Back to the past (90 ans pour être exact)
Par abFab, dimanche 3 août 2008 à 23:52 :: Les autres, les autres, rien que les autres :: #257 :: rss
Un chouette billet aujourd'hui sur Agoravox : "Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux". L'auteur revient sur le texte adopté au parlement le 8 juillet dernier qui anéanti la durée légale du temps de travail.
"Pour
mieux expliquer encore, nous passerons donc de 218 jours
actuellement, dans la plupart des entreprises (ou 228 jours sans RTT) à
282 jours, ce qui revient à travailler tous les samedis et les jours
fériés de l’année. C’est donc non seulement une abrogation des 35
heures, mais aussi une remise en cause des repos compensateurs et du
paiement des jours d’astreinte qui est mise en place."
Mais une des parties du texte qui n'est pas la moins intéressante est le passage quasi pamphlétaire contre l'abrutissement médiatique auquel nous sommes soumis et ses idées reçues indécrottables qui pourrissent la grande majorité des cervelles et contre lesquelles il est très difficile de lutter...
"La
société de conseil KPMG a précisément publié en juillet une étude
dressant un
portrait étonnant de la France. Pays le plus compétitif
d’Europe, à deux pas des Etats-Unis malgré l’euro fort, première toute
catégorie au niveau européen pour l’investissement industriel, la
fabrication de logiciels, les services aux entreprises, troisième à
l’échelle mondiale pour la Recherche et le Développement, et deuxième
mondiale pour les essais cliniques et les mises en essai de produits.
On est bien loin de l’image d’Epinal que Nicolas Sarkozy martèle à
longueur de journée.
Plus encore, cette étude révèle que le coût du travail par employé en France est le moins cher en Europe (51,984 $ en moyenne, 84,826 $ charges comprises). Elle bénéficie d’une main-d’oeuvre correctement formée et d’une infrastructure de transports particulièrement développée. [...]
On veut absolument, de toute force, obliger tout le monde à travailler, quitte à accepter n’importe quel poste, sous peine d’être exclu une nouvelle fois du système. On stigmatise le chômeur et, de fait, on crée des travailleurs pauvres. Un indice parmi d’autres : nous sommes le pays qui connaît un des taux les plus forts des temps partiels imposés par les entreprises, créant trois millions d’emplois précaires.
[...]
Loin des idées reçues, on travaille durement en France. Plus d’un tiers de la population travaille plus de 40 heures. Nous avons la meilleure productivité par employé des pays de l’OCDE. Nous travaillons plus que nos voisins belges, danois, finlandais, allemands, irlandais, hollandais, norvégiens, suédois, suisses et anglais ! Il n’y a guère que les Espagnols, les Grecs, les Portugais et les pays de l’Est à travailler plus que nous, mais avec une rentabilité bien inférieure à la nôtre (source OCDE). [...]"
Plus encore, cette étude révèle que le coût du travail par employé en France est le moins cher en Europe (51,984 $ en moyenne, 84,826 $ charges comprises). Elle bénéficie d’une main-d’oeuvre correctement formée et d’une infrastructure de transports particulièrement développée. [...]
On veut absolument, de toute force, obliger tout le monde à travailler, quitte à accepter n’importe quel poste, sous peine d’être exclu une nouvelle fois du système. On stigmatise le chômeur et, de fait, on crée des travailleurs pauvres. Un indice parmi d’autres : nous sommes le pays qui connaît un des taux les plus forts des temps partiels imposés par les entreprises, créant trois millions d’emplois précaires.
[...]
Loin des idées reçues, on travaille durement en France. Plus d’un tiers de la population travaille plus de 40 heures. Nous avons la meilleure productivité par employé des pays de l’OCDE. Nous travaillons plus que nos voisins belges, danois, finlandais, allemands, irlandais, hollandais, norvégiens, suédois, suisses et anglais ! Il n’y a guère que les Espagnols, les Grecs, les Portugais et les pays de l’Est à travailler plus que nous, mais avec une rentabilité bien inférieure à la nôtre (source OCDE). [...]"
Le point de vue de l'auteur sur l'idéologie sous-jacente de la politique sarkozienne est tout aussi judicieux.
"Pour
la droite au pouvoir actuellement, tout se résume à un rapport de
force. On nique les syndicats, on nique les pauvres, on nique les
institutions, ces cons de juges, de militaires ou de fonctionnaires qui
ne comprennent rien à l’économie moderne. La vision de Sarkozy se
limite au Reaganomics des années 80. A cette époque également, la mise
en place d’allègements fiscaux pour les plus riches devaient créer les
conditions de la croissance et la reprise des investissements. Au
contraire, on a constaté un accroissement continuel de l’écart entre
les riches et les pauvres aux Etats-Unis, tout comme en Angleterre.
Vingt ans plus tard, les syndicats anglais ne se sont toujours pas
remis du bras de fer qu’ils ont mené contre Thatcher.[...]"
Un texte à lire en entier même si la conclusion sur les référendum d'initiative populaire semble un poil optimiste...
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