cul mais c'est un peu la merde) (ah oui oh ça va, je vais peut-être pas le laisser ça). Alors je pose mon bordel à côté des amplis, et décide d'aller snober une cousine ariégeoise au second degré (nan j'ai pas dit que les ariégeois comprenait le second degré, je veux juste dire que oh et merde).. Au passage j'en profite pour ignorer Manon et ne pas voir Jul Medef ("mais si il y était cono, tu l'as même filmé !"... ah putain là c'est plus un problème de lunette, c'est ce qu'il y'a entre les branches qu'il faut remplacer !).
Les dAHUs sont chauds (et ils ont grave les miquettes), c'est leur dix ans.
C'est leur soirée.
Tout est réglé comme du papier amuse hic (cot-cot). Brassens'not dead (c'est le nom du sonoman, c'est marqué dans son dos) envoie l'intro. Les répliques cultes des Tontons flingueurs sur la musique de Mon nom est personne.


 

Fin de la séquence, et sur le célébrissime "Happy birthday to you" de Lino Ventura, le drap "dAHUgAROU" somptueusement bordé de léopard (lo dahu a bien kiffé les lopettes) se soulève, les reusta du soir entrent en scène, c'est le délire dans le public. Quatre dAHUs costardcravatés sur chemise blanche, lunettes noires et feutres vissés sur le crâne ; les blues brothers étaient quatre (dont deux en short) et faisaient du punk rock des collines. Et pendant que l'intro balance la St Raoul (le cri qui dessaoule) le groupe s'installe sur scène. Le drap aussi. L'émotion était trop intense, à la Saint Raoul tout le monde s'écroule, le décor avec. Pas grave, on enchaîne, on fait péter la cuve à propergol au chalumeau oxhydrique, burn toulouse burn ! intro garageuse et wack'n woll no limit, la soirée arianniverseraire vient de calciner son pas de tir, le groupe a mis les gaz pour un vol qui n'a rien de stationnaire.
Revisitant dix ans de discographie, le groupe enquille avec une égale jovialité les pièces de musée et les inédits. Filmer le set tourne parfois au véritable calvaire ; pas seulement à cause de la tendinite insidieuse qui se fait menaçante (un punk rock elbow, la classe), mais parce qu'il faut réprimer l'envie de secouer la tête comme un malade et de sauter comme un con kangourou.
Le set se finit sur Feignasse (dont l'intro à base de Oi! Oi! est assez surprenante). Le public en furie réclame Les Poules (bien que de toute évidence il ne les aime pas), il ne les aura pas. A la place il aura du homard. Et des Shériff. Tout de suite après la pub le quart d'heure local, cong.


"A soirée exceptionnelle, mesure exceptionnelle !", annonce Topine. Le taulier à joué le jeu ; histoire de faire encore monter la pression pendant l'interlude, la bière est à 1 euro.
Le temps de transformer un dAHU en crustacé, et c'est une tripotée de stars (bientôt) mortes qui débarque sur la scène. Clau-Claude Françoué, Jacques Dutrong, Didi Criverz, et Renaud Séchian ; le Homard a la grande classe armoricaine ! Et ça démarre en trombe (quoi de plus normal après une rafale de bières en solde que d'avoir un pied dans la trombe) (cot-cot), avec une double reprise légitime des Sheriff. Qu'on se le dise, Homard c'est un concept qui tchue ; un all dead stars cover band punk with living stars guests. Car en plus des quatre vedettes desséchées du début (sous qui se cache un putain de bon groupe qui fout un putain de dawa), qui enquillent les reprises cultissimes (existence saine, ilot amsterdam, on nous cache tout, etc) viendront se joindre des reustas internationales à la gloire incontestée, de Sainte Foy de Peyrolières à Castelginest, de Montastruc la conseillère à Cintegabelle (où leurs noms évoque grandeur et magnificence quand celui de jospin est déjà parti dans les poubelles de l'histoire avec la tournée des éboueurs du 22 avril 2002 au matin). Bub Medef et Manu Asskro viendront faire la fameuse section cuivre sur New Orleans, Claire fera la section biniou sur Spicy McHaggis pendant que Mandy Bowls et Vi(n)ce TLP pousseront (fort) la chansonnette, Paillade ramonera Rockaway Beach et Stoump exécutera un Shériff "de toute bôôté". Putain ils avaient quand même sacrement bien fomenté leur coup, ces enfoirés !
Est-il nécessaire de préciser que tout ceci fut conclu par une exécution publique en règle de gallinacées ? L'Autan le poulailler le plus bruyant de l'Ouest !



La soirée s'est finalement terminée (avec les dAHU quand y'en a plus y'en a encore) avec une tombola ; tous les talons des billets d'entrée dans un chapeau et le tiré au sort se voit roué de coups et crucifié sur l'autel d'odin remettre une intégrale, un t-shirt, une affiche... et les heureux élus c'était que des filles et Stoump (qui est un peu une fille quand même quand il assiste à un concert des dAHU).

Alors que nous dégustions force taboulet, salades de riz, et couquizes mitonnés par Claire (qui joue aussi bien de la batterie -de cuisine- que du biniou des landes), le tout arrosé de vin âprement sélectionnés pour l'occasion sur le critère ultime : la dénomination (en fait je ne me souviens que du "tambouré", mais les autres étaient aussi cocasses), Jean-Louis, de "La cave à Jean-Louis" (le mythique local de répète des dAHUs), le Jean-Louis, donc, est entré dans le bar avec son catalogue manufrance et a tenté de refiler à Benoit des caisses en soldes et en polypololopropylène in-ca-ssa-bles pour y ranger ses fûts (les fûts dans les caisses, jusqu'ici tout va bien). Voyant que sa démarche n'intéressait que moyennement le batteur malgré l'offre pourtant exceptionnelle, notre Jean-Louis tenta de fourguer un lot de 600 médiators à Topine pour un prix tellement dérisoire que moins cher, c'est gratuit. Mais hélas, le régime alimentaire du guitariste étant plutôt tourné vers des choses comestibles, il ne voyait donc pas trop ce qu'il pourrait foutre de deux kilos de plastoc découpé en rondelle ; l'offre pourtant fort alléchante essuya un nouveau refus. Et c'est vers Manu des asskro que le vrp vip se tourna en désespoir de cause, comparant désormais les qualités musicales respectives de la trompette à cinquante euros achetée la semaine dernière et du trombone à coulisse à trois mille euros en mega promo page 172. J'aurais dû enregistrer, je manque cruellement d'a-propos !

Ya pas à dire, c'est quand même la meilleure soirée que j'ai passée depuis belle-lurette ! "On a pas tous les jours dix ans", okay... mais une fois par semestre c'est jouable ? Non ? Alleeeez...


J'y étais j'ai tout vu, j'ai tout filmé (ou presque..)
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- Les vidéos de Homard et les Sheriff (part ouane)
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