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jeudi 31 juillet 2008

Sarko facho (à 29%)

Dans un article pertinent (comme d'hab quoi), Acrimed analyse le compte-rendu d'un sondage publié par Le Parisien. "Le Parisien-Aujourd’hui en France publie les résultats d’un sondage de l’institut CSA (100 % Bolloré depuis le 10 juillet 2008) sur l’opinion des « Français » au sujet de la première année du quinquennat[...]Les choix opérés dans les résultats de l’ensemble de l’enquête comme les commentaires qui les accompagnent redoublent les effets d’orientation et de cadrage des questions : pas vraiment en défaveur du président..."

Je vous laisse découvrir l'analyse d'Acrimed, c'est toujours marrant de voir comment un sondage, non seulement par ses questions, mais aussi par la présentation qui est faite des résultats, tord la réalité. On est au coeur de la maipulation médiatique.

Mais ce qui attire l'oeil, tout de même, c'est cette partie de l'article:

"la seule tranche d’âge où le bilan présidentiel est jugé majoritairement positif est celle des 75 ans et plus (58 %) ; ou bien que 29 % des sympathisants du Front National et du MNR trouvent ce bilan “ très positif ” et seulement 11 % de ceux de l’UMP."


Y'a pas à dire, Sarkozy a vraiment déplacé l'échiquier politique à l'extrême droite, laissant un boulevard à droite pour le parti "socialiste". Les Valls, Dray et Royal ont un bel avenir...

lundi 21 juillet 2008

Dis, Lux B...

... comment tu fais pour boire autant de bière et jamais tomber en avant ?
- je me penche en arrière !


Et là pour le coup, Lux B, il s'est penché un peu trop. RIP cousin.

samedi 12 juillet 2008

[Extraits] No free lunch sur le Web 2.0! Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques

Une analyse fort instructive a été publiée par nos amis de l'UCL (oh ça va) : "Cet article vise à décomposer les principaux mécanismes économiques sur lesquels s’appuie le développement des réseaux sociaux et des sites contributifs du Web 2.0. La gratuité d’usage, érigée en norme sur Internet, nous y apparaîtra comme la composante partielle d’un système de tarification plus large".

On y apprendra ce que sont les biens de consommation "non-rivale" et "non-excluable", les "marchés mutlifaces", etc.. La première partie du document sur l'analyse de l'existant est vraiment passionnante. La seconde partie sur les problèmes moraux, éthiques, de droits d'auteurs, de propriété intellectuelle et compagnie est moins intéressante, en ce qui me concerne.

Voici quelques extraits qui mettent les choses au clair concernant une certaine population particulièrement stigmatisée (à juste titre, oh combien) sur ce blog.

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lundi 7 juillet 2008

The Diarrhée of the Dead

Le dernier film de Roméro est pénible. Il n'y a pas d' autres mots. Ca glose et c'est complètement à côté de la plaque ; va falloir qu'il arrête papi, il va finir comme Costa Gavras à réclamer qu'on régule internet à la mode pékinoise.
Déjà formellement, les cannibal holocaust's like, caméra au poing, ça commence à fatiguer les rétines. D'autant que les incohérences techniques ont tendance à me taper sur le système nerveux et me faire direct sortir d'un film (si d'aventure j'y étais entré). Pour Cloverfield, le mec filmait encore pire qu'un triso pochtronné, dans [Rec] on voyait le rembobinage, et dans Diary Of The Dead on aperçoit le voyant de batterie qui clignote. Si vous avez le voyant de batterie qui clignote sur vos films de vacances, hésitez pas à m'envoyer un fax. Passons. C'est nul mais c'est pas le pire. Le pire c'est que papi Roméro est tombé sur un des vidéo-gag planétaire (genre youtube), et qu'il en a déduit, eureka, que tout le monde était devenu journaliste. Youpi ! Alors il a décidé de faire un film de zombie pour annoncer sa fulgurance. Et allez, je prends ma révélation avec une pelle, je la coule dans une bétonnières de platitudes (on est tous des voyeurs qui préféront filmer plutôt que de porter assistance, tout ce qui n'est pas filmé n'existe pas,etc...), je dilue dans deux tonnes de verbiages et j'obtiens une heure trente d'imbécillitésen voix off et dialogues indigents.
Papi nous gratifie au passage d'un superbe long plan publicitaire pour le réseau social de News Corp, "Myspace.com" (et ouais...). Véridique. C'est le seul placement de produit que j'ai remarqué. Mais bon, celui-là je pouvais pas le louper, non pas parce que je suis un fervent anti-myspace, mais parce que le plan qui montre l'ordinateur portable affichant la page Myspace dure vraiment longtemps (et inutile de préciser que sur la page myspace du réalisateur il n'y pas l'ombre d'une bannière de pub ou d'un ad google.. la société de consommation c'est dans son deuxième film qu'il la dénonce Roméro, pas dans celui-là). Et qu'en plus d'être (inter)minable, la scène est accompagné d'un discours on ne peut plus positif, puisque c'est le seul moment du film où le cameraman fait changer d'avis sa copine, qui est aussi la voix off, et donc la porteuse du message moralisateur (la voix de la raison quoi), avec cet argument imparable (de mémoire, j'ai pas le script): "Nous avons eu 72638 clics en cinq minutes !! Grâce à Myspace Internet, les gens du monde entier savent comment on arrive à survivre !" Si ça c'est pas du spot de pub efficace, coco ! Cette séquence est quasimment un clip autonome tellement elle arrive comme un cheveu sur la soupe dans le contexte. Romero le "gaucho" en train de refourguer de la publicité en loucedé pour Ruppert Murdoch, chapeau l'artiste.
Roméro est un adversaire de la "vieille" institution socio-économique (le racisme, les grandes surfaces..), il est complètement à côté de la plaque avec le net. Et comme tout ce qu'on ne comprend pas inquiète et attire ; Romero est attiré et inquiété. Alors il raconte des conneries ; au milieu de l'apocalypse un obscur apprenti-réalisteur fout une vidéo sur myspace et cinq minutes après il a des dizaines de milliers de visites. Bien sûr, c'est évident ; en pleine guerre mondiale les internautes du monde entier vont surfer sur myspace. Peinards. Les mecs ont des mort-vivants dans le jardin mais ils vont surfer sur le net pour mater les vidéos des autres à l'autre bout de la planète... voila voila voila... De toutes façons ces délires techno-enthousiastes seront totalement pris à contre-pieds vingt minutes plus tard, quand la voix off nous clichètera un truc du genre : "avec internet on est tous des journalistes, on s'inonde de vidéos, il y en trop, tous les messages sont brouillés, au final tout ça n'est que du bruit"... gnagnagna.. Evidemment si tu confonds Youtube et CBS, tu risques d'être un peu perdu au niveau information, mais était-ce nécessaire d'en faire un film?

Bref, Diary Of The Dead c'est un Cannibal Holocaust qui dénonce vidéo gag. Pénible, je vous disais...

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