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samedi 12 juillet 2008

[Extraits] No free lunch sur le Web 2.0! Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques

Une analyse fort instructive a été publiée par nos amis de l'UCL (oh ça va) : "Cet article vise à décomposer les principaux mécanismes économiques sur lesquels s’appuie le développement des réseaux sociaux et des sites contributifs du Web 2.0. La gratuité d’usage, érigée en norme sur Internet, nous y apparaîtra comme la composante partielle d’un système de tarification plus large".

On y apprendra ce que sont les biens de consommation "non-rivale" et "non-excluable", les "marchés mutlifaces", etc.. La première partie du document sur l'analyse de l'existant est vraiment passionnante. La seconde partie sur les problèmes moraux, éthiques, de droits d'auteurs, de propriété intellectuelle et compagnie est moins intéressante, en ce qui me concerne.

Voici quelques extraits qui mettent les choses au clair concernant une certaine population particulièrement stigmatisée (à juste titre, oh combien) sur ce blog.

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samedi 23 février 2008

[Théorème] Bloguer sur MySpace(tm) c'est faire du bénévolat pour la propagande de droite ultra-réactionnaire.

Certes d'un pur point de vue formel, l'énoncé de ce théorème n'est pas très conventionnel. Mais il a l'avantage d'être concis. Démonstration en 3 étapes, et une paire d'illustrations à la fin.

Par définition, le bénévolat est "l'état d'une personne qui exerce une activité sans bénéficier d'une rémunération". Son antonyme est le salariat. Ca tombe bien puisque c'est de cela dont il s'agit.

Préambule. MySpace.com, qui est une marque du groupe News Corp, est ce que l'on appelle un "service de réseau social en ligne". C'est à dire un site de rencontre (la présentation du service ne fait aucun doute là dessus), avec quelques gadgets spécifiques (possibilité de mettre ses mp3, ses vidéos.. pour le reste autant aller sur Meetic, c'est moins hypocrite). Entre le phénomène branchouille des débuts, la possibilité d'exister sur le net alors qu'on ne fait rien et qu'on a rien à dire, et en plus d'être friend avec ses groupes favoris (et aussi la moitié de la terre), tout cela a suscité un engouement fortement catalysé par l'aspect fermé du réseau (l'obligation de s'inscrire pour consulter des blogs, poster des commentaires...), pour au final compter quelques 200 millions de membres.

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mardi 12 février 2008

[Exemple] La pub c'est de la merde : Kokopelli patauge.

Si cela n'avait pas été Kokopelli, je me serais laissé aller au classique "bien fait pour leur gueule !" Mais là, décemment je peux pas ; j'ai l'intention de leur demander conseil sur le meilleur basilic à choisir pour faire un pesto qui déchire. Quand la bouffe muselle la libre expression..

Mais ça ne change rien au problème. La pub c'est de la merde, c'est un fait. Mais quand en plus tu te retrouves avec de la pub pour ton pire ennemi sur ton propre site, tu comprends vite que la pollution elle pas seulement dans les arpents d'OGM planté au coeur de champs bio, elle est sur le net dans ces bannières autant nuisibles que disgracieuses plantées au coeur de sites "bio". Car bien de celadont il s'agit ici.

Kokopelli, c'est cette association fort sympathique qui milite pour la biodiversité et la préservation des semences anciennes (et toutes ces sortes de chose, bien évidemment, visitez leur site web et lâchez leur des thunes, ils en besoin). Or la vente de semences anciennes est illégale et c'est à ce titre que Kokopelli a été récemmentcondamnée ("Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès").

Et pour être condamné, il faut d'abord qu'il y ait procès... c'est à dire un plaignant. En l'occurrence il s'agit de la société Baumaux. C'est donc Baumaux qui a fait condamner Kokopelli.

Kokopelli est aussi à l'origine d'une pétition en ligne, "Libérons les semences". Pétition en ligne, hébergée chez "univers-nature". Oui mais voilà, Univers-nature, contrairement à Kokopelli, fourmille de bandeaux de pubs ! Y'en a partout ! Allez, hop, pour la rigolade, un petit screenshot en passant...

