LEBOBLOG

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jeudi 7 août 2008

Les Rives Sonores, samedi 2 août 2008 - Greedy Guts (ou pas), Sexypop, Slaene


Intro. Saturday night looze fever. Samedi souer on devait enterrer une larve célibataire en sursis qui va se transformer dans une semaine en charmant papillon avec une corde au cou. Un gersois basané parti faire fortune chez les sombreros pour le compte d'un gang de san diego (j'ai jamais bien compris s'il refourguait des machines à plier les tubes ou de la cocaïne) (mais il rigole toujours et il est jamais fatigué) et bien décidé à se faire pendre par chez nous. Le gringos devait ramener sa carcasse par le vol de 20H00, mais dans sa volonté touchante de s'intégrer aux coutumes locales, il a prolongé la sieste et à raté l'avion. Le con.
Enterrement déprogrammé, j'avais donc mon samedi de libre. Plutôt que d'aller affoler une fois de plus mon ethylotest intérieur, j'ai décidé de mettre à profit cette soirée pour augmenter mon capital culturel en assistant à l'une de ces soirées instructives qui fleurissent dans notre bon sud-ouest. Direction le forum ToLoozePunkers, ou j'apprends que dans le tarn y'a les Greedy Guts. Je suis pas fan de hardcore californien à casquette, mais ça ira pour ce soir.

Direction "les rives sonores" (à saint-jean de rives)(sonores). Dois-je encore faire l'affront à mon lecteur adoré de préciser que comme d'hab j'ai raté la moitié de la soirée? En même temps c'est pas comme si c'était pas fait exprès. C'est donc pendant Slaene que j'ai débaroulé sur site. Ambiance kermesse, pas besef de monde, la plupart en train de roupiller sur l'herbe. Mais les gens sont gentils, quand le chanteur leur a demandé de se lever et de s'approcher, ils l'ont fait. A la réflexion ce doit être un poil flippant de jouer devant un public allongé. En même temps on minimise les risques de pogos macho pogo bobos, certes. Y'a du concept là ; pour les prochains concerts anarcho-punk radicaux, il faudra leur soumettre l'idée d'une pelouse (bio) devant la scène, les mecs s'allongent ou s'assoient, et comme ça, no violence on da pit. A noter. Pour en revenir à Slaene. En fait c'est pas super simple de parler de ce type de groupe. Parce que bon, ils ont l'air sympa, joyeux, carrés, ils se donnent à fond, ils y croient. Mais putain que ça dégouline de banalités, de bons sentiments, de superficialité. Slaene, c'est de la fusion datée. Ca pouvait cartonner il y'a dix ans, ça rappelle le début des lofo, toute cette époque qui tentait de mélanger métal rap funk ; ça se laisse écouter sans véritable déplaisir mais ça s'oublie aussitôt les micros coupés. La musique est carrée, on voit bien que les zicos sont balèzes et qu'il y'a du boulot derrière, c'est typiquement le groupe à tremplin, celui qui n'en veut, qui a fait la une de rocksound, et qu'on va rapidement oublier parce qu'il n'y a rien à en retenir. Ah si, ce refrain magnifique, "Soyons vigilants, soyons méfihants (la y'a une couille au niveau du nombre de syllabes, ndr), pour les respect de nos ancêtres et celui de nos enfants". Oui voilà, respect. Et ça finit en kargolade, tout le monde sur scène.



Interlude guilleret. Sur le parking municipal, la jeunesse délinquante tarnaise écoute Billy Ze Kick à fond de burne. Ca fait un choc. Surtout quand c'est enchaîné avec le neuronalement dangereux "mets de l'huile". C'est des oufs dans le coin.

Enquillent les Sexypop. Encore une fois c'est pas exactement mon style de zic, mais un groupe qui s'est tapé la route depuis angers pour jouer devant cinquante pèlerins et cinq marmots (les pauvres gosses, ils savent même pas lire que déjà ils sont sourds) éparpillés dans un champs et qui jouent à donf, sans montrer une once de grosse tête, sympa avec l'orga (je ne sais pas ce qu'ils ont fait à bouffer, mais tout le monde a remercié quinze mille fois Rockcitarn), ça mérite au moins qu'on y jette une oreille. Et c'est moins pire que je pensais. A vrai dire, si le chanteur arrêtait cette insupportable voix mélo/émo, je dirais presque que c'est écoutable. Et je serais limite hypocrite, parce que sur scène c'est vraiment pas mal ; la base on va dire que c'est de la emo-power-pop (du hc melo en plus chiant), mais les cassages de rythmes (le batteur est vraiment balu), les changement de voix (mélo/hurlé) donnent un set bien énervé et pas monotone, contrairement à ce que j'avais imaginé. Je range donc ça du côté des bonnes surprises. Bon après si on cherche à creuser, évidemment on va trouver grand chose, pas même un site web (juste la merdespace habituelle qui leur sert de vitrine officielle), et une finition très mainstream , gros son, pas un poil qui dépasse, chant anglais et pas de messages entre les morceaux. C'est bien étudié, efficace, et suffisamment lisse pour entrer sans difficulté dans les oubliettes de l'histoire une fois que le groupe aura splitté.



 Intermède fôlatre. Sur cet inénarrable parking municipal, alors que je gribouillais quelques notes que je n'arriverai pas à relire, un teufeur speedé est venu me demander si j'avais pas un stylo. Difficile de répondre non. Grand seigneur, j'entame une nouvelle page et lui demande de me la balancer son infoline. Il me dégueule une suite de nombre avec au milieu un "x" (oui, la lettre "x", comme dans les films de q). Et ce "x" le laissait perplexe. Si bien qu'il m'a demandé une demi-douzaine de fois si ça existait sur un clavier de téléphone. Je lui ai suggéré autant de fois qu'il me posait la question que c'était peut-être la touche 9, mais je suis à peu près sûr que son cerveau n'a jamais réussi à faire le rapprochement, et quand il a fini par décarrer avec son bout de papelard dans les pognes (il a peut-être senti monter en moi cette sourde hésitation ; gauche ? droite? dans quelle narine allais-je lui planter mon stylo?), l'idée de taper 9 pour un "x" avait l'air de lui sembler toujours aussi saugrenue. D'ailleurs, à la réflexion, son X c'était probablement une astérisque. Mais alors, putain qu'est que j'en avais rien à battre.
Pendant ce temps, sur scène les Greedy Guts faisaient les balances. A minuit. Supaire.

Les Greedy Guts c'est plus ce que c'était. Aaaahh... bon je sais par avance que les Greedy Guts je vais pas trouver ça terrible, mais une petite rafale de hc californien bondissant, si ça fait pas du bien, ça peut pas faire de mal.  Et voilà donc le fameux chanteur chauve tout timide aux mimiques efféminées, le bassiste trappu, et.... heing ?!? Euh.. ça fait un bail que je les ai pas vu, mais dans ma mémoire le chanteur portait une casquette et sautait partout, le bassiste s'appelait Nathalie, et l'ensemble ne faisait pas de la somno-pop à la placebo. "Bonsoir, on est pas les Greedy Guts, ils n'ont pas pu venir, on est Spank".
Ah. Okay. Déjà le mec il est moins con que De Palmas, il a bien vu le doute en nous s'immiscer. Mais bon, comme dit le poète ; "quand ça casse les couilles, ça casse les couilles". J'ai tenu deux morceaux. Je ne sais pas qui du système neuronal ou névralgique aurait lâché en premier, mais comme je ne suis pas joueur par nature, j'ai préféré garder les deux en état de fonctionner, quitte à m'enfuir pendant le troisième titre sans connaître la réponse.



