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lundi 31 décembre 2007

[Document] La genèse de l'antipub

Le dernier "Manière de voir" (hors série du Monde Diplomatique) s'intitule La fabrique du conformisme. Cet ouvrage coordonné par Mona Chollet (je vous ai déjà dit que je voulais me marier avec elle quand je serai grand?) est indispensable. A tout le monde. Il décrit, décortique, analyse, les (auto-) servitudes modernes, l'uniformisation de la pensée, et les méthodes actuelles de soumission des masses.

Dans l'un des ces textes, L'antipub, un marché porteur (François Brune), avant d'analyser en quoi ce mouvement (antipub donc) s'est mis à intéresser l'ennemi, l'auteur revient sur la genèse de ce phénomène. Pour comprendre pourquoi la méfiance et le rejet de la publicité ont des racines bien profondes, nourries de la résistance à la suffocante extension de l'idéologie de la consommation. Ce qui a contrario, évidemment, ne laisse de nous demander pourquoi une grande majorité d'entre nous a totalement succombé à l'hégémonie publicitaire, n'éprouvant plus le moindre rejet envers ces infâmes bannières de pub qui défigurent internet et polluent nos cyber-divagations.

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lundi 17 décembre 2007

[Document] La valeur sur le net.. rien de nouveau, que de l'eau au moulin.

Extrait d'un article de l'Expansion (un journal d'ultra-gauche bien connu), qui fait le point sur la valeur dans la "Tupperware economy" (aka Capitalisme 2.0) :

"Ils s'appellent Facebook, MySpace, LinkedIn, Viadeo, OpenSocial ou encore Orkut et ils ont le vent en poupe. Les utilisateurs se précipitent en nombre vers ces sites[...]
[Facebook]a ouvert la porte à une bataille féroce entre les grands acteurs du web d'aujourd'hui, toujours en quête de plus de trafic sur leurs sites. Trafic qu'ils tentent de monétiser avec de la publicité.[...]

Mais qui a-t-il donc qui vaut de l'or dans ces sites dont le contenu est entièrement généré par les utilisateurs ? Nos données les plus personnelles. En effet, la première étape que l'utilisateur doit franchir pour utiliser ces sites consiste à se créer un profil, souvent très renseigné. Age, sexe, intérêts, diplômes, emploi, localisation, opinion politique, statut matrimonial et photos sont les bases de ce profil, véritable identité numérique que nous donnons à voir à tous. Et plus nous renseignons ce profil, plus nous avons de chances de susciter de l'intérêt. Il y a donc une forte incitation à donner ces informations. Cela a une valeur inestimable pour proposer de la publicité ciblée. Plus encore, le réseau social digital que nous constituons en utilisant ces sites nous transforme en propagateurs de publicité ciblée. Une marque de voitures de sport intéressée par le réseau d'un jeune cadre supérieur urbain célibataire et amateur d'automobiles a toutes les chances de trouver sur Facebook les groupes qu'elle va vouloir atteindre. Et le marketing viral, ce fameux bouche à oreille numérique, fonctionne d'autant mieux que ces groupes sont très ciblés et actifs. C'est le grand principe de la réunion Tupperware, dans lequel des mères de famille réunissent leurs amies pour leur vanter les mérites des boîtes de rangement moyennant une commission sur les ventes, réinventé et démultiplié sur l'Internet.[...]
"


La fin est magnifique.. et c'est Dominique Piotet, président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco qui le dit :
"La question de l'exploitation des données personnelles est une des plus délicates à régler sur l'internet. Il est très difficile à réguler, tant il est ouvert et international. Nos vies digitales, ainsi instrumentalisées et monnayées sont-elles préservées ? Comment éviter les abus ? Est-ce acceptable, et sommes-nous conscients des dangers qui nous menacent ? Ce que nous retirons de ces sites est-il suffisamment précieux pour que nous acceptions ce risque ?"


Putain ces gauchistes radicaux, toujours prêts à gâcher les vacances des pauvres utilisateurs de réseaux sociaux publicitaires.

mardi 11 décembre 2007

[Dixit] Le web3 c'est bien mangez-en !

En ce moment se tient le grand raout des "monétiseurs" à la con. Chef guignol (aka waf-waf Sarkozy, aka Loic Le(plus con tu)meur) a rassemblé la lie du net mondial à paname (que l'on surnomme déjà cyber-mexico en raison du taux de pollution virtuelle dégagée par les participants). Libération y a envoyé la fine fleur du blog (je vous jure, je sais pas où c'est qu'ils les ont trouvé les deux, là, mais c'est une sacrée paire de vainqueurs) en reportage. On passera sur le fond des billets (qui est un peu comme celui de la connerie générale des invités de Loic, inexistant).. mais les propos rapportés sont marrants (c'est pas le terme exact, mais j'en ai marre d'utiliser des gros mots) :

Les courageux du matin sont bien récompensés : en plus d'avoir droit à un très bon animateur de débat (Laurent Haug de la LIFT Conférence) on fait la part belle à la "Tupperware economy", celle des gens que l'on rassemble et qu'on "monétise"...

Pour la qualité du contenu produit par les utilisateurs, oui, c'est de la "merde" à 99 % tous s'accordent à le dire, mais à la télévision c'est 99 % aussi, n'est-ce pas ?


Ah, décomplexitude, quand tu nous tiens...

dimanche 9 décembre 2007

[Définition] Monétiser (le temps libre, le surf sur le net, la vie privée...)

C'est visiblement le terme en vogue dans le landernau des connards qui nous dirigent et nous pourrissent la vie. Difficile de savoir de quelle cervelle pourrie est sorti le vocable, mais à partir du moment où le chef de la bande (et oui, sarkozy est président, je sais c'est effrayant) l'a lâché à l'antenne, il y a fort à parier que ça devienne un phénomène de mode.

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