LEBOBLOG

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vendredi 18 avril 2008

[Compte-rendu] Les 10 ans des dAHUgAROU - L'Autan (Toulouse), 5 avril 2008

On n'a pas tous les jours dix ans. Arf. Bon. Je m'étais promis de ne pas commencer ce compte-rendu avec cette phrase toute nulle; je tiens jamais mes promesses. Je suis une looze. Un born to looze punker. Poue-pouet. Déjà, à la base, j'avais décidé de ne descendre que pour le week-end. Me fallait juste un billet d'avion aller simple comme bonjour. Ou au revoir, en cette période cela dépend beaucoup de la validité de tes papiers. Chez Air-France sa mère une aller simple c'est 330 euros, soit deux fois plus cher qu'un aller-retour. Si, si, vous pouvez vérifier, chez air-france quand tu divises le nombre de trajets par deux, tu multiplie le prix par quatre. Je ne sais pas si le mec d'Air-France chargé d'établir les tarifs va remporter la médaille de la connerie tant la concurrence est rude, mais pour la médaille Fields, c'est mal barré. Et sur zizijet, c'est un peu moins du vol (dans les deux sens du terme). Autant se taper le trajet en caisse, n'est-il pas? Bon pour un week-end c'est un peu naze je vous l'accorde. Alors autant se prendre une semaine de vacance, descendre hors wikande, et faire le plein à Cahors. ; on y trouve des pompes de facture avenante (et salée aussi) (mais c'est pour la bonne cause). Comme dans le cul de l'abFabia y'a plus de place que dans la soute d'un airbus (je précise à l'attention des conos graveleux que l'abFabia est la voiture officielle du boblog et de la CCMPP) je prends le matos de retransmission, dès fois qu'à l'Autan y'ait de l'internet qui s'enfile. Ce qui s'avérera aussi encombrant qu'inutile, mais quand on va à toulouse, on fait pas les choses à poitiers (cot-cot) (oui, en l'honneur des dAHUs, les "pouet-pouet" seront remplacés par des "cot-cot").
Après 680 bornes d'A20 (voir figure 1) entrecoupées de nationale 20 (voir figure 2), j'arrive en sud-ouestie.


Figure 1


Figure 2


Je ne vous raconterai pas ce que j'ai fait (ce que l'on m'a forcé à faire) le vendredi soir ; ceux qui savent (sont des bâtards) ont un dossier ça comme sur ma gueule. Enfin bref, heureusement qu'à huit heure du mat' les perdreaux sont rentrés au nid ; j'ai pu rejoindre mes pénates sans passer par la case zavezbu/souflezladedans. Cela dit, le samedi j'étais frais comme un gardon moisi et j'ai arrivu pas super en avance à l'Autan. De toutes façons y'avait pas le woufi ni la place de foutre des micro (ou alors dans mon cul mais c'est un peu la merde) (ah oui oh ça va, je vais peut-être pas le laisser ça). Alors je pose mon bordel à côté des amplis, et décide d'aller snober une cousine ariégeoise au second degré (nan j'ai pas dit que les ariégeois comprenait le second degré, je veux juste dire que oh et merde).. Au passage j'en profite pour ignorer Manon et ne pas voir Jul Medef ("mais si il y était cono, tu l'as même filmé !"... ah putain là c'est plus un problème de lunette, c'est ce qu'il y'a entre les branches qu'il faut remplacer !).
Les dAHUs sont chauds (et ils ont grave les miquettes), c'est leur dix ans.
C'est leur soirée.
Tout est réglé comme du papier amuse hic (cot-cot). Brassens'not dead (c'est le nom du sonoman, c'est marqué dans son dos) envoie l'intro. Les répliques cultes des Tontons flingueurs sur la musique de Mon nom est personne.


 

Fin de la séquence, et sur le célébrissime "Happy birthday to you" de Lino Ventura, le drap "dAHUgAROU" somptueusement bordé de léopard (lo dahu a bien kiffé les lopettes) se soulève, les reusta du soir entrent en scène, c'est le délire dans le public. Quatre dAHUs costardcravatés sur chemise blanche, lunettes noires et feutres vissés sur le crâne ; les blues brothers étaient quatre (dont deux en short) et faisaient du punk rock des collines. Et pendant que l'intro balance la St Raoul (le cri qui dessaoule) le groupe s'installe sur scène. Le drap aussi. L'émotion était trop intense, à la Saint Raoul tout le monde s'écroule, le décor avec. Pas grave, on enchaîne, on fait péter la cuve à propergol au chalumeau oxhydrique, burn toulouse burn ! intro garageuse et wack'n woll no limit, la soirée arianniverseraire vient de calciner son pas de tir, le groupe a mis les gaz pour un vol qui n'a rien de stationnaire.
Revisitant dix ans de discographie, le groupe enquille avec une égale jovialité les pièces de musée et les inédits. Filmer le set tourne parfois au véritable calvaire ; pas seulement à cause de la tendinite insidieuse qui se fait menaçante (un punk rock elbow, la classe), mais parce qu'il faut réprimer l'envie de secouer la tête comme un malade et de sauter comme un con kangourou.
Le set se finit sur Feignasse (dont l'intro à base de Oi! Oi! est assez surprenante). Le public en furie réclame Les Poules (bien que de toute évidence il ne les aime pas), il ne les aura pas. A la place il aura du homard. Et des Shériff. Tout de suite après la pub le quart d'heure local, cong.


