Oui, oui ce billet paraît avec une petite semaine de retard, mais honnêtement, tout le monde s'en fout...
WALL-E
Que ce soit bien clair, Wall-e
(prononcer ouali) est une daube
intersidérale et l'unanimité louangeuse qu'il
suscite est
absolument incompréhensible.
Une fois la séance terminée, on se demande encore comment
il est
possible que
Libé,
Brazil,
les Inrocks,
Chroniqu'art.. soient
tombés d'accord pour encenser un Disney. Bon okay, je ne suis
pas adepte des dessins animés, et celui-là visiblement
d'un point de vue graphique il déchire. Wall-e est tout mignon
comme un chaton sur un blog de fille et sa copine ("eveuh") ressemble
à un oeuf armé de lance-missile (mais sinon elle est
cool).
Bon. Sans déconner. C'est long,
c'est pénible, c'est
prévisible (péniblement prévisible d'ailleurs) de
bout en bout, et finalement complètement idiot.
En résumé, le monde (c'est à dire les gros
américains, comme d'habitude) a tout pollué la
planète. Mais vraiment tout. Et comme c'était plus
vivable, ils sont partis dans l'espace à bord de gigantesques
vaisseaux, en attendant que ça aille mieux. Pour que ça
aille mieux ils ont crée Wall-E, un robot programmé pour
faire des cubes avec les ordures. Sans rire. Y'a plus personne sur
terre
qu'un robot tout pourri (mais kro meugnon) qui fait des cubes avec les
poubelles.
Dans l'Axiom (la ville de
l'espace, avec les humains exilés
depuis 700 ans), les américains sont toujours aussi gros mais
ils ne savent même plus marcher parce qu'ils ne quittent plus
leur fauteuil tout automatisé. Ne me demandez pas comment ils
font pour se reproduire et faire caca, c'est un Disney, on y fait pas
caca et les enfants naissent dans le potager. Quant tu les vois, tu te
dis de suite que le film est financé par le ministère de
la jeunesse et des sport. "
Faites du
sport, mangez des fruits et
légumes", voilà en substance la morale du film. Et
si
d'autres messages se cachent derrière ces foutus pixels, il va
falloir me dire lesquels. Des hommes qui abandonnent leur
planète
après l'avoir surpolluée, pour habiter un vaisseau
spatial, bateau de croisière idyllique où ils pourront
passer le reste de leur vie à rien glander tout en continuant de
consommer, et se muter peu à peu en sacs de viande amorphe,
auront subitement une prise de conscience collective grâce
à un ramasse ordure et une plante verte. Supaire. Il n'y a pas
de message, il n'y a rien. Le dessin animé ne fait que surfer
sur la grande mode du moment, le fourre-tout ultime de la "pollution de
la planète", sans savoir quoi en dire. A aucun moment il n'est
suggéré, par exemple, d'arrêter d'acheter des
merdouilles (comme des peluches Wall-e, des porte-clés Wall-e,
des suppos Wall-e...).
Si vous avez manqué le
début. C'est pas grave.
Bon, alors, Wall-E est un robot qui
ramasse les ordures et en fait des
cubes. Comme il marche à l'énergie solaire, il
s'arrête jamais. Tous les matins il prend sa gamelle, il va
bosser en amenant Spot, son animal de compagnie (un cafard), de temps
à autre il garde un briquet, un rubis'cube, une cuillère,
et le soir il rentre du boulot dans son hangar aménagé
avec une télé et après avoir soigneusement
rangé les objets qu'il a récolté, il regarde
"hello dolly" sur son magnétoscope. Ouala. Vous l'avez
deviné, Wall-E c'est Charlot avec des chenilles. Et quand
débarque "Eve" (l'oeuf avec des diodes et des flingues), on aura
droit à la sempiternelle séance de drague entre le
monsieur maladroit (mais tout mignon) et la belle amazone.
Tout le reste du film est à l'avenant ; empilage de
déjà-vu, litanie de clichés de scénario (et
je ne parle pas des incohérences basiques ; une planète
sans plante alors qu'il pleut et qu'il y'a du soleil, un vaisseau
spatial qui tangue...). Tout dans ce film est horripilant.
LA MOMIE
On va faire vite. La première "Momie" était plutôt
cool parce que c'était une parodie d'Indiana Jones. Le
troisième volet se prend au sérieux et c'est nul. C'est
pas drôle, c'est mal joué, le scénario est
abracadabrantesque (et vas-y que je te fais sauter un temple
tibétain, et que je te sauve les gentils grâce au renfort
d'un troupeau de yéti, et que j'enfile les perles de genres -la
vie éternelle, les gardiennes du secret, les zombies...). Un bon
gros navet quoi...