Rebelle un jour rebelle toujours. Au retour j'ai refusé le racket à 1 euro 30 que la noblesse locale impose aux gueux comme octroi à l'entrée de la ville ; j'ai paumé trois quarts d'heures à traverser des patelins aux consonances grolandaises.  Ce qui au prix de l'essence à dû s'avérer une opération vachement rentable.

vendredi 18 avril 2008

[Compte-rendu] Les 10 ans des dAHUgAROU - L'Autan (Toulouse), 5 avril 2008

On n'a pas tous les jours dix ans. Arf. Bon. Je m'étais promis de ne pas commencer ce compte-rendu avec cette phrase toute nulle; je tiens jamais mes promesses. Je suis une looze. Un born to looze punker. Poue-pouet. Déjà, à la base, j'avais décidé de ne descendre que pour le week-end. Me fallait juste un billet d'avion aller simple comme bonjour. Ou au revoir, en cette période cela dépend beaucoup de la validité de tes papiers. Chez Air-France sa mère une aller simple c'est 330 euros, soit deux fois plus cher qu'un aller-retour. Si, si, vous pouvez vérifier, chez air-france quand tu divises le nombre de trajets par deux, tu multiplie le prix par quatre. Je ne sais pas si le mec d'Air-France chargé d'établir les tarifs va remporter la médaille de la connerie tant la concurrence est rude, mais pour la médaille Fields, c'est mal barré. Et sur zizijet, c'est un peu moins du vol (dans les deux sens du terme). Autant se taper le trajet en caisse, n'est-il pas? Bon pour un week-end c'est un peu naze je vous l'accorde. Alors autant se prendre une semaine de vacance, descendre hors wikande, et faire le plein à Cahors. ; on y trouve des pompes de facture avenante (et salée aussi) (mais c'est pour la bonne cause). Comme dans le cul de l'abFabia y'a plus de place que dans la soute d'un airbus (je précise à l'attention des conos graveleux que l'abFabia est la voiture officielle du boblog et de la CCMPP) je prends le matos de retransmission, dès fois qu'à l'Autan y'ait de l'internet qui s'enfile. Ce qui s'avérera aussi encombrant qu'inutile, mais quand on va à toulouse, on fait pas les choses à poitiers (cot-cot) (oui, en l'honneur des dAHUs, les "pouet-pouet" seront remplacés par des "cot-cot").
Après 680 bornes d'A20 (voir figure 1) entrecoupées de nationale 20 (voir figure 2), j'arrive en sud-ouestie.


Figure 1


Figure 2


Je ne vous raconterai pas ce que j'ai fait (ce que l'on m'a forcé à faire) le vendredi soir ; ceux qui savent (sont des bâtards) ont un dossier ça comme sur ma gueule. Enfin bref, heureusement qu'à huit heure du mat' les perdreaux sont rentrés au nid ; j'ai pu rejoindre mes pénates sans passer par la case zavezbu/souflezladedans. Cela dit, le samedi j'étais frais comme un gardon moisi et j'ai arrivu pas super en avance à l'Autan. De toutes façons y'avait pas le woufi ni la place de foutre des micro (ou alors dans mon cul mais c'est un peu la merde) (ah oui oh ça va, je vais peut-être pas le laisser ça). Alors je pose mon bordel à côté des amplis, et décide d'aller snober une cousine ariégeoise au second degré (nan j'ai pas dit que les ariégeois comprenait le second degré, je veux juste dire que oh et merde).. Au passage j'en profite pour ignorer Manon et ne pas voir Jul Medef ("mais si il y était cono, tu l'as même filmé !"... ah putain là c'est plus un problème de lunette, c'est ce qu'il y'a entre les branches qu'il faut remplacer !).
Les dAHUs sont chauds (et ils ont grave les miquettes), c'est leur dix ans.
C'est leur soirée.
Tout est réglé comme du papier amuse hic (cot-cot). Brassens'not dead (c'est le nom du sonoman, c'est marqué dans son dos) envoie l'intro. Les répliques cultes des Tontons flingueurs sur la musique de Mon nom est personne.


 

Fin de la séquence, et sur le célébrissime "Happy birthday to you" de Lino Ventura, le drap "dAHUgAROU" somptueusement bordé de léopard (lo dahu a bien kiffé les lopettes) se soulève, les reusta du soir entrent en scène, c'est le délire dans le public. Quatre dAHUs costardcravatés sur chemise blanche, lunettes noires et feutres vissés sur le crâne ; les blues brothers étaient quatre (dont deux en short) et faisaient du punk rock des collines. Et pendant que l'intro balance la St Raoul (le cri qui dessaoule) le groupe s'installe sur scène. Le drap aussi. L'émotion était trop intense, à la Saint Raoul tout le monde s'écroule, le décor avec. Pas grave, on enchaîne, on fait péter la cuve à propergol au chalumeau oxhydrique, burn toulouse burn ! intro garageuse et wack'n woll no limit, la soirée arianniverseraire vient de calciner son pas de tir, le groupe a mis les gaz pour un vol qui n'a rien de stationnaire.
Revisitant dix ans de discographie, le groupe enquille avec une égale jovialité les pièces de musée et les inédits. Filmer le set tourne parfois au véritable calvaire ; pas seulement à cause de la tendinite insidieuse qui se fait menaçante (un punk rock elbow, la classe), mais parce qu'il faut réprimer l'envie de secouer la tête comme un malade et de sauter comme un con kangourou.
Le set se finit sur Feignasse (dont l'intro à base de Oi! Oi! est assez surprenante). Le public en furie réclame Les Poules (bien que de toute évidence il ne les aime pas), il ne les aura pas. A la place il aura du homard. Et des Shériff. Tout de suite après la pub le quart d'heure local, cong.


"A soirée exceptionnelle, mesure exceptionnelle !", annonce Topine. Le taulier à joué le jeu ; histoire de faire encore monter la pression pendant l'interlude, la bière est à 1 euro.
Le temps de transformer un dAHU en crustacé, et c'est une tripotée de stars (bientôt) mortes qui débarque sur la scène. Clau-Claude Françoué, Jacques Dutrong, Didi Criverz, et Renaud Séchian ; le Homard a la grande classe armoricaine ! Et ça démarre en trombe (quoi de plus normal après une rafale de bières en solde que d'avoir un pied dans la trombe) (cot-cot), avec une double reprise légitime des Sheriff. Qu'on se le dise, Homard c'est un concept qui tchue ; un all dead stars cover band punk with living stars guests. Car en plus des quatre vedettes desséchées du début (sous qui se cache un putain de bon groupe qui fout un putain de dawa), qui enquillent les reprises cultissimes (existence saine, ilot amsterdam, on nous cache tout, etc) viendront se joindre des reustas internationales à la gloire incontestée, de Sainte Foy de Peyrolières à Castelginest, de Montastruc la conseillère à Cintegabelle (où leurs noms évoque grandeur et magnificence quand celui de jospin est déjà parti dans les poubelles de l'histoire avec la tournée des éboueurs du 22 avril 2002 au matin). Bub Medef et Manu Asskro viendront faire la fameuse section cuivre sur New Orleans, Claire fera la section biniou sur Spicy McHaggis pendant que Mandy Bowls et Vi(n)ce TLP pousseront (fort) la chansonnette, Paillade ramonera Rockaway Beach et Stoump exécutera un Shériff "de toute bôôté". Putain ils avaient quand même sacrement bien fomenté leur coup, ces enfoirés !
Est-il nécessaire de préciser que tout ceci fut conclu par une exécution publique en règle de gallinacées ? L'Autan le poulailler le plus bruyant de l'Ouest !



La soirée s'est finalement terminée (avec les dAHU quand y'en a plus y'en a encore) avec une tombola ; tous les talons des billets d'entrée dans un chapeau et le tiré au sort se voit roué de coups et crucifié sur l'autel d'odin remettre une intégrale, un t-shirt, une affiche... et les heureux élus c'était que des filles et Stoump (qui est un peu une fille quand même quand il assiste à un concert des dAHU).