"A soirée exceptionnelle, mesure exceptionnelle !", annonce Topine. Le taulier à joué le jeu ; histoire de faire encore monter la pression pendant l'interlude, la bière est à 1 euro.
Le temps de transformer un dAHU en crustacé, et c'est une tripotée de stars (bientôt) mortes qui débarque sur la scène. Clau-Claude Françoué, Jacques Dutrong, Didi Criverz, et Renaud Séchian ; le Homard a la grande classe armoricaine ! Et ça démarre en trombe (quoi de plus normal après une rafale de bières en solde que d'avoir un pied dans la trombe) (cot-cot), avec une double reprise légitime des Sheriff. Qu'on se le dise, Homard c'est un concept qui tchue ; un all dead stars cover band punk with living stars guests. Car en plus des quatre vedettes desséchées du début (sous qui se cache un putain de bon groupe qui fout un putain de dawa), qui enquillent les reprises cultissimes (existence saine, ilot amsterdam, on nous cache tout, etc) viendront se joindre des reustas internationales à la gloire incontestée, de Sainte Foy de Peyrolières à Castelginest, de Montastruc la conseillère à Cintegabelle (où leurs noms évoque grandeur et magnificence quand celui de jospin est déjà parti dans les poubelles de l'histoire avec la tournée des éboueurs du 22 avril 2002 au matin). Bub Medef et Manu Asskro viendront faire la fameuse section cuivre sur New Orleans, Claire fera la section biniou sur Spicy McHaggis pendant que Mandy Bowls et Vi(n)ce TLP pousseront (fort) la chansonnette, Paillade ramonera Rockaway Beach et Stoump exécutera un Shériff "de toute bôôté". Putain ils avaient quand même sacrement bien fomenté leur coup, ces enfoirés !
Est-il nécessaire de préciser que tout ceci fut conclu par une exécution publique en règle de gallinacées ? L'Autan le poulailler le plus bruyant de l'Ouest !



La soirée s'est finalement terminée (avec les dAHU quand y'en a plus y'en a encore) avec une tombola ; tous les talons des billets d'entrée dans un chapeau et le tiré au sort se voit roué de coups et crucifié sur l'autel d'odin remettre une intégrale, un t-shirt, une affiche... et les heureux élus c'était que des filles et Stoump (qui est un peu une fille quand même quand il assiste à un concert des dAHU).

Alors que nous dégustions force taboulet, salades de riz, et couquizes mitonnés par Claire (qui joue aussi bien de la batterie -de cuisine- que du biniou des landes), le tout arrosé de vin âprement sélectionnés pour l'occasion sur le critère ultime : la dénomination (en fait je ne me souviens que du "tambouré", mais les autres étaient aussi cocasses), Jean-Louis, de "La cave à Jean-Louis" (le mythique local de répète des dAHUs), le Jean-Louis, donc, est entré dans le bar avec son catalogue manufrance et a tenté de refiler à Benoit des caisses en soldes et en polypololopropylène in-ca-ssa-bles pour y ranger ses fûts (les fûts dans les caisses, jusqu'ici tout va bien). Voyant que sa démarche n'intéressait que moyennement le batteur malgré l'offre pourtant exceptionnelle, notre Jean-Louis tenta de fourguer un lot de 600 médiators à Topine pour un prix tellement dérisoire que moins cher, c'est gratuit. Mais hélas, le régime alimentaire du guitariste étant plutôt tourné vers des choses comestibles, il ne voyait donc pas trop ce qu'il pourrait foutre de deux kilos de plastoc découpé en rondelle ; l'offre pourtant fort alléchante essuya un nouveau refus. Et c'est vers Manu des asskro que le vrp vip se tourna en désespoir de cause, comparant désormais les qualités musicales respectives de la trompette à cinquante euros achetée la semaine dernière et du trombone à coulisse à trois mille euros en mega promo page 172. J'aurais dû enregistrer, je manque cruellement d'a-propos !

Ya pas à dire, c'est quand même la meilleure soirée que j'ai passée depuis belle-lurette ! "On a pas tous les jours dix ans", okay... mais une fois par semestre c'est jouable ? Non ? Alleeeez...


J'y étais j'ai tout vu, j'ai tout filmé (ou presque..)
- Les photos de la soirées
- Les vidéos du set des dAHUgAROU
- Les vidéos de Homard et les Sheriff (part ouane)
- Les vidéos de Homard et les Sheriff (part tou)

samedi 1 décembre 2007

Tout le monde à poêle ! (Never mind ze cuizine)

C'est tout de même scandaleux de n'avoir pas encore réservé (dans une poêle couverte) de billet à ce magnifique, que dis-je ce succulent ouvrage qu'est "Never Mind ze cuizine" aux éditions Popote's not dead. Inutile de vous précipiter à la Rnac ou même chez votre libraire, ya pas de code beurre, c'est pas distribué. Quant à mon dealer adoré (du cul), il l'a pas en stock, et de toutes façons c'est pas exactement le genre de la maison de promouvoir l'alimentation d'origine animale. Car, oui, il faut le savoir, ami végétarien, tu ne trouveras guère ton bonheur dans le fascicule culinaire qui sert de sujet au présent article. Autant en abandonner de suite la lecture, cela ne ferait qu'aggraver l'ulcère qui déjà commence à titiller tes profondeurs stomacales. Les recettes de la cuizine qu'est pas dead ne sont pas végétariennes.