(faut cliquer pour agrandir sinon on voit que dalle)

... un add google pour poweo ("[...]le pédégé de Poweo a affirmé, l’air de rien, que selon lui le rapport Attali permettrait enfin d’en finir avec cette France « qui continue à vivre sur un modèle fondé en 1946, à partir du programme du Conseil national de la Résistance »[...]", in Le Canard Enchaîné, cité ici).. aah.. la défense de la biodiversité sponsorisée par un chef d'entreprise socialicide... ah la la.. mais encore tout cela n'est que coïncidences (powéo vend de l'énergie éolienne, alors sa pub en ce lieu se conçoit, à condition bien sûr d'avoir les ornières correctement orientées). Là où l'affaire devient cocasse, c'est lorsque la coïncidence n'en est plus une, et qu'une société décide d'acheter les mot-clés qui la feront apparaître au bon endroit, profitant des espaces publicitaires des sites un poil naïfs pour leur pourrir l'atmosphère.
Inutile d'en dire plus, je crois que vous avez deviné...

"Quelle ne fut pas la stupéfaction de certains de nos amis ou adhérents lorsqu'il s'aperçurent en janvier que la pétition de Kokopelli (signée d'ailleurs par des centaines de milliers de Français) était encadrée sur son site d'accueil (celui de nos amis d'Univers-Nature) par d'immenses placards publicitaires de la société Graines Baumaux, celle-là même qui nous a traînés devant les tribunaux, qui demandait 50 000 euros pour concurrence déloyale, qui exigeait la cessation de 80 % des activités de l'Association Kokopelli et qui a réussi à nous faire condamner devant le Tribunal de Nancy à 12 000 euros de pénalités.[...]"

 

C'est dur la vie. Grâce aux bannières de publicités sur le site qui héberge sa pétition, Kokopelli a probablement fourni de nouveaux clients à son pire ennemi. Mettez-vous à leur place, on les envoie vers la pétition pour la sauvegarde de la biodiversité, et là, des bannières leur recommande d'acheter des graines chez Baumaux... dur, dur..

Quand on vous dit que la pub c'est de la merde.

lundi 31 décembre 2007

[Document] La genèse de l'antipub

Le dernier "Manière de voir" (hors série du Monde Diplomatique) s'intitule La fabrique du conformisme. Cet ouvrage coordonné par Mona Chollet (je vous ai déjà dit que je voulais me marier avec elle quand je serai grand?) est indispensable. A tout le monde. Il décrit, décortique, analyse, les (auto-) servitudes modernes, l'uniformisation de la pensée, et les méthodes actuelles de soumission des masses.

Dans l'un des ces textes, L'antipub, un marché porteur (François Brune), avant d'analyser en quoi ce mouvement (antipub donc) s'est mis à intéresser l'ennemi, l'auteur revient sur la genèse de ce phénomène. Pour comprendre pourquoi la méfiance et le rejet de la publicité ont des racines bien profondes, nourries de la résistance à la suffocante extension de l'idéologie de la consommation. Ce qui a contrario, évidemment, ne laisse de nous demander pourquoi une grande majorité d'entre nous a totalement succombé à l'hégémonie publicitaire, n'éprouvant plus le moindre rejet envers ces infâmes bannières de pub qui défigurent internet et polluent nos cyber-divagations.

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lundi 17 décembre 2007

[Document] La valeur sur le net.. rien de nouveau, que de l'eau au moulin.

Extrait d'un article de l'Expansion (un journal d'ultra-gauche bien connu), qui fait le point sur la valeur dans la "Tupperware economy" (aka Capitalisme 2.0) :

"Ils s'appellent Facebook, MySpace, LinkedIn, Viadeo, OpenSocial ou encore Orkut et ils ont le vent en poupe. Les utilisateurs se précipitent en nombre vers ces sites[...]
[Facebook]a ouvert la porte à une bataille féroce entre les grands acteurs du web d'aujourd'hui, toujours en quête de plus de trafic sur leurs sites. Trafic qu'ils tentent de monétiser avec de la publicité.[...]