Alors que nous dégustions force taboulet, salades de riz, et couquizes mitonnés par Claire (qui joue aussi bien de la batterie -de cuisine- que du biniou des landes), le tout arrosé de vin âprement sélectionnés pour l'occasion sur le critère ultime : la dénomination (en fait je ne me souviens que du "tambouré", mais les autres étaient aussi cocasses), Jean-Louis, de "La cave à Jean-Louis" (le mythique local de répète des dAHUs), le Jean-Louis, donc, est entré dans le bar avec son catalogue manufrance et a tenté de refiler à Benoit des caisses en soldes et en polypololopropylène in-ca-ssa-bles pour y ranger ses fûts (les fûts dans les caisses, jusqu'ici tout va bien). Voyant que sa démarche n'intéressait que moyennement le batteur malgré l'offre pourtant exceptionnelle, notre Jean-Louis tenta de fourguer un lot de 600 médiators à Topine pour un prix tellement dérisoire que moins cher, c'est gratuit. Mais hélas, le régime alimentaire du guitariste étant plutôt tourné vers des choses comestibles, il ne voyait donc pas trop ce qu'il pourrait foutre de deux kilos de plastoc découpé en rondelle ; l'offre pourtant fort alléchante essuya un nouveau refus. Et c'est vers Manu des asskro que le vrp vip se tourna en désespoir de cause, comparant désormais les qualités musicales respectives de la trompette à cinquante euros achetée la semaine dernière et du trombone à coulisse à trois mille euros en mega promo page 172. J'aurais dû enregistrer, je manque cruellement d'a-propos !

Ya pas à dire, c'est quand même la meilleure soirée que j'ai passée depuis belle-lurette ! "On a pas tous les jours dix ans", okay... mais une fois par semestre c'est jouable ? Non ? Alleeeez...


J'y étais j'ai tout vu, j'ai tout filmé (ou presque..)
- Les photos de la soirées
- Les vidéos du set des dAHUgAROU
- Les vidéos de Homard et les Sheriff (part ouane)
- Les vidéos de Homard et les Sheriff (part tou)

samedi 1 décembre 2007

Tout le monde à poêle ! (Never mind ze cuizine)

C'est tout de même scandaleux de n'avoir pas encore réservé (dans une poêle couverte) de billet à ce magnifique, que dis-je ce succulent ouvrage qu'est "Never Mind ze cuizine" aux éditions Popote's not dead. Inutile de vous précipiter à la Rnac ou même chez votre libraire, ya pas de code beurre, c'est pas distribué. Quant à mon dealer adoré (du cul), il l'a pas en stock, et de toutes façons c'est pas exactement le genre de la maison de promouvoir l'alimentation d'origine animale. Car, oui, il faut le savoir, ami végétarien, tu ne trouveras guère ton bonheur dans le fascicule culinaire qui sert de sujet au présent article. Autant en abandonner de suite la lecture, cela ne ferait qu'aggraver l'ulcère qui déjà commence à titiller tes profondeurs stomacales. Les recettes de la cuizine qu'est pas dead ne sont pas végétariennes.

Ce préambule expédié, passons aux choses sérieuses. Tout commence par un avertissement en forme de notice : "Dans ce livre il n'y a pas d'index, il se mange au jour le jour... Il commence le 6 du mois, jour de chance, et se termine le 5 du mois suivant, jour de disette[...]".S'ensuit une préface de Schultz (yes madam, the guitarist chanteur of the mythic parabellum)(*), rapide mais sympathique. Puis, une fois les pré-requis validés ("1.Savoir lire[...]") et la signalétique apprise par coeur (ou pas), vous pouvez vous lancer la grande aventure de la gastronomie punke.

Comme le mentionnait l'avertissement sus-cité, c'est donc une trentaine de recettes allant de l'"Escalope de veau aux asperges" aux "pâtes à l'eau", en passant par le "poulet aux ananas" et le "boudin noir grillé aux pommes", qui vous permettront une dilapidation saine et joyeuse de votre budget, de la saint rémi à la saint peau d'balle. Chaque recette est onctueusement illustrée de subtils (!!) collages de dessins, photos, textes en tous genres dans la bonne vieille tradition webzinesque keuponne (tout en couleur heing, on se fout pas de votre gueule).

Et à titre d'exemple, et parce que sur leboblog on a peur de rien (pas même du feu), la FACPG (Fraction Armée Carte Postale Gourmande) a testé pour vous (enfin, surtout pour sa gueule, mais un peu de démagogie de temps à autre, ça égaye le quotidien).. euh.. laquelle, déjà.. ah ouais.. "Filet de cabillaud flambé au pastis" (que celui qui doute un seul instant que ce choix est le pur fruit du hasard me jette la première pierre) (non tout compte fait, gardez-les).
Bon la recette c'est celle-là (en dessous, là) (clique pour aggrandir).

Bon.. grosso merdo ça donne ça (ah zut j'ai oublié de prévenir ricard qu'ils avaient fait du placement de produit sur mon blog)..

Un peu de zique, en attendant que ça chauffe


Et quand ça flambe, ça fait floutch !

Légende musicale:


C'était super bon, donc c'est un très bon bouquin que je vous recommande chaudement. "Olive au fourneau, Pat au stylo, Pat aux ciseaux".. et pour commander ce précieux ouvrage, téléphonez ici : neverdmindzecuizine_ad_yahoo.fr (ou matez les tables de presse dans tous les bons concerts).

 

(*) Là aussi c'est triste pour les parab, ils avaient un chouette site web.. mais visiblement ils ne sont pas assez impliqués dans le milieu de l'alternatif et doivent se contenter (sauf erreur de ma part) d'un polluspace merdique (tautologie exutoire). Ya vraiment un putain de laisser aller dans le DIY en ce moment, j'exagère pas...

mardi 27 novembre 2007

Brigitte Problème et son Gilbert Bop au Mondo Bizarro (ya un bail)

Soyons clairs ("être une looze n'empêche pas d'être clair", proverbe de notaire), ce n'est pas parce que j'ai réussi à rater Orléans (ça positive ça, non? "j'ai réussi à rater".. ça fleure bon son oxymore, mais en même temps ya la notion de réussite, et c'était pas simple à caser dans l'affaire) et le concert astrolabesque des Brigitte Bop (j'aurais pu dire "le concert brigittebopesque à l'Astrolabe" mais je trouvais la locution encore plus nulle que l'autre), que je vais pas vous envoyer quelques vidéos inédites en travers des mirettes. Les plus oeil-de-lynxeux d'entre vous (ah oui, la fête du néologisme perrave) (si si ça tombe un 27 novembre) auront remarqué que j'ai mis sur YouTeub quelques ouidéos du Mondo Bizarro. Elle était sympa cette soirée à Rennes (petite précision, faire une soirée "à Rennes" ne signifie pas qu'on va assister à une corrida) ( c'est important de le signaler) (nan c'est pas la fête du jeu de mot pourri, c'est le blog du jeu de mot pourri). C'est sympa Rennes, by night, surtout au sud, là où t'as rien à y foutre parce que le Mondo il est au nord. Sens de l'orientation un jour, sens de l'orientation toujours. J'ai quand même fini par rejoindre le bar. (Là j'avais prévu de commencer la phrase suivante par "une fois le bar atteint", mais Desproges l'a faite avant moi). Bon, là c'était un peu le rendez-vous de la hype, avec Melvin, Cha, Known, Giole, Zerick (en grande forme), et Starsky qui filmait tout le monde (je me demande d'ailleurs si, pendant que j'admirait les ruelles des quartiers sud rennais, y'avait pas les Bimbo Killers en toute première partie). J'ai débarqué (on est pas en normandie, ça prète pas à confusion) en plein dans le set des Gilbert et ses problèmes. Et franchement je fus bien content de les revoir.