Ce préambule expédié, passons aux choses sérieuses. Tout commence par un avertissement en forme de notice : "Dans ce livre il n'y a pas d'index, il se mange au jour le jour... Il commence le 6 du mois, jour de chance, et se termine le 5 du mois suivant, jour de disette[...]".S'ensuit une préface de Schultz (yes madam, the guitarist chanteur of the mythic parabellum)(*), rapide mais sympathique. Puis, une fois les pré-requis validés ("1.Savoir lire[...]") et la signalétique apprise par coeur (ou pas), vous pouvez vous lancer la grande aventure de la gastronomie punke.

Comme le mentionnait l'avertissement sus-cité, c'est donc une trentaine de recettes allant de l'"Escalope de veau aux asperges" aux "pâtes à l'eau", en passant par le "poulet aux ananas" et le "boudin noir grillé aux pommes", qui vous permettront une dilapidation saine et joyeuse de votre budget, de la saint rémi à la saint peau d'balle. Chaque recette est onctueusement illustrée de subtils (!!) collages de dessins, photos, textes en tous genres dans la bonne vieille tradition webzinesque keuponne (tout en couleur heing, on se fout pas de votre gueule).

Et à titre d'exemple, et parce que sur leboblog on a peur de rien (pas même du feu), la FACPG (Fraction Armée Carte Postale Gourmande) a testé pour vous (enfin, surtout pour sa gueule, mais un peu de démagogie de temps à autre, ça égaye le quotidien).. euh.. laquelle, déjà.. ah ouais.. "Filet de cabillaud flambé au pastis" (que celui qui doute un seul instant que ce choix est le pur fruit du hasard me jette la première pierre) (non tout compte fait, gardez-les).
Bon la recette c'est celle-là (en dessous, là) (clique pour aggrandir).

Bon.. grosso merdo ça donne ça (ah zut j'ai oublié de prévenir ricard qu'ils avaient fait du placement de produit sur mon blog)..

Un peu de zique, en attendant que ça chauffe


Et quand ça flambe, ça fait floutch !

Légende musicale:


C'était super bon, donc c'est un très bon bouquin que je vous recommande chaudement. "Olive au fourneau, Pat au stylo, Pat aux ciseaux".. et pour commander ce précieux ouvrage, téléphonez ici : neverdmindzecuizine_ad_yahoo.fr (ou matez les tables de presse dans tous les bons concerts).

 

(*) Là aussi c'est triste pour les parab, ils avaient un chouette site web.. mais visiblement ils ne sont pas assez impliqués dans le milieu de l'alternatif et doivent se contenter (sauf erreur de ma part) d'un polluspace merdique (tautologie exutoire). Ya vraiment un putain de laisser aller dans le DIY en ce moment, j'exagère pas...

lundi 26 novembre 2007

[VGLP|<<] les résultats du blind test

Une fois n'est pas coutume, il n'y aura pas de podcast de la première partie de l'émission. Je l'avais placée sous le signe de la paresse, il n'y a donc pas d'incompatibilité à ça. La pseudo chronique sur les Bimbo Killer ne faisait que commenter rapidement celle de Pierre Etbunk dans le dernier CQFD. Alors que le camarade du chien rouge déclare "le gang officie dans un style unique : le bloody punk'n'roll", moi j'entre en rupture grave, n'hésitant pas à donner du concept à mon tour en définissant leur zique d'"hemo-punk". Ca veut dire exactement la même chose, mais moi j'y ajoute un calembour minable. et quand on a du vampire dans le folklore, ça compte, les trucs en sus. Bon, je vais pas m'attarder (comme disait Pascal Duquenne dans le huitième jour), je pense que je ferai une chronique sur ce CD d'un genre bien particulier (et super mal foutu, le livret fait plus d'un demi-kilo et mesure 17 centimètres sur 24! c'est n'importe quoi!) d'ici deux ou trois ans, le temps de lire les paroles. Et sinon, je tiens à confirmer que le morceau intitulé "le bayou" (en hommage à françois bayou) (ou pas) est bien à classer dans la catégorie "prise de tronche incoercible", que quand t'écoutes ça le matin dans ta caisse, c'est jusqu'au soir que tu chantonnes "wap wap wap pou pa le bayou". Et franchement, parfois, t'as l'air vraiment con. (bimbo killers, salauds).
Quant à la chronique "anti-myspace", je vais la retoucher et elle viendra inaugurer une série épisodique de billets consacrés à la pseudo-gratuité, la pub, le diy, etc.. histoire de compléter le manifeste et de taper le bout de gras sur le sujet.

Et maintenant, que vais-je faire? Vous donner les résultats du (wap wap wap pou pa le bayou) blind test spécial reprises. Tout cela s'est fort bien déroulé, et je tiens à dire que les concurrent se sont montrés d'un fair-play sans faille (allant jusqu'à s'interdire l'accusation de "magouiiiille" en l'absence de Jul, qui en est le détenteur exclusif des droits) (wap wap wap pou pa le bayou). Quelques titres ont toutefois donné lieu à controverse. Il semble effectivement que Tainted Love fût chanté en premier par Gloria Jones, et non soft-cell. On s'en fout un peu, mais c'est important (même si on s'en fout un peu) que cette vérité historique soit rétablie (même si on s'en fout un peu) (wap wap wap pou pa le bayou). Un autre point d'achoppement eut lieu sur une reprise des Eagles : ce con de winamp (car winamp est un con) n'affichait pas le titre ni l'auteur. Bon, pour le titre ok, mais pour l'auteur de la reprise, dans les tags j'avais DaddyZ. Potatoes soutenait mordicus qu'il s'agit d'un reprise de Nofx (du early one, passque la prod c'est pas exactement ce qu'on est habitué à entendre). Bref, je sais plus trop ce qu'on a décidé (et pourtant c'était moi l'arbitre, mais bon, errare humanus wap wap le bayou).. toujours est-il qu'au final, si j'avais regardé le titre du mp3 au lieu de mater les tags, j'aurais vu qu'il s'agissait tout connement des "me first and the gimme gimmes".

