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samedi 12 juillet 2008

[Extraits] No free lunch sur le Web 2.0! Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques

Une analyse fort instructive a été publiée par nos amis de l'UCL (oh ça va) : "Cet article vise à décomposer les principaux mécanismes économiques sur lesquels s’appuie le développement des réseaux sociaux et des sites contributifs du Web 2.0. La gratuité d’usage, érigée en norme sur Internet, nous y apparaîtra comme la composante partielle d’un système de tarification plus large".

On y apprendra ce que sont les biens de consommation "non-rivale" et "non-excluable", les "marchés mutlifaces", etc.. La première partie du document sur l'analyse de l'existant est vraiment passionnante. La seconde partie sur les problèmes moraux, éthiques, de droits d'auteurs, de propriété intellectuelle et compagnie est moins intéressante, en ce qui me concerne.

Voici quelques extraits qui mettent les choses au clair concernant une certaine population particulièrement stigmatisée (à juste titre, oh combien) sur ce blog.

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jeudi 10 avril 2008

Cher France Inter (au sujet des publireportages sur myfesses)

Lundi dernier, en allant au taf (j'étais un peu à la bourre, faut quand même bien l'avouer), je suis tombé sur le "feuilleton" (enfin, c'est plutôt le feuilleton qui m'est tombé dessus, et ça réveille!), chronique quotidienne de l'émission Esprit critique (sur France Inter, donc). Pour faire simple, voilà les cinquante premières secondes de l'agression auditive dont je fus la victime..


5 citation de "MySpace" en moins de cinquante secondes, si c'est pas de la lobotomie !

Evidemment j'ai pris ma plus belle plume et je l'ai trempée dans le formulaire de contact mis à la disposition des auditeurs de l'émission.
"Cher France Inter,


Les deux publireportages que vous avez diffusé ce matin et hier, aux alentours de 9h30, concernant le réseau social MySpace.com sont inadmissibles.
"MySpace.com" est la marque de réseau social de News Corp, c''est à dire de l''empire Murdoch, et les cinq minutes de publicité gracieusement offertes à cette entreprise par le service public sous couvert de chronique "feuilleton" sont tout simplement scandaleuses.
En deux émissions vous avez trouvé le moyens de prononcer le nom de la marque à moultes et moultes reprises, mais du propriétaire de "l''outil", pas un mot. Pas un mot non plus sur le prix à payer pour avoir une page sur MySpace.com ; de larges bannières de publicités sont imposées aux visiteurs qui veulent écouter votre musique. Pas un mot sur le fait que les artistes qui attirent tous ces visiteurs grâce à leur musique et génèrent donc d''importantes rentrées d''argent publicitaire ne touchent, eux, pas un seul centime. Les artistes mettent à la disposition des annonceurs des pages web de grandes qualités grâce à la musique qu''ils y déposent, et en retour ils ne touchent rien. Et l''argent généré par la présence de leurs compositions va dans les caisses de News Corp, c''est à dire de l''empire médiatique le plus réactionnaire qui soit.
Que des artistes acceptent de brader leur oeuvre au profit de News Corp dans le mince espoir de toucher un jour la gloire et la fortune, c''est une chose. Mais que le service public fasse l''apologie d''un tel système, c''est tout simplement révoltant. Non, MySpace.com n''est pas un outil anodin et neutre, c''est une entreprise qui utilise gratuitement les oeuvres d''artistes pour vendre des espaces publicitaires au seul profit de l''empire Murdoch.

Il ya de nombreux artistes qui font découvrir leur musique sur internet sans passer par la société MySpace.com. A vous écouter, on pourrait croire que ce serait la seule solution. Or ce n''est ni la seule, ni la meilleure solution, mais comme c''est la plus connue, elle apparaît comme une évidence (jamais vous n''avez demandé aux artistes pourquoi ils ont choisi MySpace et pas jamendo par exemple, comme si ce choix n''existait tout simplement pas).

Bref ce "feuilleton" n''est, pour le coup, qu''une suite de publireportages dignes d''être recyclés en films d''entreprise ("pourquoi ils utilisent MySpace") mais indigne du service public.


Je suis relativement pas content, comme auditeur.



Cordialement
"


Si je reçois une réponse, hein, comme d'hab, je vous en ferais part...

vendredi 7 mars 2008

GuyMôquet(tm)

J'ai acheté le dernier punk-rawk... ma petite dose d'insipidité périodique, qui me permet de connaître les noms en vogue d'une scène tellement lisse et transparente que pas même un regard n'y accroche. Et oui Punk rawk existe encore ; après Ixo et Cyberpresse, Punk Rawk aura t'il la peau d'Ace of Spade Publishing ?

Quoiqu'il en soit, dans un articulet expéditif on y apprend que KTS vient de sortir un single (enfin, ça doit probablement dater, vu le contexte). Un single à l'ambition ma foi fort sympathique puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de "rendre ses lettres de noblesses" à la lettre de Guy Môquet. Et c'est sûrement très réussi, car KTS est un bon groupe de punk hardcore aux compos plutôt originales et aux textes bien torchés. Je dis "sûrement" car, hélas trois fois hélas, je n'ai pas été en mesure de l'écouter. En effet, comme le précise punk rawk, ce single "est disponible uniquement via le site myspace.com/[...]". Une exclusivité pour le réseau social de Rupert Murdoch, donc. C'est Guy Môquet qui doit bien apprécier le geste à sa juste valeur... Toujours est-il que moi, perso, je suis têtu comme une barrique (comme on dit dans le médoc), et je n'irai pas écouter un morceau hommage à un un jeune résistant communiste fusillé par les nazis sur un site appartenant au réseau MySpace.com(tm).