Gilbert et ses problèmes c'est un peu les survivants de la vague skacore (kargols, skunk...) à la française (les voodoo glow skull, qui ont inspiré tant de groupes, continuent pépères). C'est vraiment un style que j'affectionne tout particulièrement, et même si les Gilbert ne sont pas les représentant les plus légers du grand sud, leurs textes ne sont pas toujours tissés dans du fil d'une grande finesse (bon là je pense surtout à des morceaux comme "tuez le borgne" ou "viva la muerte"), il ya quand même quelques petits bijoux qui sont de puissants vecteurs d'agréabilité à mes oreilles. Comme par exemple ce "Jeu de l'oie"..

 

Et ensuite, vinrent sur scène, nos twist punkers favoris. Un set brillant comme à l'accoutumée (avec toujours ce petit reproche en coin de délaisser trop rapidement leurs meilleurs tubes au profit de nouvelles compos que le public découvre in situ, et que donc, forcément, il ne connaît pas). Gob s'époumone (en montrant du doigt), Charles pose, Bastos harangue, Yann faut pas le faire chier, et Lolux peinarde (mais en cadence) derrière ses fûts. Que du bonheur. Ce qui était des nouvelles compos sont désormais gravées sur le sol scintillant de la grande Autoroute du punk. Et parmi elles, un "mayday mayday" pas vraiment twist, mais bien puissant. Enjoy les nonoeils !


-la vidéo sur YouTeub-




Edit du 28/11/07. Afin d'illustrer ce succulent billet, ou tout au moins la partie concernant eul skacore, je viens de rajouter à la playlist radiokipu trois petits morceaux (oui seulement trois, je vais pas non plus pourrir l'ecclectisme de la programmation par une surpondération skacoreuse, quand bien même serait elle justifiée par la judicieuse exemplification d'un compte-rendu à l'arrière-goût nostalgique) (voyez-vous). Il ya donc du Kargol's (Surfin Kargolade, morceau qu'à ma connaissance on ne trouve que sur la compil la liberté est ailleurs), du Skunk (CFP2T), et du Voodoo Glow Skull (Voodoo Anthem, "Ren-dez-voodoo! who do voo doo we doo, fuck you!!"). Enjoyez les noreilles.

lundi 26 novembre 2007

[VGLP|<<] les résultats du blind test

Une fois n'est pas coutume, il n'y aura pas de podcast de la première partie de l'émission. Je l'avais placée sous le signe de la paresse, il n'y a donc pas d'incompatibilité à ça. La pseudo chronique sur les Bimbo Killer ne faisait que commenter rapidement celle de Pierre Etbunk dans le dernier CQFD. Alors que le camarade du chien rouge déclare "le gang officie dans un style unique : le bloody punk'n'roll", moi j'entre en rupture grave, n'hésitant pas à donner du concept à mon tour en définissant leur zique d'"hemo-punk". Ca veut dire exactement la même chose, mais moi j'y ajoute un calembour minable. et quand on a du vampire dans le folklore, ça compte, les trucs en sus. Bon, je vais pas m'attarder (comme disait Pascal Duquenne dans le huitième jour), je pense que je ferai une chronique sur ce CD d'un genre bien particulier (et super mal foutu, le livret fait plus d'un demi-kilo et mesure 17 centimètres sur 24! c'est n'importe quoi!) d'ici deux ou trois ans, le temps de lire les paroles. Et sinon, je tiens à confirmer que le morceau intitulé "le bayou" (en hommage à françois bayou) (ou pas) est bien à classer dans la catégorie "prise de tronche incoercible", que quand t'écoutes ça le matin dans ta caisse, c'est jusqu'au soir que tu chantonnes "wap wap wap pou pa le bayou". Et franchement, parfois, t'as l'air vraiment con. (bimbo killers, salauds).
Quant à la chronique "anti-myspace", je vais la retoucher et elle viendra inaugurer une série épisodique de billets consacrés à la pseudo-gratuité, la pub, le diy, etc.. histoire de compléter le manifeste et de taper le bout de gras sur le sujet.

Et maintenant, que vais-je faire? Vous donner les résultats du (wap wap wap pou pa le bayou) blind test spécial reprises. Tout cela s'est fort bien déroulé, et je tiens à dire que les concurrent se sont montrés d'un fair-play sans faille (allant jusqu'à s'interdire l'accusation de "magouiiiille" en l'absence de Jul, qui en est le détenteur exclusif des droits) (wap wap wap pou pa le bayou). Quelques titres ont toutefois donné lieu à controverse. Il semble effectivement que Tainted Love fût chanté en premier par Gloria Jones, et non soft-cell. On s'en fout un peu, mais c'est important (même si on s'en fout un peu) que cette vérité historique soit rétablie (même si on s'en fout un peu) (wap wap wap pou pa le bayou). Un autre point d'achoppement eut lieu sur une reprise des Eagles : ce con de winamp (car winamp est un con) n'affichait pas le titre ni l'auteur. Bon, pour le titre ok, mais pour l'auteur de la reprise, dans les tags j'avais DaddyZ. Potatoes soutenait mordicus qu'il s'agit d'un reprise de Nofx (du early one, passque la prod c'est pas exactement ce qu'on est habitué à entendre). Bref, je sais plus trop ce qu'on a décidé (et pourtant c'était moi l'arbitre, mais bon, errare humanus wap wap le bayou).. toujours est-il qu'au final, si j'avais regardé le titre du mp3 au lieu de mater les tags, j'aurais vu qu'il s'agissait tout connement des "me first and the gimme gimmes".

Au final, et comme l'atteste la feuille de match ci-dessous...


...c'est Paria le number ouane (bien qu'il soit arrivé avec une demi-heure de retard!) (bravo l'artiste wap wap wap pou pa le bayou). Suivi de Raf, et de Potatoes. Bravo les gars !




Si tu veux bien pourrir ta journée, clique ci-dessous (et deviens un vrai zombie)...


vendredi 16 novembre 2007

Attentat Sonore au CICP

Après CPPN, c'est au tour du Pélican Frisé de gambader sur scène. Le volatile fait du ska, et comme je ne suis pas particulièrement friand du style, je passe totalement à côté du set (je n'ai ni photo ni vidéo, ce n'est pas un boycott, c'est juste que j'ai pas vu le temps passer). C'est un peu le problème quand on est préposé à la tambouille, même si ça mitonne tranquillement, faut toujours garder un oeil sur le chaudron. Et du local à poubelle, la vue n'est pas spécialement magnifique (sauf quand de charmant spécimen de keuponnes viennent tenter de me convertir au myspecisme, mais c'est hors sujet ici). Local à poubelle dans lequel Bibi Konstroy nous a joué au stakhanov de l'interview pendant les deux heures de direct hertzien dévolues à son émission.
Et parmi ces interviews rondement menées, il ya avait celle du groupe dont au sujet duquel il s'agit (Attentat Sonore, faut suivre), et dont au sujet duquel je vous propose d'écouter ladite interview (dessous, là faut cliquer sur play). Interview qui contient en son milieu un ninédit (dont on saura peut-être le nom, un jour)...





Attentat Sonore porte plutôt bien son nom, car le déluge sonique punk, ça se pose bien là. Et autant au niveau de la zique, que du chant ; deux voix, un chant mixte pour bien nous rouleau compresser.. bref ça dépote sévère. Jugez plutôt (waf) !



-la vidéo sur Youteub-

 

 

On récapitule:

mardi 13 novembre 2007

RFPP CPPN CICP

Comme vous avez pu vous en rendre compte, la Cellule Combattante Marie-Pierre Planchon était dans la place ce dimanche 28 octobre pour une retransmission en direct du CICP. La cible était une soirée de solidarité avec Fréquences Paris Plurielles, et l'objectif principal de retransmettre Konstroy sur son créneau habituel, de 18 à 20h, l'émission étant réalisée, pour le coup, sur le lieu même des opérations, à savoir le coquet local à poubelle (transformé pour l'occasion en succursale de la nasa). Erick nous ayant prévenu que le serveur de propagande risquait fort d'être bien chargé, voire indisponible, la Balayette Connexion(c)(tm)(p) a franchi une étape supplémentaire (one step beyond, comme on dit en skankie) dans l'auto (mobile, journal, nomie, rayez les mentions inutiles) du bordel internaute, en installant son propre serveur de stream. Et comme c'est du icecast2, on a pu, délire, fonctionner au gpl (bravo, c'était bien "automobile") et retransmettre en ogg.