Au final, et comme l'atteste la feuille de match ci-dessous...


...c'est Paria le number ouane (bien qu'il soit arrivé avec une demi-heure de retard!) (bravo l'artiste wap wap wap pou pa le bayou). Suivi de Raf, et de Potatoes. Bravo les gars !




Si tu veux bien pourrir ta journée, clique ci-dessous (et deviens un vrai zombie)...


vendredi 16 novembre 2007

Attentat Sonore au CICP

Après CPPN, c'est au tour du Pélican Frisé de gambader sur scène. Le volatile fait du ska, et comme je ne suis pas particulièrement friand du style, je passe totalement à côté du set (je n'ai ni photo ni vidéo, ce n'est pas un boycott, c'est juste que j'ai pas vu le temps passer). C'est un peu le problème quand on est préposé à la tambouille, même si ça mitonne tranquillement, faut toujours garder un oeil sur le chaudron. Et du local à poubelle, la vue n'est pas spécialement magnifique (sauf quand de charmant spécimen de keuponnes viennent tenter de me convertir au myspecisme, mais c'est hors sujet ici). Local à poubelle dans lequel Bibi Konstroy nous a joué au stakhanov de l'interview pendant les deux heures de direct hertzien dévolues à son émission.
Et parmi ces interviews rondement menées, il ya avait celle du groupe dont au sujet duquel il s'agit (Attentat Sonore, faut suivre), et dont au sujet duquel je vous propose d'écouter ladite interview (dessous, là faut cliquer sur play). Interview qui contient en son milieu un ninédit (dont on saura peut-être le nom, un jour)...





Attentat Sonore porte plutôt bien son nom, car le déluge sonique punk, ça se pose bien là. Et autant au niveau de la zique, que du chant ; deux voix, un chant mixte pour bien nous rouleau compresser.. bref ça dépote sévère. Jugez plutôt (waf) !



-la vidéo sur Youteub-

 

 

On récapitule:

mercredi 14 novembre 2007

Radio Paris ment ! Radio Paris ment ! Radio paris est la voix du gouvernement !

Nan mais sans déconner en ce moment France Inter c'est la fête du slip anti-syndicaliste. Les journaux ne sont rien qu'une succession de micro-trottoirs depuis hier matin !
(et encore ils arrivent à trouver que des mecs dépités, pas un seul pour traiter les grévistes de feignasse et de privilégiés, ya que le gouvernement et leur journaleux gramophones pour balancer ce genre d'imbécilités).

Hier matin, justement, un de ces micro-crotoir foireux : "- et si la grève dure? - ben je ferai comme tout le monde, j'irai voir le médecin". Il est pas beau celui-là ? Les grèviste creusent le trou de la sécu en obligeant les (pas si honêtes) travailleurs à faire des certificats bidons. Clap clap.


Edit (16/11/07) : J'avais même pas fais gaffe que j'avais la bande-son (visuelle) adéquate en stock !

samedi 13 octobre 2007

Science sans conscience vaut mieux que force ni que rage


Fermat


En ce moment je feuillette gaiement le hors-série de "Pour la science" consacré à  Fermat (pas le bahut friqué de toulouse, le gars qui lui a donné son nom). «Pierre "le toulousain" serait le prototype du mathématicien génial, mais dilettante, trop paresseux pour jeter sur le papier les "belles démonstrations" inventées entre deux magistratures de province, se laissant sans doute guider davantage par l'élégance de l'intuition que par la rigueur de la déduction[...]»

Fermat c'est le gars qui a trouvé un des théorèmes référence en matière de casse-couillage à mathématicien (trois siècles pour en venir à bout)... et c'est l'inventeur de l'excuse la plus donbi de toute l'histoire des maths !

"Il est impossible de partager soit un cube en deux cubes, soit un bicarré en deux bicarrés, soit en général une puissance supérieure au carré en deux puissances de même degré ; j'en ai découvert une démonstration merveilleuse que cette marge est trop étroite pour contenir"

M'dame m'dame, j'ai pas fait la démonstration passque y avait pas assez de place !

Il est trop fort.



lundi 1 octobre 2007

Tir de compiles : Vosgian Force / Capitole HardCore 07 / Anti Fichage ADN


Tout d'abord, et dans un souci constant d'une implacable précision, il me faut dire en guise de préambule palpable (oui j'ai été la chercher loin celle là), que seule la première compile est disponible dans les bacs (ou pas d'ailleurs), que la deuxième le sera bientôt et que la troisième est encore à l'état de projet, et que monthou est une charmante petite commune du loir et cher.