J'ai soulevé ce problème auprès du groupe. Voici le mail que je leur ai envoyé. Evidemment, si je reçois une réponse, je ne manquerai pas de vous en faire profiter.

Bonjour,

J'ai à ma droite votre album, grâce auquel j'ai appris l'existence de votre site web, et de cette adresse mail. J'ai à ma gauche le dernier punk rawk, grâce auquel j'ai appris l'existence d'un single de votre composition intitulé "Guy Môquet est un punk".

Toujours dans punk rawk, vous déclarez : "Par ce coup de poing artistique, nous rétablissons une certaine réalité et rendons à cet écrit ses lettres de noblesse. Guy Môquet est un punk, un opposant. Celui qui a su dire NON au système. Qu'aurait il fait aujourd'hui?"

Bonne question.

Il semblerait que la réponse que vous donnez soit comprise plus loin dans l'entrefilet, puisque l'on peut y lire : "Diffusé en ligne, le single "Guy Môquet est un PUNK" est disponible uniquement via le site myspace.com/guymoquetestunpunk".

Choisir de ne rendre disponible un titre que sur le réseau social MySpace.com(tm) de News Corp appartenant à Rupert Murdoch est en soi un acte politique assez fort (puisque les autres possibilités ne manquent pas, que ce soit sur votre site web, ou sur les communautés de musique libre comme jamendo, ou les réseaux peer-to-peer, ou...).
Puisque c'est ainsi que vous concevez la résistance au système, on peut aisément en déduire que la réponse à la question "
Celui qui a su dire NON au système. Qu'aurait il fait aujourd'hui?", est, pour vous, du style "Si Guy Môquet était là aujourd'hui, il aurait des baskets Nike(c), un survet adidas(c) et beuglerait sa haine du système dans un rap vengeur diffusé en exclu sur Skyrock".


Sans déconner. Vous pensez réellement ce que vous avez écrit là : "
Par ce coup de poing artistique, nous rétablissons une certaine réalité et rendons à cet écrit ses lettres de noblesse" ?
Vous pensez vraiment rendre justice à une lettre écrite par un résistant communiste qui va être fusillé par les nazis avec une chanson accessible entre deux tartines de pubs pour des assurances et des ads google pour des sites de cul, sur un média appartenant au plus puissant propagandiste des idées réactionnaires que la terre ait jamais porté ?

Vraiment ?

Allez, un peu de bon sens, virez-moi cette pollution (une page myspace qui ferme c'est un site diy qui ouvre) et mettez ce single en véritable libre diffusion, sans obliger qui que ce soit à se farcir des pubs pour la gangrène capitaliste ni alimenter les caisses de la propagande belliciste...

... que je puisse enfin l'écouter ;-)


A+
abFab


PS: Je vais mettre ce mail sur mon blog. A moins que vous ne le souhaitiez pas, votre (éventuelle) réponse y figurera à la suite..

 

samedi 23 février 2008

[Théorème] Bloguer sur MySpace(tm) c'est faire du bénévolat pour la propagande de droite ultra-réactionnaire.

Certes d'un pur point de vue formel, l'énoncé de ce théorème n'est pas très conventionnel. Mais il a l'avantage d'être concis. Démonstration en 3 étapes, et une paire d'illustrations à la fin.

Par définition, le bénévolat est "l'état d'une personne qui exerce une activité sans bénéficier d'une rémunération". Son antonyme est le salariat. Ca tombe bien puisque c'est de cela dont il s'agit.

Préambule. MySpace.com, qui est une marque du groupe News Corp, est ce que l'on appelle un "service de réseau social en ligne". C'est à dire un site de rencontre (la présentation du service ne fait aucun doute là dessus), avec quelques gadgets spécifiques (possibilité de mettre ses mp3, ses vidéos.. pour le reste autant aller sur Meetic, c'est moins hypocrite). Entre le phénomène branchouille des débuts, la possibilité d'exister sur le net alors qu'on ne fait rien et qu'on a rien à dire, et en plus d'être friend avec ses groupes favoris (et aussi la moitié de la terre), tout cela a suscité un engouement fortement catalysé par l'aspect fermé du réseau (l'obligation de s'inscrire pour consulter des blogs, poster des commentaires...), pour au final compter quelques 200 millions de membres.

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samedi 15 décembre 2007

détournement de bédée

En 1994, le génial "Coyote rebelle" (l'organe central de l'internationale mérouiste, ou alors la revue des mérous libres je sais plus, en tous cas il y avait du mérou au programme, ça j'en suis sûr) publiait une planche de gil qui exprimait son ras-le-bol devant l'argumentation agressive des militants radicaux de l'époque. Cette planche à fait l'objet d'un débat sur le fofo dynamite. On le sait, ce sont les "foutez-moi la paix, laissez-moi faire mes conneries tranquilles" qui ont pour l'instant gagné la bataille du nombre. Là je me suis amusé à remettre la planche au goût du jour. Un petit détournement en guise de billet du jour quoi (faut cliquer sur l'image)..

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