Et cette soirée ? La solidarité avec RFPP tout ça... Le mieux c'est de laisser la parole à Juliette, directrice d'antenne, interviewée pour l'occasion ("automobile" on vous dit), par Bibi Konstroy (dans le local à poubelle, donc.. la grande classe). Tout y passe, un petit historique, un état des lieux, pourquoi ça commence à chier dans la colle (fin des emplois aidés) et pourquoi ça va pas s'améliorer (arrivée de la radio numér(d)ique avec obligation de s'équiper en matos hors de prix)...


Puis les interviews ont continué (on s'écoutera plus tard d'Attentat Sonore), y compris pendant le début du set de CPPN (pas de site pas de lien). CPPN c'est du punk rock from paris, groupe plus jeune par l'existence que par la moyenne d'âge. Et parmi les (plus tout jeunes) membres du groupes, on retrouve au chant, Oliv, le fabuleux créateur du succulent ouvrage "Never mind ze cuizine" (dont je je vous causerai un jour, c'est promis, j'ai fait la recette du cabillaud au pastis, j'ai des photos affligeantes et des brûlures au troisième degré -non j'déconne-, je vous montrerai).

Ajoutons qu'ils ont sorti un album "La classe", en co-prod avec Konstroy Prod et Talion Prod (Gilbert et ses problèmes), mais à part un polluspace , on ne trouve pas beaucoup de trace du groupe sur le net. Si j'ai bien compris ils ont dealé avec le site les-independants.com et donc leur album devrait y être téléchargeable (à 80 cents d'euro le titre) mais pas de trace non plus... Vous aurez plus de chance en allant aux concerts (ou alors à la fnac, vu que c'est distribué par music mosaic, enfin ya le logo dans le lot, mais pas de trace de l'album sur le site non plus). Bref. Toujours est-il qu'au cicp ils étaient plus faciles à trouver, vu qu'ils étaient sur scène. Et bien qu'ils aient joué pendant la retransmission, je me suis octroyé un abandon de poste doublé d'une excursion dans la salle, au moment pile poil où la salle conquise allait pouvoir reprendre en choeur le désormais culte Yeah ! Yeah ! Morceau qui me laisse cependant un tantinet interrogatif, car sur leur album, à l'écoute des extraits de film entourant le titre, il semble clair qu'il fasse office de bande-son aux Tontons flingueurs. Or moi, ya rien à faire, mes neurones l'associent inexorablement à Ne nous fâchons pas (dans lequel Jean Lefevre, aka Leonard Michalon, se mange des claques en running gag, et les cadavres squattent à tour de rôle le coffre d'une R12 Gordini)..

Alors d'après vous.. Tontons flingueurs ? Ne nous fâchons pas ? autre ?...

 


vendredi 17 août 2007

En passant par le Fuck Féria..

(au départ j'avais intitulé ce billet "Comme une envie de Béziers", et puis, probablement victime d'un reflux -momentané je vous rassurre- de mauvais goût, j'ai aseptisé)(je ramollis)(en un seul mot! ya pas de corrélation.. voyous!)

Comme je vous l'avais subrepticement fit comprendre lors d'un post précédent, l'auteur de ces lignes est en vacances. Et comme chaque été, il quitte ses pénates sud parisiennes et s'en va quérir repos et sérénité dans la ville rose (là c'est plutôt un temps de merde, mais passons). Habituellement la question du trajet ne se point sentir, mon affinité naturelle pour la ligne droite ayant tendance à supplanter toute velléité de rigolade en matière de navigation autoroutière. Mais cette année, non. En fait, j'avais prévu de passer par Lorient (qui comme son nom l'indique se trouve à l'ouest), voir son concours de coiffure à la marge simpson et son défilé de musiciens en jupette. Probablement qu'une boite de doliprane et quelques boules quies auraient été nécessaires à la survie des rares neurones qui hantent encore ma caverne inter-auriculaire (comme le disait woody allen(*), "a gentleman is someone who knows how to play bagpipe, but who does'nt"), en attendant une régéneration vespérale insufflée par le king de la Bretagne, Edouard Nenez (qui jouait gratos dans un troquet) ou par les décibels rageurs d'Oi Polloï épaulés les Ramoneurs de Menhirs (qui jouaient aussi dans un troquet, kek part). Mais comme le flan ne se démoulait pas sans accroc, j'ai préféré changer d'itinéraire. Disons que dans un autre style, le trajet Chablis, Nuits-Saint-Georges, Tavel, valait bien qu'on lui accordât les kilomètres en sus (pas que de la glace) pour rejoindre Toulouse.
Ce fut fait.
Mais là où ça commence à avoir un rapport avec la choucroute de ce blog (parce que bon, jusqu'à présent entre un méga festoche folklorique évité et les champs-élysées de bourgogne, c'est pas vraiment dans la ligne éditoriale), c'est qu'entre Tavel et Toulouse il ya Béziers. Or, actuellement c'est pile-poil dans la féria. Et qui dit "féria", dit "fuck féria" (si, si). Comme ce serait un peu con de passer dans le coin et de pas s'y arrêter... ben je m'y arrête (et pourtant je suis pas la moitié d'un con) (mais personne n'est à l'abri d'un éclair de lucidité). Evidemment, on a beau être mardi souer, impossible de se garer en ville, la moitié des rues est bouclée, c'est un peu la mémerde. Et la seule indication au sujet du lieu du concert c'est "sous le pont-canal". Supaire. Bon, vu la gueule du patelin sur la carte, si on prend direction Narbonne on devrait finir par trouver (et si on trouve pas, ben au moins on se casse du bled). En passant devant un campement de bus pourris et de punkachiens, je me dis que je dois plus être très loin. Effectivement.
Je finis par trouver le lieu même du concert, qui est bien sous la voûte d'un pont (comme quoi l'indication, si elle pas très instructive est au moins exacte :o)). Double avantage : le son est bon, malgré une sono assez sommaire. Et comme c'est en bordure de l'Orb, le concert est à l'abri d'une éventuelle charge policière. Cela dit, ça fait huit ans que le "fuck féria" a lieu, si la mairie voulait faire de la prévention anti-punk, je pense qu'elle pourrait s'en donner les moyens sans trop de problème.
Bon moi perso je pensais que le "fuck féria" (je n'y avais encore jamais mis les pieds) était une sorte de contre-festival, un évènement "engagé" pour marquer le coup et protester contre la tenue d'une féria. Genre je m'attendais à quelques stands d'asso, des tracts.. Pas même. Le "fuck féria" c'est un rassemblement estival de travellers, en marge de la féria de Béziers, avec des concerts gratos en soirée. Je suis arrivé à 23h, c'était Furaya. Le premier groupe. Tain. Bon. Je voulais voir Fiction Romance, et bien ce sera pour une autre fois. En attendant j'ai pris quelques tofs de Furaya, la plupart sont ratées (avec les voutes, le flash ça faisait n'importe wak). J'ai aussi une ouidéo, je la mettrais sur Youteub quand je serai plus en 56k. Sinon, Furaya c'est du metal-rap de Narbonne, bien véner, j'ai bien accroché. Enfin, ce serait pas du luxe s'il faisaient deux morceaux avec un seul parce qu'ils ont tendance à s'éterniser velu. Ils jouaient devant vingt personnes, mais ça il fallait un peu s'y attendre...
Et sinon, pour l'anecdote, quand je suis arrivé, j'ai traversé le lieu pour me retrouver face à la scène. Comme de toute évidence c'était pas Fiction Romance en train de décibeller et que je ne connaissais aucun autre groupe (enfin, c'est ce que je croyais) , j'avise deux gars en train d'avaler un sandwich et je leur demande s'ils savaient qui était en train d'officier. Ils ne savaient pas. Mais par contre, eux me connaissaient. "On s'est rencontré à Cabrespine. T'avais pas aimé notre groupe". Ah. Euh?  "Nasty Froggys". Oups. Et en plus dans la chronique j'avais sorti une connerie sur les batteurs qu'ont pas d'humour après avoir dragué la copine de leur batteur justement.
Le bon sens me suggéra de m'éclipser.
Le plus drôle c'est que je me souvenais absolument pas du groupe et du pourquoi j'avais pas aimé. Illegal process, Prohiber, ouais j'avais pas accroché non plus, mais je savais dire pourquoi. Les Nasty Froggys j'en étais incapable. Marrant.
Cela dit, je ne saurais pas si mon avis à leur sujet a évolué ; j'ai attendu la fin de Furaya et j'ai tracé.