Vosgian Force. Je vous en ai causé lors de mon fabuleux compte-rendu de la virée des dAHUs dans les vosges, où alors j'ai bien failli le faire, et de toutes évidences j'aurais eu une excellente idée si je l'avais fait, mais c'était aussi très bien de ne pas le faire, puisque cela me donne l'occasion de vous en causer hic et nunc. Vosgian Force est une délicieuse compilation regroupant le meilleur de la musique ardéchoise dans un somptueux coffret en daim entièrement oeuvré à la main. Ou alors c'est 23 titres de punk des Vosges. (Ou, réponse C, Obiwan Kenobi). Le communiqué annonçant la sortie est sobre et laconique comme savent l'être les communiqués punks : "Viva Vosgie Libre ! C'était ce qu'on pouvait entendre gaiement crié par les copains fortement alcoolisés en ce samedi 22 septembre , jour de la sortie officielle de la compil. Et sans vouloir me la montrer, c'était une putain de soirée bordel ! Une ambiance et un monde jamais vu au Rupt'Stic, c'est encourageant pour la suite !"
Dans la liste on retrouve les incommensurable Diégo Pallavas, et les non moins commensurables Space Pinguins. Et d'ailleurs le titre des Space Pinguins c'est "Les moutons du Larzac". Ca tombe bien, je les ai déjà youteubé (non, ce n'est pas sale).



Capitole Underground 2007.Dix ans après la fabuleuse compile Capitole Hardcore qui regroupait pas moins de 30 groupes toulousaingues (Lég Def, Punish Yourself, Greedy Guts, Fake Hyppi, les Bêtes, les Poils... ), l'anniversaire promet d'être mémorable. 60 groupes sur 3 CDs ! La collaboration Panx / To Looze Punkers s'avère prolifique, c'est du lourd qui s'annonce. La liste des groupes est dores et déjà consultable, l'odre final devrait être aléatoire. Vivement la suite !


Compil contre le fichage ADN. Comme vous pouvez le constater, c'est à l'état de projet, mais l'idée semble excellente à la base... surtout lorsqu'il est précisé "on ne demande pas forcément un texte traitant uniquement du fichage ADN mais au moins quelque chose qui tourne autour de la science au service du contrôle". Et là ya de quoi faire, ADN, RFID, nanotechnologies, (Google ;-))... on a pas fini de rigoler.



mercredi 8 août 2007

Le choix dans l'update


Maintenant que les outils sont (relativement) en place.. yapuka.
J'ai donc.

Sur Youteub, ajout du vidéo-clip live de "Dirua" (l'argent), de nos skacore basques préférés, les Skunk, enregistré au Havana Café de Tolosa. Le skeud "Glitzak/les clès" (leur dernier en date, sorti chez Crash) contient ce petit bonus qu'il serait dommage de ne pas vous faire découvrir. 


-la vidéo sur Youteub-


Avec cet album (Glitzak, donc), il y avait un CD bonus contenant 6 titres live enregistrés eux aussi à Toulouse au Havana Café. 6 bombes. Du concentré énergétique, des morceaux qui montent en puissance et qui explosent en orgasme de décibels, du très bon son pour une très bonne scène. Je vous met "Haizea salgai" ("Le vent à vendre"). Le crescendo de la mort...

Salgai ta erosgai dago dena,
bizirik irauteko beti ordaindu behar
Ez dago ezer dohainik iada,
ez dago ezer.





Sur LePhotoBoblog, je viens de mettre les tofs du Festival de la bière de Dompaire. Ce coup-ci, il manque plus que la (na)chronique...

Vroum

mardi 3 avril 2007

La Fraction, aux Tanneries, Dijon, 17 mars 2007



De la soirée du 17 mars aux Tanneries, il ne reste plus qu'à parler de La Fraction. La Fraction avec la très hypnotique Magali. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais c'était quand même une sacrée affiche côté gonzesse du milieu. Parce que bon, la "scène", ça se pose un peu là côté représentation féminine. D'un point de vue statistique on doit bien cotoyer les dockers, les supporters de foot et l'industrie automobile. Alors quand on a trois égéries punkes et une star montante dans la même soirée, on nage carrément dans l'exceptionnel. La Fraction, donc. On a affaire à un groupe unique ; une zique péchue, carrée, mélodique mais pas sucrée, ça dépote, ça va direct à l'essentiel, et dès que les première note du morceau sortent des bafles, Magali écarquille les yeux, centralise tous les regards, puis sa voix pareille à nulle autre libère du public une énergie et une rage qu'aucun autre groupe n'obtiendra jamais. Les paroles, un brin lyrique poétique, sachant être fluides sachant être abruptes, avec ce qu'il faut de thématiques intemporelles et primales, vengeance, amour, rebellion, désobeissance, nous remuent les tripes et catalysent la communion. On en sort comme sur un nuage, comme si on avait vécu un instant magique, hors du temps.


[insérerez cette vidéo dans votre blog]


Et pendant le concert, Kaosyouki, qui écoutait la retransmission sur le net et tapait la discu sur le tchat, me refilais la recette de la choucroute aux fayots.  Plat slovène qu'il avait cuisiné lors d'une soirée aux Tannerie pour La Fraction, justement.

<kaosyouki> tu diras a magali que je lui referai de la choucroute aux fayots
<kaosyouki> la derniere fois c'est moi et ma copine qui leur avons fait :)
<abFab> de la choucroute aux fayots ??
<kaosyouki> avec des oignons et des patates
<kaosyouki> c'est une specialite slovene
<kaosyouki> ca s'appelle jota (pron. yota)
<kaosyouki> et du cumin et du paprika aussi
<kaosyouki> c'est super bon
<kaosyouki> :))

Il a prétendu que c'était la faute à Magali. Elle en aurait causé pendant le concert. Ah ah...
Il avait raison.
La preuve par le son.