Mais qui a-t-il donc qui vaut de l'or dans ces sites dont le contenu est entièrement généré par les utilisateurs ? Nos données les plus personnelles. En effet, la première étape que l'utilisateur doit franchir pour utiliser ces sites consiste à se créer un profil, souvent très renseigné. Age, sexe, intérêts, diplômes, emploi, localisation, opinion politique, statut matrimonial et photos sont les bases de ce profil, véritable identité numérique que nous donnons à voir à tous. Et plus nous renseignons ce profil, plus nous avons de chances de susciter de l'intérêt. Il y a donc une forte incitation à donner ces informations. Cela a une valeur inestimable pour proposer de la publicité ciblée. Plus encore, le réseau social digital que nous constituons en utilisant ces sites nous transforme en propagateurs de publicité ciblée. Une marque de voitures de sport intéressée par le réseau d'un jeune cadre supérieur urbain célibataire et amateur d'automobiles a toutes les chances de trouver sur Facebook les groupes qu'elle va vouloir atteindre. Et le marketing viral, ce fameux bouche à oreille numérique, fonctionne d'autant mieux que ces groupes sont très ciblés et actifs. C'est le grand principe de la réunion Tupperware, dans lequel des mères de famille réunissent leurs amies pour leur vanter les mérites des boîtes de rangement moyennant une commission sur les ventes, réinventé et démultiplié sur l'Internet.[...]
"


La fin est magnifique.. et c'est Dominique Piotet, président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco qui le dit :
"La question de l'exploitation des données personnelles est une des plus délicates à régler sur l'internet. Il est très difficile à réguler, tant il est ouvert et international. Nos vies digitales, ainsi instrumentalisées et monnayées sont-elles préservées ? Comment éviter les abus ? Est-ce acceptable, et sommes-nous conscients des dangers qui nous menacent ? Ce que nous retirons de ces sites est-il suffisamment précieux pour que nous acceptions ce risque ?"


Putain ces gauchistes radicaux, toujours prêts à gâcher les vacances des pauvres utilisateurs de réseaux sociaux publicitaires.

mardi 11 décembre 2007

[Dixit] Le web3 c'est bien mangez-en !

En ce moment se tient le grand raout des "monétiseurs" à la con. Chef guignol (aka waf-waf Sarkozy, aka Loic Le(plus con tu)meur) a rassemblé la lie du net mondial à paname (que l'on surnomme déjà cyber-mexico en raison du taux de pollution virtuelle dégagée par les participants). Libération y a envoyé la fine fleur du blog (je vous jure, je sais pas où c'est qu'ils les ont trouvé les deux, là, mais c'est une sacrée paire de vainqueurs) en reportage. On passera sur le fond des billets (qui est un peu comme celui de la connerie générale des invités de Loic, inexistant).. mais les propos rapportés sont marrants (c'est pas le terme exact, mais j'en ai marre d'utiliser des gros mots) :

Les courageux du matin sont bien récompensés : en plus d'avoir droit à un très bon animateur de débat (Laurent Haug de la LIFT Conférence) on fait la part belle à la "Tupperware economy", celle des gens que l'on rassemble et qu'on "monétise"...

Pour la qualité du contenu produit par les utilisateurs, oui, c'est de la "merde" à 99 % tous s'accordent à le dire, mais à la télévision c'est 99 % aussi, n'est-ce pas ?


Ah, décomplexitude, quand tu nous tiens...

dimanche 9 décembre 2007

[Définition] Monétiser (le temps libre, le surf sur le net, la vie privée...)

C'est visiblement le terme en vogue dans le landernau des connards qui nous dirigent et nous pourrissent la vie. Difficile de savoir de quelle cervelle pourrie est sorti le vocable, mais à partir du moment où le chef de la bande (et oui, sarkozy est président, je sais c'est effrayant) l'a lâché à l'antenne, il y a fort à parier que ça devienne un phénomène de mode.

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