Furaya



(*) non, woody allen n'est pas une distribution linux, couché bob ! 

lundi 28 mai 2007

Week-end "Les dAHUs font les Vosges" (part ouane, vendredi 20 avril 2007)

dahu - epinal - 20 avril 2007 fly dahu dans les vosgesLes vosges, comme dirait un ancien locataire de l'Elysée futur locataire de la santé, c'est loin mais c'est beau. Mais c'est loin. Six heures de routes dont deux pour faire soixante bornes ; les aventures constipato-automobiles de mon abFabia (qui fut dans une autre vie) rutilante dans les maladifs intestins de béton peri-banlieusards ne cesseront de m'étonner moi-même lorsque j'en viens à la narration d'icelles. Ya pas à dire, mais la grosse tache centrale ente Amiens et Orléans, c'est un véritable, un incommensurable, un gigantesque, un titanesque pot de merde goudronnée. Un interminable dépotoir de fumigènes à quatre roues qu'à certains moment de la journée seul un oeil avisé et suffisamment patient peut dire qu'ils avancent encore. Je le sais, j'en ai une de poubelle. Et en ce vendredi 20 avril, soit environ deux semaines avant l'investiture d'un nabot carriériste, féru de la matraque et lauréat multi-récidiviste du big brother award, dont la photo officielle allait provoquer l'hilarité générale c'est sûr avec lui qu'est-ce qu'on va se marrer... en ce vendredi 20 avril, disais-je, avant d'être interrompu par les forces de l'ordre, ma vaillante skoda, une poubelle tchèque (à ne pas confondre avec une ordure hongroise), me conduisant gaiement, sur l'autoroute du soleil, de corbeil-essonnes jusqu'à Nancy, mais faut sortir avant, à Bulgneville plus exactement, pour prendre.. la route infernale. Oh n'ayez crainte, il ne s'agit plus, cher lecteur, de vous concasser les olives avec mes tribulations oxygéno-déficientes en milieu routier, non. C'est bien pire. Il suffit de jeter un oeil à la carte pour se convaincre de l'effroi, que dis-je, de la terreur qui submerge le pauvre keupon maintenu depuis plusieurs heures dans l'impossibilité de picoler par les milices routière (et le besoin de lire correctement la carte, faut bien l'avouer aussi) lorsqu'il apprend qu'il devra affronter Vittel et Contrexeville ! Si loin de Marseille en plus ! Mais c'est avec un sang froid exemplaire que je fis fi (riri et loulou) de l'obstacle et me rendis aussi prestement que possible au fameux Rupt'Stick, sis à Rupt donc, patelin qui se prononce sans le p, donnant ainsi une autre saveur au nom du troquet, puisqu'alors on prononce rut'stick, ce qui, outre l'agreste calembour que n'eut pas renié un dAHU de passage, peut se traduire en français, pour peu que l'on accepte qu'il fut écrit dans la langue de chaque spire (et c'est pas pour vous embobiner c'est pour les besoins de la démonstration), rut'stick, donc peut se traduire en français par "baton de rut", c'est à dire, et oui mesdames et messieurs ; la bite ! Ah brawo ! J'ai donc traversé la moitié de la France en me tapant des kilomètres de queue pour voir dAHUgAROU jouer à la bite! Ah ça, on a le sens de l'humour dans les Vosges ! Vanony stylee !
Hein? Comment ça? Vous ne connaissez pas Vanony? Mhoooo !!!!
Bon allez, lecteurs privilégiés que vous êtes, afin de vous permettre d'entrer en contact (un brin frontal tout de même, attachez vos neurones) avec ce parangon d'humour vosgien, je vous lache ici-même un skouetche mémorable, qui aura par la même occasion l'heur de faire entrer dans vos tympan la douce musicalité de l'accent autochtone:




Maintenant fini de rigoler, on retourne à la bite. Au Rupt'stick je veux dire. J'y arrive peinard, avec une paire d'heure de retard sur l'horaire prévu, victime toutefois d'hypohoublonnie exponentielle qu'il convient au plus tôt de contrecarrer par un début d'abus dont consommation sur-modérée pouvait être dangeureuse pour ma santé.
Bonjour tout le monde, salut ça va? oui et toi? ban ça va! alors si ça va, ça va! Ben oui ça va, okay c'est cool. Les dAHUs sont en méga forme, les vannes pourraves succèdent aux calembours à baldeux, le meilleur des mondes s'est donné rendez-vous au Rupt'stick (vous avez vu hein, j'ai pas dit "la bite"!) ce vendredi soir (non je l'ai pas dit).
Et ça commence avec Los Space Pinguins.

fly dahu dans les vosgesLos Space Pinguins. Marrant ça, les spécialités régionales. En Bretagne c'est plutôt gueulante et déluge sonique, et dans l'Est c'est plutôt streetpunk, Oi! Les palmipèdes indigènes ne font pas exception, mais, si sur disque c'est punk oi! speed, en live ça sonne carrément garage. Enfin moi j'trouve. Maintenant, les goûts et les couleurs... n'empêche, qu'ils sont fortement sympathiques, et pour des pingouins, ils ont bien chauffé l'ambiance ! Le public, excellent, leur est totalement acquis... enfin, à moins que ce ne soit l'inverse. Car au bout de quelques minutes, c'est l'attentat saucier ; le gratteux créteux se mange un tir de ketchup capillo-destructeur transformant ses fière chevelure hérissée en plat de spaghettis bolognèse. Impassible, ce dernier continuera à mouliner comme si de rien n'était. Le pingouin n'était pas manchot. Le bassiste over dosé du veuch, quant à lui, assure le show et organise un petit fight de public (ça doit porter un nom ça, dans le hxc) sur leur morceau fétiche "God save the couenne". Rien à redire, juste une vidéo à mater.




tof lo dahudAHUgAROU. Je ne pense pas qu'il soit d'une nécessité absolue d'en faire la présentation en ce lieu. Juste rappeler qu'il s'agit du meilleur groupe de derrick'n roll toulousain de tous les temps (c'est scientifiquement prouvé). Ce soir les dAHUs entrent en scène sur l'air de l'assassin habite au 21 (c'est subliminal, c'est pour faire vendre leur album "la sacem habite au 21") (ça aussi c'est scientifiquement prouvé, ça a été testé dans les lycées et casernes et résultat ; ça marche... ou pas à l'école, ça marche... ou pas à l'armée) (heumm..), l'air qui fait "quand il fut sur son trohoone la haut la haut", et là pof, déguisés en pandore, ils investissent le bar et font un tabac. Un petit speech avec l'accent moustachu et hop, ça enquille sur "boire à la bouteille". Le concert se déroule dahuesquement bien, les bon mots vaseux fusent dans les interludes, le set est apprécié, nickel. On a même droit à un nouveau morceau "les mauvais garçons", un dropkick-like de toute beauté, avec Claire au biniou des landes. Un futur standard ça madame, comme "espagnolo facilo lololo lolo". Quelques reprises bien senties pendant lesquelles Benoît, déchaîné, aura eu la peau de la grosse caisse ; à la chaleur des missiles, le poney mort mène une existence saine. Public en délire et fin de partie, la conquête du pays vosgien a débuté sous les meilleures auspices.