<kaosyouki> je peux te filer la recette par MP sur dynamite si tu veux
<kaosyouki> la recette EXACTE ;)
<abFab> ca marche !
<kaosyouki> ok
<kaosyouki> demain sur dynamite

Et quitte à essaimer la bonne parole culinaire (nan c'est pas sexuel) autant le faire en public, la recette est donc illico presto publiée sur le forum Dynamite.
Et pour la peine, ben on va s'écouter un autre extrait du concert, "Eddy was an anarchist" ("Eddy Mitcheeeel bien sûr!")... ça n'a rien à voir avec la choucroute (slovène), mais c'est un de mes morceaux préférés du dernier album. Enjoyez les noneils, les noreilles les papilles et le mamilles !



mercredi 7 mars 2007

Un dimanche soir à Konstroy (Fuck Myspace, la suite)


Comme annoncé dans le post précédent, dimanche souer (enfin à 18h quoi) j'étais intra-muros dans les locaux de la mythique émission de musette solognote Konstroy. Mappy est au choix : trop fort ou un gros bâtard de sa race. Le parking indiqué sur l'avenue de Flandre n'existe que dans sa base de donnée perrave ou alors c'était le parking du franprix qui n'est PAS ouvert le dimanche sa mère.
Mais comme je suis un peu un dieu de la voiture, je n'ai éprouvé aucune difficulté à me faufiler dans les méandres parisiens tel une anguille sous sa roche, me jouant des feux rouges et des embouteillages avec grâce, subtilité et enthousiasme.

(je vous ai déjà dit que je haïssais Paris?)

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samedi 6 janvier 2007

La solution au grand jeu du Béru méconnu


Certes le suspens que j'avais fort malicieusement instillé dans l'énoncé dudit jeu fût réduit à néant en quelques minutes par une bande de hool's crypto-sarkozystes, mais le propos n'en demeure pas moins intéressant (j'allais écrire passionnant, mais faut pas déconner non plus).
Le "morceau" est bien extrait d'un discours de Miterrand (ami jeune qui a vaguement entendu parler de ce keum, sache qu'il fût le 21ème président de la république, de ta république, qu'il mit fin à ouhlaaa beaucoup d'années de droite au pouvoir et qu'il faisait tellement peur aux bourgeois que Danièle Gilbert pensait que l'armée rouge allait défiler sur les champs élysées) (une sorte de président crypto-communiste, mais alors très très très crypto). On est en octobre 1981 et pendant un an encore il allait faire croire qu'il était de gauche. Le discours vient bien d'un show mexicain, et à en croire Rebecca Manzoni (que j'aime en secret, moins que maja neskovic et mona chollet mais plus que pascale clark qui m'a super déçu) (je suis un grand sentimental), à en croire Rebecca (je peux l'appeler Rebecca, maintenant que je lui ai déclaré ma flamme), donc selon Reb' (ah ben non tout compte fait c'est une autre intervenante qui parle, zut) le discours de mitouze aura été "le grand moment des années Mitterrand" et restera "gravé dans tous les esprits latino-américains". Bref, c'est pas de la merde. Franchement... vous pensez pas que François aurait pu écrire Salut à toi en s'en inspirant ?



Mitterrand source d'inspiration des Béru.. moi l'idée ça me fait marrer... aaah on se fait plaiz comme on peut hein? avec ce temps de merde tout est bon à prendre...

dimanche 17 décembre 2006

Victoryyyy !

Le post précédent m'a remémoré une petite anecdote ma foi fort croustillante dont je ne résiste pas à l'envie de vous narrer. C'était en juillet, et cela se passait, oh coïncidence, à Cambrai. Je vous ai déjà conté cette soirée oh combien mémorable qui, sous le parrainage d'une association de prévention de l'alcool, vit se succéder une demi-huitaine (j'étais parti pour "demi-douzaine" mais en fait ils étaient que quatre alors...) de groupes dont l'abstinence alcoolique n'est pas exactement la caractéristique prédominante.