Fin de partie, certes, mais pas fin de soirée. Batbat (le chanteur des Diego Pallavas, maître d'oeuvre du week-end "dahu dans les vosges"), c'est un peu comme un Guy Beart punk. Le gars, tu lui files une guitare et t'as un moniteur de colo shouté à la tourtel, de la zique jusqu'au bout de la nuit. Sauf que bon, là la tourtel, ils avaient oublié de retiré l'alcool, mais on s'en fout on dort sur place.


(a suivre...)



PS:
- les vidéos des space pinguins
- les vidéos des DAHUgAROU
- les Tofs de la soirée
- Un compte-rendu par Topine dAHU.

mardi 3 avril 2007

La Fraction, aux Tanneries, Dijon, 17 mars 2007



De la soirée du 17 mars aux Tanneries, il ne reste plus qu'à parler de La Fraction. La Fraction avec la très hypnotique Magali. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais c'était quand même une sacrée affiche côté gonzesse du milieu. Parce que bon, la "scène", ça se pose un peu là côté représentation féminine. D'un point de vue statistique on doit bien cotoyer les dockers, les supporters de foot et l'industrie automobile. Alors quand on a trois égéries punkes et une star montante dans la même soirée, on nage carrément dans l'exceptionnel. La Fraction, donc. On a affaire à un groupe unique ; une zique péchue, carrée, mélodique mais pas sucrée, ça dépote, ça va direct à l'essentiel, et dès que les première note du morceau sortent des bafles, Magali écarquille les yeux, centralise tous les regards, puis sa voix pareille à nulle autre libère du public une énergie et une rage qu'aucun autre groupe n'obtiendra jamais. Les paroles, un brin lyrique poétique, sachant être fluides sachant être abruptes, avec ce qu'il faut de thématiques intemporelles et primales, vengeance, amour, rebellion, désobeissance, nous remuent les tripes et catalysent la communion. On en sort comme sur un nuage, comme si on avait vécu un instant magique, hors du temps.


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Et pendant le concert, Kaosyouki, qui écoutait la retransmission sur le net et tapait la discu sur le tchat, me refilais la recette de la choucroute aux fayots.  Plat slovène qu'il avait cuisiné lors d'une soirée aux Tannerie pour La Fraction, justement.

<kaosyouki> tu diras a magali que je lui referai de la choucroute aux fayots
<kaosyouki> la derniere fois c'est moi et ma copine qui leur avons fait :)
<abFab> de la choucroute aux fayots ??
<kaosyouki> avec des oignons et des patates
<kaosyouki> c'est une specialite slovene
<kaosyouki> ca s'appelle jota (pron. yota)
<kaosyouki> et du cumin et du paprika aussi
<kaosyouki> c'est super bon
<kaosyouki> :))

Il a prétendu que c'était la faute à Magali. Elle en aurait causé pendant le concert. Ah ah...
Il avait raison.
La preuve par le son.



<kaosyouki> je peux te filer la recette par MP sur dynamite si tu veux
<kaosyouki> la recette EXACTE ;)
<abFab> ca marche !
<kaosyouki> ok
<kaosyouki> demain sur dynamite

Et quitte à essaimer la bonne parole culinaire (nan c'est pas sexuel) autant le faire en public, la recette est donc illico presto publiée sur le forum Dynamite.
Et pour la peine, ben on va s'écouter un autre extrait du concert, "Eddy was an anarchist" ("Eddy Mitcheeeel bien sûr!")... ça n'a rien à voir avec la choucroute (slovène), mais c'est un de mes morceaux préférés du dernier album. Enjoyez les noneils, les noreilles les papilles et le mamilles !



vendredi 30 mars 2007

Cartouche aux Tanneries de Dijon, le 17 mars 2007

Pinaise, on peut pas dire que je stakhanovise de la chronique. Voici donc la deuxième livraison concernant le concert du 17 mars (même pas deux semaines de retard, vous plaignez pas).  Le premier groupe de la soirée c'était Cartouche, le all star band de l'anarground underpunk avec Nico Ya Basta à la moissonneuse, Raymonde sans ses blancs becs ni son boys band mais avec sa basse amarrée, Alex Mascachize et Kastorama à la mandoline, et la bondissante Géraldine Kochize au chant-guitare-interlude-dédicace-baskets jaunes. Ils sont parfois zarbi ces reustas, les voilà qui débarquent sur le net avec un blog sans pub (faut dire que le skyblog du début ça la foutait mal), et qu'en énorme ils linkent vers une stupidpage chez rupert murdoch... comme quoi le militantisme old school a parfois de sacrées difficultés à franchir les barrière de la virtualité. On sait très bien que c'est "que" de l'internet et qu'ils en ont rien à battre, mais parfois on aimerait bien que la crème des militants ne fasse pas le jeu de l'adversaire (si le net c'est virtuel, la propagande extrémiste et le compte en banque de murdoch sont bien réels eux...). Enfin bref.
Cela n'enlève rien à la prestation du groupe, et c'est un plaisir que de voir cette enragée de Géraldine balancer des textes poético-militants sur un rock punk mélodique et dense. C'est pas violent, ça se déguste comme du sirop de rock'n roll, ça fout la pèche, que demander de plus? Des photos? Ok. C'est ici. Comme pour Mon Dragon, j'étais derrière la scène, donc bon, c'est pas terrible terrible (sauf si on aime bien les yeux rouges).
Quoi d'autre? Une vidéo? Vendu. Pour le titre, j'ai mis "entre elle et lui", mais ça aurait pu être "entre lui et moi", ou autre chose, ou l'inverse. J'ai fait ça à l'oreille et j'ai la compréhension fort difficile, soyez donc indulgent (ou crevez). Mais pour l'instant enjoyez dans les yeux.


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mercredi 21 mars 2007

Mon Dragon aux Tanneries de Dijon, le 17 mars 2007



Plutôt que d'attendre un hypothétique (mais sublime) (mais hypothétique) compte-rendu, qui, à l'instar du TLPII et de la soirée du Mondo Bizarro, ne viendra probablement jamais, faute d'une extension rapide du volume d'heures quotidiennes disponibles à un être normalement constitué qui a besoin d'un temps de sommeil relativement conséquent pour ne pas zombifier devant ses collègues pendant les heures d'ouverture du magasin, autant diffuser de suite les illustrations de ce futur mais néanmoins fort improbable billet consacré à cette soirée. Qui n'en fût pas moins mémorable puisque les Mon Dragon en ont profité pour fêter la sortie de leur album et leur entrée dans la légende.

La gallerie de photos est accessible en cliquant sur la miniature au-dessus, et au dessous, c'est "Le corps d'Ama" ("maintenant que t'es morte tu fais la une des faits divers partout/ Ya même pas de nom tout le monde s'en fout / maintenant que t'es morte on verra qui c'est qui viendra te chercher dans ton trou/ le corps d'une pute tout l'monde s'en fout")


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mercredi 7 mars 2007

Un dimanche soir à Konstroy (Fuck Myspace, la suite)


Comme annoncé dans le post précédent, dimanche souer (enfin à 18h quoi) j'étais intra-muros dans les locaux de la mythique émission de musette solognote Konstroy. Mappy est au choix : trop fort ou un gros bâtard de sa race. Le parking indiqué sur l'avenue de Flandre n'existe que dans sa base de donnée perrave ou alors c'était le parking du franprix qui n'est PAS ouvert le dimanche sa mère.
Mais comme je suis un peu un dieu de la voiture, je n'ai éprouvé aucune difficulté à me faufiler dans les méandres parisiens tel une anguille sous sa roche, me jouant des feux rouges et des embouteillages avec grâce, subtilité et enthousiasme.