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jeudi 14 décembre 2006

Les 10 ans de M26.7 : Les bécasses, Chépa, Brigitte Bop, et (presque) M26.7


Fontaine c'est un patelin de la banlieue de Cambrai. Le grand ch'nord quoi, le genre d'endroit où tu t'attends à trouver des ours polaire au coin de la rue mais en fait non. Ils doivent pas aimer la bière (pas comme Fabien Betiz qui en tenait une bonne à la fin des hostilités :o)). "Sur la place de la mairie hi heu, qu'on a changé en maternelle"... ya effectivement plein de gosses qu'on retrouvera en partie aux concerts, c'était assez marquant la jeunesse du public d'ailleurs. Ya de la relève, ça fait plaiz. Je demande mon chemin ("oh zyva, c'est où kilé le cerkon keupon de soir-ce? - c'est juste là m'sieur") et je trouve la salle des fêtes (c'est une belle victoire) (ah ah). J'y trouve Nico et Fabien Betiz, Seb VS qui se lance dans le documentaire animalier, venu filmer les Bécasses... et les Brigitte Bop en train (tchou tchou) de jouer à la pétanque. Alors là il me faut faire une digression des plus pertinentes quant à la pratique bopesque (et scandaleuse) de ce merveilleux sport (car c'en est un) (oui madame). La pétanque se joue soit en tête-à-tête (3 boules chacun), soit en doublette (3 boules chacun), soit en triplette (2 boules chacun), soit au bistrot (ricard pour tout le monde). Les BB joue en doublette avec 2 boules chacun (!!!) (oui vous avez bien lu, je vous l'avais  bien dit, c'est bien scandaleux, c'est du n'importe quoi, c'est immoral, et en plus ils font ça en public, ya peut-être des mineurs qui les regardent -ils sont pas tous dans les terrils) (je vais me plaindre à la ffpjp).
Une fois remis de ce choc émotionnel (en doublette avec deux boules dans les mains, nan mais ho !) (*), je dégaine mon engin. (**). Un apneu qui non seulement prend des photos mais aussi filme. Bon là il fait noir, alors ça donne rien du tout, mais déjà, dans cet embryon de cyber pelloche que j'ai vite balancé à la corbeille on devine qu'il ya un grand cinéaste qui sommeille en moi. Profondément. Mais rassurez-vous, amateurs d'images qui sautent, de plans flous, de contre-jour pupillicides, et de traveling nauséeux, je n'attendrai pas le réveil du godard intérieur pour vous faire part de quelques bribes de rushes en ce lieu. Zavez qu'à aller directos à la fin de l'article, si tout s'est bien passé doit y'avoir de la ouidéo. Quant aux photos, car oui puisque l'appareil prend aussi des photos, j'en ai. Je les ai cyber-fourrées dans un lieu approprié déjà cité dans une précédente chronique. Ouala. Et oui, bien que Cambrai ne soit pas exactement en position de force pour revendiquer un rattachement provençal, les locaux de l'étape, j'ai nommé les M26.7 sont venus jouer les arlésiennes de mon photoblog et de mes clips vidéos. J'avions pas calculé à quel point ça pouvait bouffer de l'électron un appareil photo. C'est pas que je vous fasse le coup de la panne. Mais si.

Les Bécasses. C'est pas tout ça, mais ya les Bécasses qui commencent. C'est gentil, ça bouge pas beaucoup, c'est pas très causant, c'est de la pop.

Chépa? Là, avec Chépa?,  on change un tantinet de registre. J'avoue que leur punk hardcore un poil métal, bien gueulé, bien foutu, bien bourrin mais pas monotone, m'a carrément scotché. En regrettant toutefois que le chanteur, un grand et gros nounours tout rébou, soit tout mou sur scène, parce qu'avec un kangourou ce groupe serait une tuerie. Après faut bémoler dans les chaumières ; leur album "à l'arrache" contient, outre des morceaux tout à fait honorablement enragés voire un brin noirs et désespérés, une reprise des plus enthousiaste de "Salope va laver ton cul", qui ne manquera pas de laisser perplexe même les moins grognons d'entre nous. J'ignorais l'existence de cette reprise lorsque j'étais à Fontaine, mais a posteriori  je comprends mieux la remarque de Bastos qui parlait de "la reprise de Chepa d'un goût douteux". Bref...

Brigitte Bop. C'était pas la plus grande forme pour les BB, de l'aveu même des membres du groupes. Moi perso j'ai pas bien fait gaffe, je cramais mes dernières ressources électriques canardant et pellochant à tout va. Cela dit, c'est vrai qu'on les a connu un peu plus péchus les orléannais. Mais faut pas exagérer c'était pas prozac show non plus ! Un concert des BB, ça reste quand même une grosse claque. Beaucoup de titres du prochain album (qui doit commencer à prendre forme maintenant)... mais je dois avouer qu'un peu plus de bons vieux tubes ne ferait pas de mal à mes oreilles. Ah oui.. à la fin ils font "Moi demain", mais qu'est-ce que c'est que ce yahourt?? Si un jour Bastos, tu passes par ici, ce serait cool de me dire ce que tu chantes sur ce foutu morceau !!




M26.7
. C'est les héros de la soirée, ils jouent à la maison, c'est le délire. Grosse soirée karaoké, scène envahie sur la reprise des Béru. J'ai plus de pile. Je pleure.


Et maintenant, les ouidéos... le player est toujours le même.. mais multiple; normalement quand vous cliquer sur le bouton en bas à gauche du player vous pouvez choisir le morceaux à écouter. Y'en a trois, un de chaque groupes sauf M26.7 (sans déconnnnner..).



(*) vous aurez noté que je n'ai fait absolument AUCUN jeux de mots vulgaire, pas une seule connotation d'ordre pornographique. Si ça c'est pas le triomphe de la volonté...
(**) ah oui mais là on cause plus de pétanque.