(je vous ai déjà dit que je haïssais Paris?)

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jeudi 14 décembre 2006

Les 10 ans de M26.7 : Les bécasses, Chépa, Brigitte Bop, et (presque) M26.7


Fontaine c'est un patelin de la banlieue de Cambrai. Le grand ch'nord quoi, le genre d'endroit où tu t'attends à trouver des ours polaire au coin de la rue mais en fait non. Ils doivent pas aimer la bière (pas comme Fabien Betiz qui en tenait une bonne à la fin des hostilités :o)). "Sur la place de la mairie hi heu, qu'on a changé en maternelle"... ya effectivement plein de gosses qu'on retrouvera en partie aux concerts, c'était assez marquant la jeunesse du public d'ailleurs. Ya de la relève, ça fait plaiz. Je demande mon chemin ("oh zyva, c'est où kilé le cerkon keupon de soir-ce? - c'est juste là m'sieur") et je trouve la salle des fêtes (c'est une belle victoire) (ah ah). J'y trouve Nico et Fabien Betiz, Seb VS qui se lance dans le documentaire animalier, venu filmer les Bécasses... et les Brigitte Bop en train (tchou tchou) de jouer à la pétanque. Alors là il me faut faire une digression des plus pertinentes quant à la pratique bopesque (et scandaleuse) de ce merveilleux sport (car c'en est un) (oui madame). La pétanque se joue soit en tête-à-tête (3 boules chacun), soit en doublette (3 boules chacun), soit en triplette (2 boules chacun), soit au bistrot (ricard pour tout le monde). Les BB joue en doublette avec 2 boules chacun (!!!) (oui vous avez bien lu, je vous l'avais  bien dit, c'est bien scandaleux, c'est du n'importe quoi, c'est immoral, et en plus ils font ça en public, ya peut-être des mineurs qui les regardent -ils sont pas tous dans les terrils) (je vais me plaindre à la ffpjp).
Une fois remis de ce choc émotionnel (en doublette avec deux boules dans les mains, nan mais ho !) (*), je dégaine mon engin. (**). Un apneu qui non seulement prend des photos mais aussi filme. Bon là il fait noir, alors ça donne rien du tout, mais déjà, dans cet embryon de cyber pelloche que j'ai vite balancé à la corbeille on devine qu'il ya un grand cinéaste qui sommeille en moi. Profondément. Mais rassurez-vous, amateurs d'images qui sautent, de plans flous, de contre-jour pupillicides, et de traveling nauséeux, je n'attendrai pas le réveil du godard intérieur pour vous faire part de quelques bribes de rushes en ce lieu. Zavez qu'à aller directos à la fin de l'article, si tout s'est bien passé doit y'avoir de la ouidéo. Quant aux photos, car oui puisque l'appareil prend aussi des photos, j'en ai. Je les ai cyber-fourrées dans un lieu approprié déjà cité dans une précédente chronique. Ouala. Et oui, bien que Cambrai ne soit pas exactement en position de force pour revendiquer un rattachement provençal, les locaux de l'étape, j'ai nommé les M26.7 sont venus jouer les arlésiennes de mon photoblog et de mes clips vidéos. J'avions pas calculé à quel point ça pouvait bouffer de l'électron un appareil photo. C'est pas que je vous fasse le coup de la panne. Mais si.

Les Bécasses. C'est pas tout ça, mais ya les Bécasses qui commencent. C'est gentil, ça bouge pas beaucoup, c'est pas très causant, c'est de la pop.

Chépa? Là, avec Chépa?,  on change un tantinet de registre. J'avoue que leur punk hardcore un poil métal, bien gueulé, bien foutu, bien bourrin mais pas monotone, m'a carrément scotché. En regrettant toutefois que le chanteur, un grand et gros nounours tout rébou, soit tout mou sur scène, parce qu'avec un kangourou ce groupe serait une tuerie. Après faut bémoler dans les chaumières ; leur album "à l'arrache" contient, outre des morceaux tout à fait honorablement enragés voire un brin noirs et désespérés, une reprise des plus enthousiaste de "Salope va laver ton cul", qui ne manquera pas de laisser perplexe même les moins grognons d'entre nous. J'ignorais l'existence de cette reprise lorsque j'étais à Fontaine, mais a posteriori  je comprends mieux la remarque de Bastos qui parlait de "la reprise de Chepa d'un goût douteux". Bref...

Brigitte Bop. C'était pas la plus grande forme pour les BB, de l'aveu même des membres du groupes. Moi perso j'ai pas bien fait gaffe, je cramais mes dernières ressources électriques canardant et pellochant à tout va. Cela dit, c'est vrai qu'on les a connu un peu plus péchus les orléannais. Mais faut pas exagérer c'était pas prozac show non plus ! Un concert des BB, ça reste quand même une grosse claque. Beaucoup de titres du prochain album (qui doit commencer à prendre forme maintenant)... mais je dois avouer qu'un peu plus de bons vieux tubes ne ferait pas de mal à mes oreilles. Ah oui.. à la fin ils font "Moi demain", mais qu'est-ce que c'est que ce yahourt?? Si un jour Bastos, tu passes par ici, ce serait cool de me dire ce que tu chantes sur ce foutu morceau !!




M26.7
. C'est les héros de la soirée, ils jouent à la maison, c'est le délire. Grosse soirée karaoké, scène envahie sur la reprise des Béru. J'ai plus de pile. Je pleure.


Et maintenant, les ouidéos... le player est toujours le même.. mais multiple; normalement quand vous cliquer sur le bouton en bas à gauche du player vous pouvez choisir le morceaux à écouter. Y'en a trois, un de chaque groupes sauf M26.7 (sans déconnnnner..).



(*) vous aurez noté que je n'ai fait absolument AUCUN jeux de mots vulgaire, pas une seule connotation d'ordre pornographique. Si ça c'est pas le triomphe de la volonté...
(**) ah oui mais là on cause plus de pétanque.

jeudi 27 juillet 2006

[Compte-rendu] Cambrai le 8 jullet 2006 : The Raspoutine, Bloom, M26.7, Les Vieilles Salopes

C'est quand même sur le tard, mec, que je me suis décidé de décoller vers le grand nord hexagonal. Certes Fabien et Nico m'avaient prévenus longtemps à l'avance, mais moi et la planification on n'a jamais réussi a bien homogénéiser nos particules. Ca me tentait bien une virée septentrionale, pour plusieurs raisons. D'une part pour pouvoir mettre une tête sur la fine équipe du Betizfest qui organisait cette soirée. On avait déjà fait une retransmission de ouf du Betizfest justement, deux mois plus tôt, mais sans se croiser, vu que nous on relayait le concert sur la webradio Propagande depuis Lyon, et eux inséraient nos commentaires en direct sur le lieu du festival. Ca à l'air un peu compliqué dit comme ça, mais en vrai ça l'était encore plus. C'est un peu comme le Viêt-nam (et les balises <a href="">), ça crée des liens. Et d'autre part j'ai eu ouï-dire qu'une association de vieilles salopes serait en voie de dissolution pour cause de québécquisation de certains membres, et que moi, côté live et retransmission de concert du groupe, c'est la misère totale. Il serait parfaitement déplorable que la Cellule Combattante Marie-Pierre Planchon, fier organe central de retransmission live de la Webradio propagande, n'ait point à son tableau de chasse Les Vieilles Salopes, groupe phare d'Alexandrie de la région parisienne qui aura marqué d'une empreinte indélébile le début début des années 2000. Bref, les Vieilles Salopes c'est pas de la merde, je les avais encore jamais retransmis et ça me faisait chier grave.

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