lundi 4 décembre 2006

Borat / The host / Casino Royale / Oai Star

Borat. Chroniqu'art a écrit : "Meet Borat Sagdiyev, journaliste kazakhstanais, qui vous présente son patelin où s'ébattent des pécors consanguins, dégénérés et imbibés de liqueur d'urine de jument fermentée. L'ouverture de Borat est une sorte de visite de zoo, où le touriste ahuri découvre les mœurs locales : lâché annuel de Juifs, concours de prostitution, tape sur l'épaule du violeur officiel du village, un mix de Moyen-Age et d'obscurantisme absolu qui serait, à écouter le film, le lot quotidien de ce vaste pays d'Asie centrale." C'est bien vu, c'est tout-à-fait ça. Et d'ajouter "Sûr qu'il se trouvera quelques abrutis pour prendre pour argent comptant cette caricature folklorique[...]". Ouep, présent. Borat, journaliste vedette de la télévision kazakhe (ou kazakhstanaise, démerdez vous), est envoyé aux states pour étudier les moeurs locales. Le principe du film ; tu prends un candide, Borat, donc, et tu le laches aux usa, et là à travers son regard innocent tu dénonces grave les travers des américains. Borat le journaliste kazakh découvre les escalators, boit l'eau des chiottes, apporte son caca à table, se fend la gueule au milieu d'un groupe féministe à l'idée qu'une femme puisse penser, jette de l'argent à des cloportes qu'il s'imagine être des juifs transformés, piège un député en lui offrant du gateau fait avec le lait du sein de sa femme. Ah ah pouet pouet putain ce qu'elle morfle l'amérique. Bah oui je sais, le film a été récompensé au festival grolandais, c'est d'ailleurs pour ça que j'y suis allé en me disant "ça va être de l'humour féroce, laisse tomber ton impression, c'est la bande-annonce qu'est mal foutue..." Ben non. C'est naze. (oui ya trois scènes qui atteignent l'objectif et font marrer, la bagarre cul-nu, le rodéo texan et le co-voiturage avec les étudiants rébous phallocrates) (putain moi je serais les états-unis je crois que je me relèverai pas). C'est tellement subversif envers les stazunis que la Fox, qui distribue le film,  récolte 68 millions de dollars au bout d'une semaine.

The host. La par contre, la subversion est à peine masquée, suinte de partout. Le film vient de Corée, et bien que peu au fait des positionnements geostratégiques locaux, j'ai comme dans l'idée que les américains considère la Corée du Sud comme un territoire colonisé. Machiavélique, inconscient, inhumain, l'Empire en prend pour son grade. Considerez que le monstre est une métaphore de cet empire colonisateur, et la scène finale prend une saveur toute particulière... Quant aux héros, ils sont superbes. Une famille de bras cassés magnifiques (un grand-père gérant d'une boutique de bouffe au bord du fleuve, un père narcoleptique total à l'ouest, une tante tireuse à l'arc trop lente pour être championne, un oncle alcoolo "diplomé chomeur" et irascible) qui vénère la petite Hyun-seo. Qui va se faire rapter par le raptor de service. La famille va partir à sa recherche. Franchement terrible à tous points de vue (ça manque un poil de frisson et ya trop de violons, mais c'est vraiment pour dire du mal), on se marre (au premier et deuxième degré, ya des scènes vraiment tordantes, des repliques qui fusent, un chouette mélange tout ça), on flippe, on cogite... bref, c'est du très bon.

Casino Royale. James utilise un sony erickson(c), tapote sur un sony vaio(c)(p) et porte une montre omega(tm). A part ça, le dernier jambon est parfaitement comestible. Ici on troque le flegme british pour une certaine idée de la classe américaine. "Le monde entier saura que tu es mort en me grattant les couilles". 


"Si on buvait moins d'apéro / On s'rait les rois du rock'n roll !"... Et entre deux séances de cinoche je suis tombé sur "Va à lourdes", le dernier alboum des Oai Star (avec des vrais morceaux de Massilia Sound System dedans). C'est marrant, c'est le ragga-dub de Massilia qui percute un peu tout les styles (de l'électro metal reggae au rock, en passant par le punk ramonesque et le folk), alors au final c'est jamais chiant. La greffe prend pas toujours de manière super convaincante, mais la tchatche qui sert d'élément de base fait passer toutes les potions de manière au moins sympatoche. En revanche, l'objet vendu dans les bacs est un véritable appel au téléchargement ; un pauvre digipack, pas d'artwork, pas de livret.

Allez hop, comme le dit si bien pujadas ; "un morceau d'actualité"....



vendredi 10 novembre 2006

dAHUgAROU en promo chez Ardisson, Fogiel, et Ruquier.

Ou pas.
Par contre à No Control, ça c'est à peu près sûr. Même que c'était avant-hier soir.

fuck a duck and try to fly des dahus Comme quoi tout vient à point à qui n'est pas pressé, l'album des toulousains dAHUgAROU l'est enfin (pressé). Il est tout chaud, peut-être même pas encore sorti du carton à l'heure où j'écris ces lignes, c'est dire si ça va chauffer dans les bacs et si ça va faire un carton !
Heum..
Bon là j'arrête avec les jeux de balles à démos car il s'agit bel et bien là d'un vrai alboum, enregistré en studio, avec du vrai son sur plein de pistes. Au final les punkers asymétriques ont gravé huit jovialités ramono shériffesques sur une galette au titre pirouette, hommage à Clouzot ; "La sacem habite au 21". Film mémorable qui comporte THE séquence d'anthologie dans laquelle un pochtron perché sur son lampadaire braille au pandorre qui passe "j'emmerde les gendaaarmes, la-haut la-haut, j'emmeeerde les gendarmes.. et la maréchausée.. et la maréééchausséee  !"
Et pour la sortie de leur album, la bancale crew était en interview sur FMR, chez nos collègues de No Control. Comme je suis totalement dénué de scrupule, non seulement j'ai enregistré l'interview, mais en plus, je vous la livre ici même. Stoump passe trois ou quatre morceaux de l'album, pratique pour se faire un idée... et en prologue, j'ai inséré la pochtronnade anarchiste extraite du flim. Enjoyez grave dans vos oreilles.


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